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“sweet dreams are made of this ♔ sakura”

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Messages : 165
Date d'inscription : 03/03/2017
Sakura Aoki
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Dim 12 Mar - 15:17Sakura Aoki
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Sakura Jesse Aoki
ft. keith (voltron) • lee hyun jae

Surnoms madame, saku, marty mcfly, terminator, gundam, akira
Métier garagiste
Naissance 4 mai 2008 à sapporo, japon
Situation familiale père célibataire, a deux fils
Enfants stanley wagner (6 ans) et jack aoki (5 mois)
Autres américain d'ascendance japonaise et suédoise, allergique aux arachides et intolérant au lactose, obsédé par les années 70-80-90, se blesse tout le temps, oreilles percées, ancien toxicomane
Back in black
I hit the sack
I've been too long
I'm glad to be back



Sakura sent l'huile pour moteur et le fer des boulons sales. Il a des perçages enfoncés dans le cartilage de ses oreilles, vestiges d'un passé tissé par une délinquance transitoire. Quelques propos injurieux s'échappent de ses lèvres gercées lorsqu'elles ne sont pas occupées par le bout d'une Marlboro. Il est intemporel. Il a les cheveux longs d'un chanteur de rock qui s'ébroue sur la scène, le perfecto en cuir d'une autre époque, les converses usées de 2010 et une haine viscérale pour les pilules alimentaires de cette décennie ; tout le poids d'une vie épineuse sur les épaules alors qu'il a le visage encore lisse.

Il y a de l'amertume dans ses regards, dans sa façon de tapoter sur le cul de ses mégots encore brûlants, dans sa façon de grogner et de sortir quelques insultes à qui veut bien. Douceur inexistante, on s'y frotte comme un rempart corrosif, quelque chose de rêche à la senteur âpre. Il y a toujours eu quelque chose de dangereux dans sa façon d'agir. L'inconscience et l'impétuosité s'insinuent dans chaque parcelle de sa peau, animé par une rage qui le pousse à rougir et élever la voix. Il est de ces gens qui fonctionnent à l'instinct, car après tout, Sakura est quelqu'un d'infiniment sincère. Il a rejeté les convenances sociales et ne sauve plus les apparences, il rit autant qu'il ne fait la moue. Si son corps est une feuille blanche, ses émotions sont un brouillon facile à décrypter, sans artifices.

L'observateur extérieur ne verra pourtant pas plus que sa surface venimeuse. Il a le ton acerbe, mais les mots mal aiguisés. C'est comme une pierre qui ricoche, qu'on rattrape facilement entre ses paumes, on le comparerait à un enfant furieux qui vous les lance avec désespoir, pour se protéger. Il a la gâchette facile lorsqu'il s'agit de sautes humeur, mais ses doigts pianotent avec entrain entre les cassettes de Guns N' Roses et Depeche Mode. Il méprise les écrans holographiques et ces maudites gélules aromatisées tel un vieil aigri, mais affiche des sourires candides quand on lui présente un polaroid. Il a les traits ridés par la colère, mais passe toujours sa main dans la masse épaisse de cheveux de son fils aîné quand celui-ci réclame son attention.

Son entêtement absurde se heurte à l'amour envahissant qu'il a pour son entourage. Il n'a même pas passé la barre de la trentaine qu'il a des inquiétudes de père, à un âge où la plupart termine leurs études. Il disait détester les enfants, il ne lui a suffit que d'un rire de la part de Stanley pour être entièrement dévoué à l'éducation de sa progéniture. Il est insupportable et acariâtre, mais se jetterait d'une falaise pour ceux qui ont réussi à tolérer ce caractère qui brûle à l'acide et déceler ce semblant de bienveillance.

Il peut bien pousser des cris, serrer les poings. Cet homme a les mots durs, mais son cœur en est loin.
Pilule rouge Jadis il avait été un battant. Un guerrier urbain sur son véhicule vermeil, celui qui vrombissait comme une bête en crachant sa fumée grisâtre. À chaque provocation, à chaque altercation, des tranchées écarlates et des cratères bleuâtres se formaient sur sa peau claire puisque les coups fusaient dans tous les sens. Il n'en avait jamais pris soin. Ou peu. Il avait souvent eu des bleus sur le dos, des traces d'aiguilles sur les bras, d'autres fois le visage boursouflé et les jointures contusionnées. Un enfant terrible, autodestructeur. Lorsqu'il s'était enfin arrêté d'envoyer son poing dans la joue de n'importe qui, il avait sans arrêt les ongles de ses mains abîmés et les cuticules arrachées, et peut-être quelques brûlures de soudage sur un coin du bras. Et il devait attendre à chaque fois, que chaque blessure disparaisse, après deux semaines, un mois, trois mois. À subir dans une lente agonie.

Ces plaies sont désormais précaires, presque indolores et rapidement rebouchées. Sakura peut les refermer de lui-même. Il ne lui suffira que de quelques minutes, parfois de secondes s'il ne s'agit que de la coupure nette du couteau aiguisé de la cuisine. Les tissus et les cellules se reforment à une vitesse si inouïe que la perle de sang n'a même pas fini son trajet. Il a réussi à soigner le désert dans sa gorge, qui lui donnait une voix éraillée par des années de tabagisme, il a fait disparaître les ecchymoses et soulagé la peau brûlée, redevenue diaphane. Quelque part sous le coton, des cicatrices sont dessinées sur la chair mais restent des esquisses. Il a pris la rouge et pourtant il n'y a plus de couleurs qui s'écoulent de ses veines. Son corps est aujourd'hui page blanche.
Your head will collapse
But there's nothing in it
And you'll ask yourself
Where is my mind?



C'était comme si toute sa vie, Sakura avait été animé par une rage incisive. Si l'on prenait le temps de s'y attarder, elle avait démarré concrètement dans une station-service dont la climatisation l'avait sauvé des rayons de plomb d'une Californie impitoyable. Il avait seize ans et était seul. Un autre jeune aux cheveux en éventail décolorés par une teinture saumon l'aborda, devinant par sa simple apparence qu'il vadrouillait autant que lui sur l'autoroute. Il se présenta d'un sourire solaire en tant que Joey, désinvolte, borné, imprudent. Sakura crut d'abord à une mauvaise plaisanterie et voulut détourner les talons. Plus tard, il avait la marque rouge des doigts de Joey sur le poignet, tandis qu'il compressait un mouchoir humide contre le nez de ce garçon. Le mouchoir s'imbibait lentement de sang.

Pardon.
Ça va faire quatre fois que tu me demandes pardon.
Tu n'as pas été foutu de me rendre la pareille, maintenant je me sens coupable.
Ben, tu n'étais pas obligé de me frapper.
Tu n'étais pas obligé de me tirer par le poignet.
Tu te barrais comme un malpropre. Et c'était ça ou je tirais sur ton sukajan.
Ce n'est pas qu'un nez cassé que tu aurais récolté. Il grinça entre ses dents, puis haussa un sourcil dubitatif. Attends, tu connais ce terme ?

Joey était un être stupide, trop souriant, trop conciliant, avec ses cheveux roses que Sakura abhorrait. Pourtant celui-ci avait finalement accepté sa compagnie ; il fallait dire que leur rencontre relevait même du miracle, comme un sordide jeu du destin. Joey l'avait souvent comparé à un chat errant. Que lui-même avait été le passant cherchant à recueillir un chaton à moitié mort, qui lui aurait craché dessus mais l'aurait suivi dès qu'il reprenait son chemin sans lui prêter attention.

Joey et Sakura avaient tout vécu ensemble, sur cette route infinie qui se déployait d'ouest en est. La sueur avait ruisselé de leurs tempes lorsqu'ils avaient courbé l'échine dans quelques fermes du Nevada afin de recevoir le gîte, cultivant la terre et pataugeant dans la boue avec l'élevage. Ils avaient longé les montagnes désertes du Grand Bassin en se disant à plusieurs reprises qu'ils allaient mourir, vidant les bouteilles d'eau tiède. Leurs semelles usées avaient abdiqué sous les kilomètres traversés dans les Grandes Plaines constellées de châteaux d'eau et de moulins à vent. Parfois ils faisaient les équilibristes sur les chemins de fer rouillés, sillonnant les petites villes, leur carte froissée dans les mains. Ils avaient chanté du Phil Collins et dormi sous des cieux étoilés, ramassé quelques dollars et des véhicules usés pour rendre le voyage moins pénible, les poussant sur le goudron du Missouri lorsqu'ils tombaient inévitablement en panne.

Joey ne touche pas à ça.
Attends, attends, le moteur est juste un peu poussif. Je suis sûr qu'en jetant un coup d’œil...
BOUGE DE LÀ, JE M'EN CHARGE J'AI DIT.
Si ça explose, je suis plus loin. Là-bas. Très loin. Tu fais attention hm ?
T'es con. Allez, fous le camp.

Leurs chamailleries et rires adolescents avaient résonné dans les paysages pittoresques de l'Illinois. Un soir, tandis que les flammes d'un feu de camp illuminaient leurs visages épuisés, Joey lui posait la question tout en distribuant des pilules tetra que Sakura ne pouvait refuser s'il voulait tenir le rythme. Le pourquoi du comment, ce qu'il faisait à errer sans se soucier du fait d'avoir un lit où dormir ou non, et ce qui le déterminait à faire craquer ses chevilles sur les bornes interminables.

Immédiatement, Sakura s'était fermé et s'était couché sur le flanc, les mains sur ses paupières alourdies. Et alors il se détesta pour cette réaction puérile. Il détestait aussi ses yeux. Ces yeux bleus qui attiraient trop l'attention, qu'il avait fallu qu'il hérite de sa grand-mère, autrefois fillette à la chevelure blonde perdue dans les plaines enneigées de Suède. Il détestait son prénom, la façon dont il avait de réagir comme un animal sauvage mis en cage, sa mine de biche effarouchée qui semblait vouloir déterminer si on lui voulait du mal, sa cruauté, son égocentrisme, son ingratitude, les tessitures de sa voix qui s'élevait toujours, pour rien, pour tout.




Ce n'était pas comme s'il avait eu un passé tragique. Ses parents avaient toujours été en bonne santé, son père avait un métier avantageux qui les promettait à une vie confortable et sa mère était une femme aimante qui l'avait serré contre elle en sanglotant à la maternité. Mais il avait été comme un obus qu'on aurait balloté dans tous les sens au moyen d'évènements qui auraient pu paraître insignifiants pour n'importe qui. Jusqu'à l'explosion. Ces petits évènements qui parfois étaient racontés au détour d'une conversation à la table du restaurant, prenant des airs d'anecdotes sans réelles conséquences.

Ces petits évènements qui étaient devenus des aiguilles qu'il avait gardées sous sa peau.

Sakura ? Mon chéri, mange s'il te plaît, ça va refroidir. Ça fait deux jours que tu n'avales rien.
Non. Je n'ai pas envie, je n'ai pas faim. Laisse-moi tranquille.
Je. Si tu veux... si tu veux, ton père a encore envoyé des cadeaux. Ils sont dans le salon, tu peux les ouvrir tout de suite tu sais.
Non. Va-t-en.

Il avait détesté beaucoup de choses. Il avait détesté l'attention que ses camarades japonais avaient portée à ses yeux, habitués aux prunelles sombres. Il aurait pu apprécier cette fascination ingénue si cela ne lui avait pas fait comprendre très vite qu'il était différent. Son prénom et ses billes bleues devinrent rapidement un prétexte pour des moqueries lorsqu'il commença à déprécier l'intérêt des autres pour sa personne. Il avait détesté son père pour son métier qui l'obligeait à travailler sur les bateaux et être souvent absent, le laissant avec une mère désemparée qui s'efforçait de répondre à ses caprices d'enfant encoléré. Cet enfant qui rechignait, hurlait, brutalisait ses camarades suite à une remarque de trop, s'attirait les foudres des professeurs à l'école puis passait le reste de ses journées prostré dans son lit. Il avait détesté les multiples voyages en avion qui le déchiraient constamment de l'intérieur, entre ces traditions nippones qu'il n'assimilait pas et ses cousins américains qui le brusquaient de questions indélicates.

Il avait détesté leur déménagement définitif dans cette petite ville à l'ouest des States, qui avait bouleversé son univers déjà branlant. Quand ce n'était pas les yeux, c'était ses traits orientaux qui encourageaient des piques plus subtiles, voulues innocentes mais indubitablement mesquines.

Il avait surtout détesté le ventre rond de sa mère, qui dans sa petite tête d'enfant instable, lui avait fait comprendre à quel point il était seul au monde. Il avait détesté ses parents pour avoir compris son isolement et décidé de ne pas répéter les mêmes erreurs, en transférant toute leur attention sur les petites jumelles qui s'installaient doucement dans son microcosme. Idiots. Ou lassés par son comportement maussade, de toute façon, il était suffisamment grand. Il avait refusé de les prendre dans ses bras, et puis s'enfermait dans le garage quand elles pleuraient trop. Parfois, il échappait à ces inepties en allant voir le géant qui jouait de la guitare dans le bar du coin. La vieille jukebox qui résistait au poids des années l'avait initié aux voix puissantes de Freddie Mercury et Brian Johnson qu'il se plaisait à imiter à la quasi-perfection, nourrissant son intérêt pour la culture toute en néons d'un autre temps.

Au fil des années, Sakura poussa comme une mauvaise herbe. Sa mère cherchait dans les albums photos ses sourires, se rappelant de cette floraison de mai où les cerisiers de Sapporo emperlaient les plate-bandes de l'hôpital. Les pétales rosâtres qui noyaient les voitures avaient fait le bonheur de son mari, elle avait quant à elle suivi du regard les bourrasques de coroles qui tourbillonnaient dans la cour, en embrassant la tête de leur nouveau-né.

C'était ce tableau virginal et éphémère qui leur avait inspiré son prénom. Et Sakura fit tout pour s'en détacher, devenant le chiendent s'il n'était pas la fleur.

Mon chéri, tu as vu la boîte posée dans la cuisine ? Ce sont les pilules dont ils parlent énormément ces derniers temps. Je les ai achetées ce matin, je me suis dit qu'il était temps d'essayer. Un léger rire hésitant. Il semblerait que ça guérit certains troubles alimentaires. Et puis c'est sans danger. Tu devrais... Tu devrais en prendre, si tu ne veux pas manger les repas à la maison. Il faut. Il faut que tu restes en forme tu sais.

Qu'importe.

À seize ans, il claquait la porte de sa maison, un sac de sport sur l'épaule et s'évanouissait dans l'horizon embrumé de la Californie. Peut-être un petit peu de fierté, mais surtout beaucoup d'amertume et l'impression accablante d'être indésirable l'avaient poussé à s'échapper. C'était de leur faute, à sa mère et ses attentions mensongères, à son père qui se complaisait dans l'amour matérialiste, à ses petites sœurs trop bruyantes qui lui avaient tout pris.
Oui c'était de leur faute, à sa mère qu'il avait laissée en pleurs sur le pallier, à son père à qui il avait refusé de répondre aux appels lorsqu'il téléphonait depuis son lieu de travail, à ses petites sœurs qui s'étaient accrochées à ses jambes en le regardant avec de la candeur et de l'admiration dans leurs yeux marrons.

C'était de sa faute.

Il n'avait pas voulu admettre cette vérité qui lui était évidente, le pointant du doigt d'un air accusateur. Ses pieds ne s'arrêtèrent pas et il n'eut pas un seul regard en arrière. Si ça n'avait pas été la faute de quelqu'un, il n'aurait même plus pu respirer.




Après plusieurs mois de vagabondage sur les routes des États-Unis en compagnie de Joey, il débarquait à New Haven et rencontrait une fille blonde qui n'avait pas pris la peine de recolorer ses racines brunes. Leur relation n'avait abouti rien, mis à part des liqueurs partagées lors d'une soirée et un réveil pénible dans le même lit. Elle n'avait pas cherché à le retenir, il ne voulait pas la revoir, alors il était parti de la ville ; ce n'était qu'un soir.

À dix-huit ans, il commençait à remplir son casier judiciaire comme il avait rempli son carnet de correspondance à cause de bagarres et d'excès de vitesse sur cette vieille moto qu'il avait remis en état. À dix-neuf, après avoir enfumé toutes les pièces qu'il occupait de volutes de cigarettes, il avait son premier contact avec des amphétamines. À vingt, épaulé par Joey qui n'en pouvait plus de le ramasser au poste de police, il se décidait à passer par la cure de désintoxication. Quelques mois auparavant, il finissait à l'hôpital pour un accident de moto qui aurait pu lui coûter une jambe ; il était passé d'obus fragile à kamikaze, une vraie terreur aux ambitions dévastatrices. Effacer, gommer, raturer et refaire son existence embrasée avait marqué un nouveau tournant, comme s'attaquer à une page vierge.

À vingt et un ans, revenu dans le Connecticut, il apprenait qu'il avait eu un enfant. La mère était cette même fille à la chevelure décolorée dont il avait quitté le lit d'un accord tacite. Quand il la revit, elle avait les cheveux complètement bruns. Il appris qu'elle s'appelait April Wagner, qu'elle avait quatre ans de plus que lui et qu'elle élevait leur fils seule dans un petit appartement. N'importe quelle mère célibataire de cette trempe refuserait sans doute qu'un inconnu, qui n'avait pas été présent pendant les premières années de la vie de l'enfant, essaye de s'incruster dans sa vie.

Sakura avait personnellement les enfants en horreur, mais avait pris la solide résolution de rattraper ses erreurs passées. April avait quant à elle ce besoin d'obtenir des aides financières, qu'importe la source, afin de pouvoir subvenir aux besoins de son petit garçon qui entrait à l'école à la prochaine rentrée. Si le jeune Stanley s'accommoda à la présence de son père à une vitesse inouïe, encore une fois, un compromis fut décidé d'un accord mutuel entre les deux adultes, d'une manière mécanique et sans sentiments. Pourtant quelque chose de plus intime se créa naturellement entre eux, peut-être lorsqu'elle lui prit un jour le casque de son walkman démodé pour mieux écouter les vibrations de guitare électrique qu'elle avait discernées.

Pixies ? Sérieusement ?
Oui. Il souffla, un peu hébété.
Monsieur aurait donc de bons goûts musicaux.

Il céda. Il embrassa pour la première fois le front de son fils qu'il n'avait pas vu naître et accumula les boulots de jour et de nuit, tandis qu'April s'épuisait devant l'écran d'un ordinateur, Stanley sur les genoux. Malgré le rythme exténuant, très vite ces jeunes parents qui s'étaient complus dans les bras de l'autre pour une nuit, prirent des airs de famille. Il y eut des promenades le long du lac, des querelles dont ils finissaient par passer outre par la force de leur engagement, des fous rires incontrôlés lorsque la cuisine était dévastée par les compétences culinaires de Sakura, des chants nostalgiques dans le coin du salon. Et puis voilà qu'elle retombait enceinte de lui.

Jack.
Quoi ? Dis April, tu veux bien arrêter de t'exclamer sans prévenir comme ça ? Ça m'écourte la vie. Enfin tu disais ?
J'ai dit, Jack. Stanley c'était Kubrick, lui on l’appellera Jack, pour Nicholson.
... Je n'avais même pas saisi la référence.
Père indigne.

Ses lèvres tressautèrent pour former un sourire. Étonnamment, Sakura trouvait dans les taquineries d'April une douceur qui édulcorait sa brutalité. Lentement, ils commençaient à tisser un cocon de leurs poignets meurtris par une jeunesse gâchée trop vite.

Sakura marquait au feutre rouge la possible arrivée du petit être sur le calendrier et elle en riait : l'impatience rendait ses gestes fébriles malgré son visage inflexible.




Sakura, c'est Joey. J'ai essayé de t'appeler plusieurs fois, mais tu ne réponds pas. Enfin... C'est normal, tu ne dois pas avoir envie de parler. Écoute. Je m'inquiète pour toi et les petits. Je vais passer ce soir. S'il te plaît, prends soin de toi. À plus tard.




Sakura, il fallait le savoir, ne pleurait jamais. Il suffisait de voir ses états d'âme dans la translucidité de ses yeux ; sa colère, sa détresse, ses peurs et ses joies qui y filtraient comme de l'eau claire. C'est tout naturellement que lorsqu'il se retrouva seul avec ses deux enfants, aucune larme ne fut versée.
Il avait toujours le feu crépitant au fond de son cœur qui asséchait ses chagrins.

Et puis Stanley qui commençait à perdre ses dents de lait, Jack qui souffrait de coliques toutes les nuits et avait souvent faim. La vie avait repris son cours habituel après quelques semaines, aucun n'avait vraiment pris le temps de faire son deuil. Tout allait toujours trop vite, il devait aller au garage, faire tourner la lessive, courir faire quelque courses puisqu'ils manquaient de couches, aider Stanley à faire ses devoirs, penser à appeler le plombier, ne pas oublier d'aller à la fête d'école ce vendredi, économiser pour la visite chez le pédiatre, réfléchir au dîner de ce soir et, ah, bercer Jack toute la nuit puisqu'il n'y avait rien  d'autre à faire quand il poussait des cris.

Non, mais je suis en train de rentrer. J'ai fait des courses et bordel ce que c'est lourd...
Il regarda de chaque côté de la rue avant de traverser.
Je ne veux pas de pilules, plus léger ou pas, je te l'ai déjà dit, j'ai horreur de ça. Ce soir c'est spaghettis bolognaise.
Son œil bleu se perdit un instant sur les aliments qui dépassaient du sac. Peut-être que Stanley voulait manger autre chose, après tout.
La ferme ? Je t'emmerde cordialement. Ça n'explosera pas cette fois, va te faire foutre.
Par réflexe, sa main serra le paquet, cherchant Jack habituellement contre lui, confortablement installé dans son sac kangourou que son père préférait aux poussettes.
Ouais non, j'ai dû laisser le bébé avec Arsen. C'est le type avec les cheveux bleus là, il n'est pas méchant, mais je vais finir par lui interdire d'inculquer de la poésie à Stan.

La seule mention du prénom de son fils lui fit prendre conscience d'un détail important qui le réduisit à un silence effaré. Un éclat de rire amusé au bout du fil.

Putain de merde, j'ai oublié Stan à l'école. OUI ENCORE. TA GUEULE JOEY, JE REVIENS APRÈS, JE TE RAPPELLE. ET ARRÊTE DE GLOUSSER BÊTEMENT LÀ.

Tout allait toujours trop vite.

La rencontre avec le dealer fut ridicule, presque rafraîchissante. Ce fut un matin brumeux, alors qu'il sortait simplement ses poubelles. Mauvaise nuit, réveille-matin démoli, les cheveux passés dans une tornade, les yeux à moitié ouverts, dans son pyjama usé, sans son café ingurgité. Il avait accepté la pilule rouge au bout de quelques secondes afin d'éviter de prendre l'individu par les épaules et lui mettre la tête la première dans la benne à ordures. Et puis, il avait avalé distraitement la gélule avec son café – maudit réflexe acquis pendant sa période de sevrage – et ne se rappela ni de la rencontre ni d'avoir pris la pilule, comme un rêve oublié au réveil.

Sakura ne se rappelait de toute façon jamais de ses rêves.




Saku ? Hééé Saku ! Stanley le secoua doucement sur l'épaule. Tu t'es encore endormi sans manger !

Sakura se contenta de lâcher un grognement, passant son bras sur ses paupières. L'enfant eut un moment de silence, avant de poser l'assiette tiède sur la table basse et grimper sur le canapé à son tour. Son regard vira un instant vers son petit frère qui était déjà couché dans son couffin, ses poings fermés de chaque côté de la tête. Il poussa un petit soupir résigné, un souffle peut-être un peu trop mature pour son âge et embrassa son père sur la joue. Elle était lisse. Étrange, il aurait juré que ce matin, son rasoir lui avait laissé une coupure visible.

Bonne nuit.
Buongiorno. Je suis le Paprikura qui squatte la shoutbox depuis deux semaines. Hem, cette « chose » a été réadaptée pour le contexte d'HP parce que j'y tenais vraiment beaucoup beaucoup alors faites-lui du mal. Allez, bisous. ♥ Ah, il a un moodboard si vous voulez hihi.

Messages : 88
Date d'inscription : 28/02/2017
Localisation : Canapé
Jung-Myeon Hyeon
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Yeah, félicitations pour ce début de fiche !! coeur

Avec le nom du perso je m'attendais à un pur roulé à la cannelle (comme la personne qui le joue)MAIS PAS DU TOUT quel badass ce Sakura ! Et il a de très bons goûts musicaux rohlala

Le code de la fiche est magnifique aussi. Maintenant j'attends l'histoire avec impatience héhé ♥️
Messages : 4
Date d'inscription : 25/02/2017
Nathan McKenzie
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Dim 12 Mar - 15:42Nathan McKenzie
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cette façon de coder et de graph je la connais très bien (et puis l'avatar qui spotted bien aussi). lazer
bienvenue et bisous. ♥️
Messages : 171
Date d'inscription : 26/02/2017
Indiana A. Jones
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Oh oui la fiche le codage le perso qui respirent la badassitude yess (MÊME TON AVATAR EST ACCORDÉ) notre quota de virilité remonte très fort. ♥️ J'aime déjà tellement Saku ♥️♥️♥️ (j'ai beaucoup ri aux surnoms) Et alskdjfhrgslkg Keith en papa J’ÉTAIS PAS PRÊTE OK ?

OFFICIELLEMENT BIENVENUE ! Courage pour la suite ! kiss
Messages : 182
Date d'inscription : 12/03/2017
Adelbert Zimmermann
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Ton style d'écriture est plein de belles images. ♥ Et ton personnage est tellement tellement precious. Jsp, dans sa violence il y a quelque chose de beau et ça donne envie de le protect.

(et je trouve ça tellement original de faire un garagiste)(puis le codage est si perfff).
Messages : 16
Date d'inscription : 09/03/2017
Mieczyslaw V. Seok
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Vas-y jpleure des larmes. flew C'est grave beau pas comme mon commentaire mais voilà j'aimerais le reste stp et si t'es pas d'accord c'est la même honnêtement. Bisous bisous gossip girl.
Messages : 165
Date d'inscription : 03/03/2017
Sakura Aoki
rouge
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Lun 13 Mar - 19:22Sakura Aoki
rouge
panic panic panic panic panic

♥️♥️♥️♥️♥️♥️♥️♥️♥️

Je meurs d'amour. J'ai voulu attendre de finir ma fiche pour vous répondre, mais je me sens tellement impoli.

Jung » Coucou toi. ♥️ Aaaaw, je sais, il a un prénom très trompeur et c'est justement pour ça que je l'ai choisi ! (Mais il le vit très mal.) (J'adore ça.) (Je suis une horrible personne.) Mais ça me fait tellement rire que vous dites qu'il est badass, il est vraiment loin de l'être. Enfin. Je suppose que ça se verra mieux dans son histoire ou sa RS je ne sais pas ?? En tout cas merci pour tes compliments, ça m'a fait vraiment plaisir. ;; ♥️ (ET ANNÉES 80 FTW.)

Nathan » OOOOH. play Je suis tellement spotted quand je suis un voltron trash, je ne peux fuir ptdr. Je suis content de te croiser ici bb et merciii ! Bisous. ♥️♥️

Indy » INDIANA MON AMOUR. Je. Badass. Viril. Je crois que je donne trop de faux espoirs avec le caractère en fait, SAKU NE L'EST PAS C'EST UN BOULET FINI. Mais je suis grave content si cette chose te plaît déjà hihi. haha (Non mais les surnoms je me suis fait plaisir, la liste est encore longue mais j'ai préféré la raccourcir. ... Je vais la rallonger dans la RS peut-être.) C’ÉTAIT PAS PRÉVU À L'ORIGINE QU'IL SOIT PAPA, mais ça me trottait dans la tête depuis des mois, j'en pouvais plus, je veux jouer un papa avec ses enfants et faire des trucs cute. ;;;;
ET MERCI BB. ♥️♥️♥️ J'essaye de faire l'histoire le plus vite possible !

Sass » Asdfghjkl. Je suis touché si mon style d'écriture te plaît, j'abonde de métaphores inutiles, des fois je me dis que j'en fais trop. flew

... Non mais je sais pas pourquoi, les gens le trouvent toujours precious alors que c'est un boulet fini, grossier et insupportable. S'il vous plaît, tapez-le s'il vous insulte c'est un méchant garçon !!! Merci pour les compliments, vraiment merci. ;; (Et hiii, garagiste, je crois qu'il y en a pas mal ou des dérivés sur ce forum, mais j'ai commencé à m'intéresser aux motos et voitures à cause de ce perso. Le RP nous fait faire des trucs bizarres mdr.)

Mitch » LA SUITE ARRIVE BIENTÔT. Tu es cute pff pff, et même si tu trouves que ton commentaire est pas beau, moi il me fait doki doki dans mon pauvre kokoro. MERCI, DES BISOUS.

Vous êtes vraiment adorables, je vous fais mille bisous. ♥️♥️
Messages : 92
Date d'inscription : 25/02/2017
Ludwig Crawford
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Mar 14 Mar - 14:45Ludwig Crawford
bleu
OMG
O M G
kiss

Cette fiche je l'attendais plus jpp je suis tellement contente tu peux pas savoir, il faut que je me mette en position latérale de sécurité (oui j'ai écrit pls en entier pour toi bbchat)

Je suis même plus surprise par sa qualité (mdr pardon) en fait si jpp de toi et tes persos du démon là btw le lien tiens toujours jtm trop d'amour et je veux pouvoir vite rp avec toi et papy Luddy s'occupera des bouts de chou.

J'ARRIVE EN RETARD COMME TOUJOURS MAIS SACHE QUE JE T'AIME QUAND MEME CA VEUT RIEN DIRE
(adieu et m'en veux pas pour ce message de basse qualité)
Messages : 165
Date d'inscription : 03/03/2017
Sakura Aoki
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Mer 22 Mar - 5:03Sakura Aoki
rouge
Mon petit Ludyyy hiiiii. ♥️ Je suis tellement content que ça te plaise aaaah, il faudra qu'on discute plus sérieusement de notre lien, j'ai tellement hâte que tonton Lud gâte ses petits. ;; VOILÀ JE T'AIME AUSSI HIIIII (et je suis tellement flatté que tu aies écrit pls en entier oh là là).

Enfin. Je réponds aussi pour signaler qu'après presque trois semaines, j'ai enfin fini son histoire. Il est cinq heures du matin, c'est long et pompeux, il y a peut-être des fautes qui se sont glissées, j'espère Arsen que tu sauras me pardonner sob. ... De toute façon, je dois aller la signaler sur l'autre sujet.

Sur ce, je vais me coucher.

zzz
Messages : 171
Date d'inscription : 26/02/2017
Indiana A. Jones
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Trop. de. FEELS. ;w;
C'est tellement imagé, la description du road-trip comme celle de son enfance ou de son quotidien, on s'y croit vraiment. Et toute cette colère qui s'accumule en lui jusqu'au moment où il quitte sa famille ça m'a tuée. Y'a sa vision du monde et celle des autres et c'est pas compatible ET C'EST TROP TRISTE. La fin je m'y attendais un peu mais c'est dur quand même. ;;
BB STANLEY EST ADORABLE. Jack aussi. Eloigne-les d'Arsen ils vont finir par parler en vers eux aussi ♥

Bref j'ai beaucoup aimé et je devais le dire alors voilà ♥ *hugs*
Messages : 234
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Arsen B. Eastwood
bleu
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BIENVENUE SUPER PAPA
Et bien tu nous auras fait attendre, particulièrement moi jpp, le caractère et la façon dont tu en parlais sur la chatbox m’ont rendu encore plus impatiente ((jpp des teasers, vous voulez me faire mourir)) et franchement je ne suis pas déçue, l’attente en valait la peine indy

Déjà, la façon dont tu nous présentes ton personnage est superbe, vraiment. Tu nous fais rêver, tu sollicites tous nos sens pour qu’on puisse en faire s’en faire une représentation 3D, c’est bien écrit, ça nous transporte un peu aussi dans sa tête d’angry dad, j’aime les contrastes entre son amour et ses manières brutes. Y’a de la poésie là dedans, quelque chose de simple qui touche directement au coeur, mais le mieux c’est l’histoire. L’histoire qui raconte une vie de baroudeur, qui esquisse des paysages, donne soif, faim, qui fait rêver aux roadtrips, qui rend les galères attendrissantes. J’ai bien aimé la façon dont tu parles de son enfance, on y retrouve le garçon que tu nous présentes, même petit. Il y a un peu de cruauté dans son histoire, qui le rend lui même cruel finalement, adolescent un peu immature qui ne fait que penser que tout est de la faute des autres jamais de lui. Et finalement quand il finit par se poser à New Haven, le petit monde de bonheur qu’il construit avec son enfant et sa copine, la vie de couple à peine esquissée et sa tragique conclusion. Ça fait à peine mal au cœur, ça fait sourire, ça fait froncer les sourcils, bref tu nous fais vivre son histoire et sa conclusion donne de l’espoir, alors voilà. Qu’est-ce que je peux dire d’autre à part que j’ai adoré?

Bienvenue officiellement B).

Toutes mes félicitations tu rejoins le hall des plus bgs. Tu peux donc aller recenser ton avatar  ICI, ton irl ICI, ton don par là et pourquoi pas créer ta fiche de lien par là. Et le plus important tu peux désormais crâner devant tous les roses non-validés du coin (& leur donner envie de faire leur fiche) et aller RP et faire une demande ici Suffit de commencer un nouveau sujet et de remplir le formulaire.
 DES BISOUS ♥️
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Date d'inscription : 09/03/2017
Katherine Cavalcante
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PUTAIN CES BEBES JE LES AIME D'AMOUR. Ohlalalala, ce petit Stan j'ai envie de le croquer mon Dieu ! Si jamais Kath le voit, ça va trop réveiller en elle ses instincts de Maman Guimauve, c'est pas bon, ohlalalala. smouark
PS : JOEY IS BAE. Je les ship, avec Saku. Je sais, je sais, mais j'y peux rien, ok ? BROMANCE EN FORCE. coeur
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sweet dreams are made of this ♔ sakura
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