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“not so fast! (feat katherine)”

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Ludwig Crawford
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Mer 22 Mar - 2:10Ludwig Crawford
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Not so fast!
feat Katherine, 484 mots.
Dans un bar-club, à une soirée speed dating, fin Mars 2017.
Je crois que je rougis.

Pour tout avouer, cette idée ne vient même pas de moi. Un speed dating. Je ne suis pas si désespéré que ça. (du moins pas à ce point) Et pourquoi ne pas avoir refusé quand Neven et Jung ont organisé ça? Première raison; car je ne suis pas inhumain au point de défaire leurs efforts (aussi futiles soient-ils) à néant. Je sais qu'ils font ça car ils me sont redevables et qu'au fond c'est tous sauf méchant mais à force, ça en devient tout sauf naturel et je ne suis pas celui que j'aimerais être devant mes prétendantes. Toutes de très belles femmes, sans en douter. Il faut dire, ils ont choisi un speed dating de haute société mais dans un tel environnement, j'ai plus l'impression de passer mon temps à déchiffrer l'attitude de la dame qu'autre chose;

Me prend-t-elle pour mon compte en banque ou juste pour les bourses entre mes jambes (excusez mon langage) mais je dois avouer que dans les deux cas, je suis outré. Je devrais leur dire la vérité sur ce genre de réunion tout de même. Ils sont grands, ils comprendront, et au moins ils sortiront une remarque du genre "les femmes elles tiennent qu'à l'argent." (quoique je ne sais pas en fait) Et bien que je n'adhère pas à ce genre de propos machiste, pour le coup, c'est le cas.

Cependant, grand gentleman que je suis, je m'efforce à faire une exception sur chacune des candidates mais aucune n'a jamais vraiment su être à la hauteur. Si une. Mais il s’avérait qu'il s'agissait en fait d'un homme. Pas que j'ai pris la fuite quand je me suis retrouvé, son corps nu devant mes yeux mais...je lui ai suggéré qu'il aurait été préférable de m'avoir prévenu. Et la mine renfrognée, je m'en suis allé. Nuance.

Alors toute la soirée, je me réconforte en verre de bon vin, je souris gentiment comme je sais si bien le faire et par respect j'hésite tout contact visuel avec leur décolleté. Regarder c'est adopter. Et puis rapidement, sans que je m'en rende vraiment compte, j'arrive à la dernière prétendante de la soirée. Je n'ai pris le numéro d'aucune. Je suis fatigué et pour tout avouer, je veux simplement rentrer. Mais par politesse et pour qu'une dame ne se retrouve pas seule en ce dernier quart d'heure, je reste, assis, faisant tourner le vin dans mon verre, l'air pensif, presque fâché. (je ne le suis pas, juste troublé) Et la fatigue me fait oublier ma politesse (quel idiot) je relève à peine les yeux sur la dame (si ce n'est du tout) et je l'accueille tout de même d'un distingué petit:

-"Enchanté, moi c'est Ludwig Crawford. Parlez-moi un peu de vous, ce que vous faites dans la vie, ce que vous aimez..."

Finalement, toujours le même refrain, pour les laisser déblatérer une vie censée m'impressionner. Je suis fatigué.
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Katherine Cavalcante
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LUDWIG & KATHERINE

NOT SO FAST!



Le brouhaha festif. Le tintement d'un verre que l'on cogne contre un autre. Le léger bruissement de la chemise que l'on arrange, du décolleté que l'on élargit, de la cravate qu'on desserre. Les cheveux que l'on recoiffe. La langue sur les lèvres. Le discret regard qui se glisse entre ses seins. J'ai besoin d'une clope.



"Je te demande pardon ?". Kath avait laissé une chance à une de ses serveuses de reformuler sa proposition et de transformer ça en simple malentendu mais la jeune fille ne sembla pas comprendre la manœuvre et reprit "Allez à cette session de speed-dating, ça vous fera du bien pour vous remettre de votre d-". La jeune fille sembla comprendre qu'elle avait fait une connerie mais étrangement, Katherine accepta. Pourquoi ? Elle avait trente-sept ans, elle venait de voir dix-sept ans de mariage passer à la trappe, elle avait besoin de se sentir seule au moins une fois dans sa vie. Mais c'est justement parce qu'elle avait trente-sept ans et que bientôt, les hommes ne la regarderaient plus qu'elle devait encore en profiter. Kath n'était pas du genre à se soucier de l'impact des hommes sur elle. Adolescente, c'était même le cadet de ses soucis d'être entretenue. Encore aujourd'hui, même si Manu est le genre d'homme a surprotéger son ex-femme, elle n'avait besoin de personne.

Cependant, il y avait ce sentiment. Cette envie d'être la première à tourner la page, cette sorte de compétition idiote qui se construit entre les ex', sur le fait de refaire sa vie le premier. Cela faisait des mois que Kath se disait que ce serait Manu le vainqueur. Mais c'est parce qu'elle n'avait jamais envisagé sa propre participation. Elle l'avait observé plusieurs fois, quand elle "passait dans le coin", soit-disant, alors que son pub est à l'autre bout de la ville. Ou quand elle va chercher les enfants mais qu'elle se trompe de jour "C'était ton tour aujourd'hui ? Quelle idiote.". Mais de qui elle se moquait ? Il fallait qu'elle passe à autre chose.

Katherine était une femme séduisante. Et même si, depuis le divorce, elle avait passé le plus clair de son temps en survêtement/débardeur, à fumer et picoler devant son petit téléviseur pourri à mater les anciennes saisons de Desperate Housewives pour admirer les beaux abdos de Mike le plombier, ce soir, elle avait fait un effort. Et quel effort ! Elle avait ressorti sa petite robe de cocktail, noire, décolleté évidemment (il faut bien montrer un peu de marchandise pour les faire rêver), ses petites épaules découvertes (Elle ne comprenait pas pourquoi les hommes aimaient tant d'ailleurs. C'était chiant, puis elle avait froid et franchement, les fétichistes des épaules, à éviter.), ses escarpins de quelques centimètres (Pas plus de dix, soyons raisonnable, Kath n'a plus vingt ans et n'est pas non plus une strip-teaseuse), ses cheveux courts lâchés, soigneusement coiffés ainsi qu'un maquillage léger avec cependant une nuance de rouge assez claquante sur les lèvres, pour attirer le regard. Avant d'entrer, l'italienne ne put s'empêcher de s'en griller une, jetant des regards nerveux par la fenêtre, de l'extérieur, avant de balancer son mégot par terre et l'écraser rapidement.

"Bonsoir, que fait-donc une si délicieuse créature dans ce genre d'endroits ?". Homme. 40 ans, beauf à souhait. Trop d'eau de Cologne, trop de gel, trop de malaise qui s'émanait de cet homme. "Je suis banquier, et célibataire depuis un moment." Homme. 35 ans, putain de puceau. Banquier ? Mon cul, t'es surtout chez ta mère depuis l'an 40 avec une poupée gonflable dans ta chambre d'ado'. "J'aime beaucoup les domaines comme Math et Dessin. Haha, t'as comprit la blague ? Mater des seins ? D'ailleurs ..". Stop. Next. Ciao.

Quand les hommes sont-ils devenus si puérils ? En même temps, à quoi elle s'attendait ? Trouver le mec parfait, pas trop chiant, assez compréhensif vis-à-vis de son âge et de sa situation et de préférence, pas un connard ? Elle rêvait, la petite Kit-Kath. Et elle arriva à la dernière rencontre. Elle prit place silencieusement et à peine eut elle posé son petit cul sur la chaise que le gentil monsieur se mit en lecture automatique. Elle croisa les jambes, son regard se baladant sur le visage de son prétendant. Une petite trentaine, plutôt bel homme, il était fatigué. Au moins, elle n'était pas la seule à enchaîner les coquilles. Elle décida de ne pas le laisser terminer son baratin et le coupa pour faire entendre sa voix grave.

- Et si vous me regardiez dans les yeux pour commencer ? Je sais que c'est dure pour vous, les hommes, de nous regarder dans les yeux mais les vôtres ne sont même pas sur mes seins, donc bon. Vous êtes le dernier, je suis la dernière et j'en ai marre de parler. Donc allez-y, essayer de m'épater un peu, pour voir.

Elle avait fait dans la délicatesse - ou presque - toute la soirée. Là, elle n'en pouvait plus. Il avait l'air d'être un chic type, elle lui laissait une chance. De son côté, elle avait besoin d'un verre. Et d'une clope. De toute urgence.





AVENGEDINCHAINS
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Ludwig Crawford
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Ven 24 Mar - 1:56Ludwig Crawford
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feat Katherine, 404 mots.
Dans un bar-club, à une soirée speed dating, fin Mars 2017.
J'ai été pris par surprise, dans mon propre élément. Je pensais vraiment m'en sortir par l'indifférence mais...Quel sot. Surpris et sans plus d'attente, je la regarde déblatérer tous ses mots, je me surprends à être tout à fait intimidé, comme un enfant grondé par sa propre mère. Il y avait dans ce début de conversation, quelque chose de plutôt humiliant. Elle n'avait pas eu l'attention qu'elle aurait voulu dès le début et j'étais vexé de me faire ainsi agresser, moi qui voulait me reposer. Mais je reste calme, comme j'ai toujours su si bien le faire, habitué aux patients à la paranoïa leur faisant oublier leur bonne manière. Mais je n'en tiens pas compte. Elle a l'air de me laisser une chance, alors pourquoi pas moi? Après tout, j'ai laissé une chance à chacune de ces cruches que j'ai pu rencontré ce soir et la statistique fait que la perle rare peut se trouver en chaque rencontrer, chaque possibilité. Alors moi, j'y crois et je me redresse, pour me présenter à cette dame tout à fait charmante (bien qu'un peu brusque)

Non, non, je ne vais pas en tenir rigueur, j'estime qu'on est quitte. Moi de mon manque d'attention, elle de son caractère brusque. Je m'excuse d'un sourire poli alors que je régule ma voix à un tout doux mais assuré:

"Ludwig Crawford. Médecin généraliste. Pardonnez mon impolitesse, j'avais l'esprit ailleurs, il faut dire que je suis épuisé, j'ai passé une longue journée." Je croise les mains, mes doigts s’entremêlant entre eux alors que je me penche un peu sur elle, me faisant plus imposant, les coudes sur la tête. En réalité, derrière mes lunettes se cachent de petites rougeurs. Je ne suis pas inconnu aux femmes mais ce sont des créatures qui ont toujours su m’impressionner. Il y a en chaque femme cette force qui m'intrigue et me fait peur, mais c'est ça qui les rend souvent si belles. Certains appelleront ça le "sex appeal" mais moi je vais me contenter de voir ça comme une force en elles. "Si vous cherchez un homme qui puisse vous en mettre plein la vue, j'ai bien peur de ne pas être le bon." J'ai l'air désolé mais je ne le suis pas vraiment. Je suis juste gêné. "Mais je pense pouvoir vous offrir une fin de soirée calme et posée....qu'en dites-vous?" Je lui sers un verre de vin. Je veux détendre l'atmosphère, j'ai l'impression d'étouffer.
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Katherine Cavalcante
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Et ce liquide rouge coulait dans un délicieux bruit, remplissant ce verre d'ivresse et de détente. Ce vin d'une si belle couleur, semblable au pourpre qui décorait les joues honteuses du médecin. Il est chou.

Les paupières. Un poil élargies. Il est surpris. S'attendait-il à une autre de ces femmes présentes à cette soirée ? Une croqueuse de diamant superficielle à la recherche du meilleure parti ? Une couguar nymphomane avide d'une queue bien dure à mettre dans la bouche ? Allons. Kath ne vivait pas dans le luxe mais l'argent ne l'avait jamais vraiment intéressé. Elle était trop fière pour s'agripper au compte en banque d'un homme. Quant au sexe, bien qu'elle n'ait pas eut de relations depuis son divorce et au-delà, elle avait assez écarté les jambes durant son adolescence. Elle était adulte, maintenant, et depuis un moment déjà. Elle n'avait plus cette dépendance aux plaisirs charnels. Mais attention ! Le fait qu'elle puisse rester abstinente ne voulait absolument pas dire que le moment venu, elle ne déchirerait pas violemment la chemise de ce petit médecin pour toucher sa peau, lui arracher sa ceinture et … elle s'égare. Oui bon, elle n'était pas parfaite et tous les mannequins aux abdos saillants qui paradaient dans les séries de femmes aux foyers lui montaient quelque peu à la tête. Bref.
 
Elle se reconcentra sur les paroles du jeune homme. Oui, parce qu'il avait l'air jeune pour elle. Il gonfle le torse mais peine à cacher ses rougissements. Un chaton qui fait le tigre. Elle trouvait ça touchant. Elle aimait bien. Manuel n'était pas un homme qu'on pouvait appeler imposant. Il était séduisant, plutôt bien bâtît, dans la norme en soit mais il était aussi doux qu'un agneaux. Et même si ce Ludwig prétendait qu'il n'avait rien d'impressionnant, Kath sentait bien qu'il était différent de son ex-mari.  

Son avertissement la fait sourire. Un sourire doux qui détends ses traits. Elle le regarde droit dans les yeux. Elle glisse ses mains sur le verre qu'il lui tend, le remerciant d'un geste de la tête. Elle ne peut s'empêcher de laisser échapper un rire, un léger rire. Elle ne se moquait pas, non.  

- " Qui a dit que je cherchais un homme de ce genre ? Eh puis, pour un homme qui ne veut pas m'en mettre plein la vue, préciser que vous êtes médecin puis me proposer de passer une fin de soirée avec vous, je trouve ça plutôt culotté. J'aime bien."

Ses yeux gris brillent, toujours fixés aux siens. Elle prends une gorgée de ce vin avant de reposer doucement le verre sur la table. Elle se redresse légèrement puis sent vibrer son portable dans sa pochette. Probablement Manu qui l'informe que Mathéo est rentré ou une connerie de ce genre. "Vas te faire foutre, Manu. Ce soir, c'est ma soirée.". Elle arrange légèrement ses cheveux avant de se racler la gorge.

- " Je ne me suis même pas présentée. Katherine. Katherine Cavalcante. Je gère un petit pub sur la rue des néons. Le "GodFather". C'est moins impressionnant mais ça reste ma petite fierté."

Elle hésite à reprendre une gorgée de vin. "Et s'il le remarque ? Il va croire que je suis une putain d'alcoolo'. Je ne suis pas Brie Vandecamp, moi, putain.". Elle rejoint ses mains, essaie de se détendre, garde toujours son expression calme et ses prunelles vissées à celle du médecin. Et après un temps, elle reprends une gorgée de vin. "Merda."  


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Ludwig Crawford
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Sam 25 Mar - 11:31Ludwig Crawford
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Dans un bar-club, à une soirée speed dating, fin Mars 2017.
Je crois qu'au fond, elle veut me coincer. Une femme dominatrice, toujours en besoin de se sentir supérieure, de trouver la faiblesse de son opposant et de rabaisser. Par pitié qu'elle se calme, je ne suis pas d'humeur casanière (l'ai-je déjà vraiment été?) Une aussi belle femme ça ne va pas à la guerre, la vie est trop courte et sa beauté aussi pour s'adonner à un tel passe-temps. Mais contrairement aux autres, elle n'a pas l'air d'essayer de charmer qui que ce soit. Peut-être que tout vient à elle de son sourire espiègle et son regard animal. Il est vrai que si je me laissais aller à mes instincts, je lui aurais offert un monde plus bestial, elle et moi, vêtu de nos habits charnels. Mais je suis un homme de pensée et si elle m'intéresse, ça serait pour sa pertinence, qui au fond, ne m'a pas vraiment blessé. Amusé, un peu gêné, mais j'ai ri à ses remarques, soyez-en certain.

"Je voulais simplement me présenter. Souvent mon métier est la première chose qu'on me demande, je préfère donc écourter les banalités." Et puis je l'écoute. Elle a l'air à la fois si passionée de l'ennui de sa propre personne. Je souris, je dois avouer, oui je suis attendri. Elle a cette flamme que je n'ai pas, cette fougue que j'ai très peu, et cette tchatche que je m'efforce à admirer sans jalousie. "C'est un métier comme un autre, l'important c'est qu'il vous convient" Je suis à présent plus détendu, mais je le sens, la limite est mince jusqu'à ce que j'en perde mes moyens. Mais je suis un gentleman, j'ai mes réserves et malgré ma timidité envers les femmes, je sais ne pas trop passer pour un débutant (qui plus est, je n'en suis pas un)

Pensif, je me mets à savourer mon vin, une, deux, trois gorgées. Ça fait trop d'un coup. Je le repose, je ne veux pas qu'elle me pense accro. Il faut que je me justifie:

"Le vin est vraiment délicieux, je crois en avoir accidentellement abusé. Heureusement je ne suis pas encore trop amoché...Je resterai correct jusqu'à la fin de ce rendez-vous, je vous le promets."

Même moi je n'ai pas réussi à me persuader. Et puis je crois que j'en suis à mon...trop verre pour continuer de compter. Et je suis à jeun. L'alcool commence à frapper et moi à sombrer, je le sais. Il va falloir que je tienne encore un peu, plus qu'une bonne dizaine de minutes. Et je suis libéré. A moins qu'elle soit intéressée..?

Oh non, non, non, pas de futiles illusions, une dame de cette envergure, et même si mon physique est certainement mon meilleur atout, je n'ai rien d'autre que ma science à déballer. Je suis un homme de pensée et elle une lionne dans cette savane dans laquelle je n'ai définitivement pas ma place.
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Ludwig
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Les vapeurs enivrantes de l'alcool assiègent leurs enveloppes charnelles, détendent leurs muscles, créent cette connexion, cette ambiance détendue et calme. Les pupilles se dilatent. Elle ne voit que lui.

Il est gentil. Elle a toujours préféré les hommes gentils. Kath, elle avait l'air dangereuse, sauvage mais elle avait juste besoin qu'on prenne soin d'elle. Elle était brute parfois, c'était la conséquence d'avoir passé son enfance avec quatre frère, pas forcément délicate comme on le voudrait. Elle ne savait juste pas comment s'exprimer, elle bafouillait, perdait patience, s'énervait, prenait la fuite. Elle est comme ça, Kath. Elle passe son temps à fuir. Fuir les problèmes, son ex, ses enfants, ses problèmes. Pourquoi ? Elle avait peur. Peur de pas savoir comment faire, de ne pas être à la hauteur. Et c'est parce que les gens voient en elle une lionne qu'elle n'ose pas montrer qu'elle n'est qu'un chaton. Mais elle savait faire semblant, elle savait montrer les griffes, montrer la rage, la gonfler sans vraiment qu'elle ne soit simulée simplement pour que personne n'entende ses miaulements de détresse.  

Tic Tac. Le temps passe. Il ne reste plus beaucoup de temps. Il lui parle du vin. Elle l'ennuie ? Elle ne sait pas quoi dire. Parler de son divorce ? Le malaise. Parler de ses enfants ? Le malaise. Parler de Desperate Housewives ? Le gros malaise. Il partait l'alcool. Une. Deux. Trois gorgées ? Il s'explique. Elle trouve ça adorable. La pointe de son pied effleure son genou, elle lui sourit, passe une main légère dans ses cheveux.  

" Pour être franche, ça fait assez longtemps que je n'ai pas eut de rendez-vous avec un homme. Je suis un peu tendue, j'espère que ça ne se voit pas trop ? Vous promettez de rester correct jusqu'à la fin mais je ne pense pas pouvoir en faire autant, malheureusement. "

Elle rit, détourne le regard. Elle serait presque gênée. Elle essayait de ne pas trop faire sa "Kath". Ne pas stresser, ne pas fuir. Elle était en compagnie d'un bel homme, charmant, courtois, elle ne pouvait pas tout foutre en l'air. Elle ne voulais pas que ça se termine  maintenant.  

" Hum … Je suis désolé, je manque un peu de conversation. En général, je suis celle qui écoute les clients éméchés se plaindre de leurs vies sans émettre le moindre jugement. Parlez-moi un peu de vous, comment le séduisant et agréable Docteur Ludwig Crawford a-t-il put atterrir dans ce rassemblement de célibataire ? Vous devez avoir un petit troupeau de fan, à l'hôpital, haha !"

Sa voix est douce, la gorge un peu sèche, elle reprend du vin. Elle a l'impression de beaucoup trop parler mais elle s'en fiche un peu. Elle n'a rien à perdre. Dans dix minutes, il la saluerait courtoisement, se raclera la gorge pour éviter le malaise et s'éclipsera le plus vite possible pour ne plus jamais la rappeler. Mais elle n'avait pas envie. Elle voulait vraiment essayer. Elle voulait vraiment une chance. Elle termine son verre.  

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Lun 27 Mar - 2:07Ludwig Crawford
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feat Katherine, 558 mots.
Dans un bar-club, à une soirée speed dating, fin Mars 2017.
J'ai la vive impression que tout se détend entre nous. Peut-être est-ce l'alcool qui aide mon esprit à se calmer devant une femme si belle et fougueuse. En tous les cas, je l'écoute à la fois attentif et amusé. Amusé de constater que la véritable déflagration qu'elle peut représenter s'est désormais transformée en un feu de cheminée chaleureux et réconfortant auquel je me surprends à aimer m'y réchauffer. (moi et mon cœur)

Non vraiment, je peux le dire, le penser du moins, mais l'alcool m'oblige à le dire tout fort (sacrée boisson quand tu nous tiens):

"Non. C'est parfait. Vous êtes vous-même. Vous êtes adorable." La tête posée sur ma main, je crois ne plus avoir entièrement le contrôle. Ce n'est que quelques secondes plus tard, avec la réalisation que je sentis mes joues rougir furieusement. "Si je puis me permettre bien sûr-"

J'ai honte. Elle va me prendre pour un homme horriblement sale et mauvais alors que mes pensées étaient purement innocents, du moins, pas mal-attentionnées. J'ai envie de m'excuser au moins mille fois mais je le sais, ça ne ferait que m'enfoncer. Je ne veux pas finir ce rendez-vous sur une dispute, un malentendu et encore moins un long silence, ô combien gênant. Alors je tente quelque chose, changer de sujet, j'essaye désespérément de me souvenir de ses questions et je rougis un peu plus. Oh oui, ça venait bien d'engager la question de ma vie amoureuse, du moins de ma popularité. C'est pire que tout, je crois que je veux fuir, loin, très loin, trop loin. C'est vrai, je sais que mon physique est avantageux mais je n'ai aucune tchatche et plus encore; j'ai un blocage avec les femmes. Je suis galant, gentleman mais quand il s'agit d'aller plus loin dans la relation je crois...qu'elles attendent le premier pas. Et moi je fuis, ou en tout cas, je n'ose pas. Elles sont déçues et s'en vont, le cœur las. Je le sais, ça me fait mal à moi aussi, parfois je me dis que la bonne, l'unique est déjà passée devant mes yeux et que je l'ai simplement raté avec ma timidité maladive.

Je m'en veux d'avance. Je ne veux pas qu'elle subisse le même sort. Car je le vois dans ses yeux, dans son langage corporel. Elle est déjà charmée. Je te jure, je te le promets, je fais de mon mieux.

Et puis je la sens éffleurer mon genou. Je frémis à peine. (ne pas paniquer) Je prends enfin une grande inspiration pour pouvoir lui répondre, ne laissant que quelques secondes de battement avant de lui répondre:

-"Pour tout avouer, je travaille seul, j'ai un cabinet. Et je ne pense pas que mon profil psychologique correspondent à toutes ses femmes qui de nos jours sont en quête de relation amoureuse plein de rebondissements. Je suis plus du genre calme, à aimer mon petit quotidien, mais je ne suis pas contre un peu d'amour, je reste humain après tout..." C'est pas la meilleure des réponses, mais ça ira. Je lache un petit rire amusé, pourtant je suis nerveux. "Je sais, c'est moins aguicheur tout à coup mais c'est la vérité...je n'ai jamais été très fougueux. Enfin. Tout dépend des situations." C'en est trop, je le sais, je le sens. Que ce poison qu'est l'alcool se stoppe pour me laisser parler convenablement. "Et vous? Qu'est-ce qu'une femme aussi charmant fait ici?"

Par pitié. Ce soir je ne veux pas échouer.
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Ludwig
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Et les joues des deux adultes ne cessent de brûler dans cette ambiance enfantine. Le regard fuyant, les mains moites, les bégaiements, les rires gênés. Elle rougit.

Katherine avait souvent reçu beaucoup de compliment. "Vous êtes charmante.". "T'es trop bonne.". "Trop sexy, putain !". Les hommes la voyaient comme une sorte d'avion de chasse, une "femme fatale", une dominatrice aux yeux revolver. Mais personne ne la qualifiait jamais d'Adorable Sauf Manu. Et Dieu sait combien de temps s'était écoulé depuis son dernier compliment. Maintenant, les seules choses qu'elle pouvait voir sur le visage de son ex-mari, c'était de la déception. Et ça, ça la rendait malade. Mais ce n'était pas ce qu'elle pouvait lire sur ce nouveau visage. Il était sincère, assez éméché mais sincère. Et elle ne put s'empêcher de détourner le regard, les joues débordant de cette couleur rosé causée par son embarras.

Combien de verres avaient-ils bu en si peu de temps ? La bouteille était déjà vide. Kath dépose son verre vide et ose de nouveau regarder Ludwig dans les yeux, un petit sourire au coin des lèvres.

" Je vous remercie, ça faisait bien longtemps qu'un homme ne m'avait pas complimenté de la sorte. Ou en tous cas, depuis mon divorce .."

Elle tapote nerveusement sur la table. Elle croisait intérieurement les doigts, la fin de sa phrase légèrement décousue par l'appréhension de sa réaction. En général, le mot "Divorce" faisait fuir, rire parfois. C'est peut être pour cette raison qu'elle n'arrivait pas à trouver quelqu'un ? Non, c'était surtout parce qu'elle avait encore du mal à se détacher de son ex. Et cette soirée, c'était sa première véritable tentative. Son premier pas vers la guérison.  

Elle se mets à pouffer de rire, rapprochant sa main de sa bouche comme pour contrôler sa gêne. Mais l'alcool ne l'aidait pas, et elle ne pouvait s'empêcher de rire presque nerveusement. Elle repasse une main dans ses cheveux pour essayer vainement de se recoiffer.

" En général, ça fait fuir les hommes, encore plus quand je dis que j'ai trente sept ans et trois adolescents … Haha. Hum. Si vous voulez fuir en courant, s'il vous plait, notez mon numéro avant, d'accord ?"

Son regard se replonge dans les yeux du docteur, un petit sourire malicieux. La gêne avait laissé sa place à l'audace et elle tentait le tout pour le tout. Il était impossible qu'elle parte de cette soirée avec un échec sur les bras. Un échec en plus. Surtout que le petit Ludy, elle le trouvait à son goût. Et s'il avait besoin d'un peu d'amour, elle serait prête à lui en donner. Elle se racla la gorge et glisse doucement sa main sur la sienne.  

" Ou alors, continuer cette soirée dans un autre endroit ? Enfin .. Juste une promenade ou .. quelque chose comme ça ?"

Un battement de cil rapide. Elle rougit. Elle s'écoute et se rend compte de sa proposition indécente, la rattrape comme elle peut mais ne recule pas pour autant. Elle le regarde droit dans les yeux et ne se décide pas à le lâcher du regard. Ça passe ou ça casse.


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feat Katherine, 553 mots.
Dans un bar-club, à une soirée speed dating, fin Mars 2017.
Je ne sais pas pourquoi, je ne sais plus mais je ris. Elle est adorable, elle est touchante. La lionne s'est transformé en chaton et je crois que je suis sous le charme. Les minutes défilent, c'est vrai, mais je ne fais même plus attention. Il n'y a plus qu'elle et moi. (n o u s)

"Mais non, ne vous inquiétez pas, ça n'a pas d'importance, je suis bien un pauvre homme de 41 ans qui ne s'est jamais marié et qui n'a eu aucun enfant et je ne compte pas fuir comme un voleur. Ce n'est pas mon genre. Et j'ai l'air bien accompagné. Ça serait dommage que tout s'arrête maintenant. Si je puis me permettre bien sûr." J'ai un tact qui moi-même m'étonne. Mais je garde cette douceur et cette réserve qui m'est propre. Heureusement.

L'alcool aide mais après tout, qu'est-ce qu'on en a à faire, qu'est-ce qu'on a à perdre. Ce soir, je me sens un peu fou, mais dans un mauvais sens. Je sens mon coeur palpité, j'ai envie de sortir de mes gongs, lui monter qu'elle mérite mieux que l'attention habituelle que lui donnent tous ses hommes dévergondés car la pauvre; elle a eu l'air de souffrir de l'avidité des hommes. Il est vrai qu'avec un tel sourire, un tel regard, il est dur de ne pas craquer. Mais être muni d'un phallus ne nous donne pas l'excuse d'agresser de si belles créatures.

Oh ça y est, je suis touché, l'alcool m'a cogné et je suis dans ses bras, plus capable de tenir debout. Un instant, je me demande si je vais encore tenir debout et puis je trouve ça absurde, je ne suis pas si saoul que ça. Pas encore. De toute manière, je ne toucherai plus à mon verre, la bouteille étant vide. Et puis le rendez-vous touche à sa fin. Mais je veux le prolonger, et c'est réciproque. Mon cœur loupe un battement. Je me sens tout jeune, comme à un premier rendez-vous. Pourtant les femmes ne me sont pas inconnues. Je souris, je le sens, tendrement, peut-être trop, j'espère qu'elle ne se vexe pas, je ne voudrais pas. Tout est trop beau pour que cette rencontre finisse à l'eau. Alors que déjà les gens se lèvent pour se dire aurevoir, je la regarde et j'ose avec peine serrer sa main dans la sienne, doucement. Je murmure, comme un adolescent ne voulant pas se faire prendre par ses parents:

"Que diriez-vous d'une ballade au parc? J'habite juste à côté, si vous voulez rester prendre un thé." Il n'y a pas de perversité dans mes mots et pourtant c'est tout comme. Je grimace, après tout, je veux qu'elle le comprenne bien, que tout aille dans son sens, qu'elle se sent bien et que moi aussi. Car je veux que cette soirée, soit la meilleure depuis longtemps.
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Katherine Cavalcante
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Katherine
Était-ce l'alcool ou son sourire qui dégageait cette chaleur ? Cette chaleur qui enveloppait son cœur avec cette sécurité, cet apaisement dont elle avait besoin. Et pourtant, il n'arrêtait pas de battre à tout rompre. Le stress. L'excitation. La peur.

Kath serre les cuisses. Elle enregistre les informations qui sortent de cette jolie bouche : 41 ans, pas d'enfants, pas de mariage. Elle cache sa surprise. Elle le croyait plus jeune. Mais ce n'était pas un problème. Elle aurait été un peu mal à l'aise d'être la plus âgée des deux. Ce n'était pas son genre de fuir comme un voleur ? Il avait l'air de dire la vérité. Elle l'aurait sut s'il mentait. Elle l'aurait vu. Et là, l'alcool le rendait totalement détendu, honnête, plus qu'il ne l'était déjà.  

Il la regarde. Elle le regarde. Et les gens autour s'en vont petit à petit. Il serre sa main, elle sourit finement. Il murmure. "Que direz-vous d'une ballade au parc? J'habite juste à côté, si vous voulez rester prendre un thé." Une ballade ? Un thé ? Ca se bouscule dans sa tête. Dans toutes les séries qu'elle avait vu, le coup du Thé ne se finissait jamais par un Thé, justement. Mais lui, il avait pas l'air d'être ce genre de gars. Il avait pas non plus l'air d'être le genre de gars à faire ce genre proposition et pourtant, il venait de le faire. Et quand bien même il ne tenterait rien, elle savait qu'elle pourrait le faire, elle. Après tout, cela faisait quoi, un an qu'on ne l'avait pas touché ? Un an qu'elle n'avait le droit qu'aux regards sales des vieux pervers de son pub ? Un an qu'elle se sentait comme la plus hideuse des quadragénaires ? Mais était-ce une raison pour céder dès le premier soir ? Et qui dit que lui avait envie de céder ? Qui dit que cet adorable médecin ne lui proposait pas cette balade puis ce thé simplement par courtoisie ? Pour mieux la connaitre ? Ce serait bien la première fois.

Elle se lève, retire délicatement sa main de la sienne pour attraper sa pochette et lui offre un petit sourire. Elle arrange sa robe qui s'est légèrement soulevée puis se racle la gorge.

"Avec plaisir. Laissez-moi le temps de me repoudrez le nez et je suis à vous."

Se repoudrer le nez, sérieusement ? Kath était vieux jeux, parfois mais bon. Je suis à vous ? Elle rougit discrètement devant son indécence. Elle se retient d'ajouter un "C'est pas ce que je voulais dire" car c'est exactement ce qu'elle voulait dire.  

Elle s'éclipse un moment pour aller aux toilettes. Elle se poste donc devant le miroir, recoiffe ses cheveux courts puis fouille dans son petit sac pour en sortir son rouge à lèvres. Elle retrace les contours de sa bouche, remet de la couleur, effacée à cause des verres qu'elle a but. Elle jette un œil sur son téléphone. Manu, deux appels manqués. Elle soupire et range son téléphone. Ce soir, elle n'était pas disponible pour lui. Désolé. Elle se regarde une dernière fois avant de plaquer ses mains sur ses seins pour arranger son décolleté.  

Elle sort donc de la salle d'eau en jetant un regard dans la pièce. Presque tout le monde était partit et Ludwig l'attendait gentiment. Kath laissa ses yeux se balader sur son corps, son dos, ses fesses avant de venir se glisser à côté, s'accrochant délicatement à son bras. Elle lui sourit.

"On y va ?"

Elle sentait ses joues rougir mais elle n'y faisait plus attention. Elle savait ce qui allait se passer. Ils se baladeront tranquillement dans le parc, ils parleront de tout, de rien, d'eux et des autres. Puis ils dégusteraient un thé, chez lui. Elle n'aimait même pas le thé mais pour lui, elle ferait un effort.


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Ludwig Crawford
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Mar 18 Avr - 12:27Ludwig Crawford
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Not so fast!
feat Katherine, 489 mots.
Dans un bar-club, à une soirée speed dating, fin Mars 2017.
Katherine. K a t h e r i n e. Je pourrai la surnommer Kat si je voulais. Mes pensées sont vagues, mes envies s'éparpillent à des choses moins conventionnelles; je m'en veux. Mais je ne suis qu'un homme et elle une femme magnifique. Je suis sous le charme, envouté, je n'arrive plus à en douter. Alors je suis là, moi, la montagne de muscles disgracieuse, brute cachée derrière de petites lunettes rondes pour avoir l'air moins méchant. Je me permets de rougir, mais je crois que j'étais déjà rouge. Elle va se repoudrer. Quelle classe, je suis admiratif. Je hoche la tête et je me lève, regrettant un instant que nos mains se séparent. Mais je suis soulagé quand je vois sa silhouette voluptueuse s'éloigner; ça va me permettre de me remettre les idées au clair, me ressourcer, prendre un court instant pour laver toutes ses idées sales qui n'ont pas lieu d'être car,

je suis un gentleman. Et ce soir, elle est ma Lady, avec un grand L.

Je me surprends à répéter son prénom, encore et encore, c'est obsessionnel mais il sonne comme une mélodie à mes oreilles. Je dis n'importe quoi, je pense n'importe comment. Mais du moment que tout reste dans ma tête et que je sais encore quoi dire pour être courtois, je suis sauvé. Mais pour encore combien de temps? L'alcool aide ou alors me plonge.

Je ne sais pas, je ne sais plus. Je n'ai plus que son sourire, sa douce voix, ses mimiques et son corps dans l'esprit. Je ne suis qu'un homme, mais je me retiens; le Ludwig habituel aurait fait ça, je crois. Je sursaute presque en la sentant s'accrocher à mon bras et je lui souris. Elle est magnifique, mais je me retiens de lui dire. Une femme comme ça, elle le sait déjà. Elle se tient prête et moi aussi alors je sors, souriant, heureux, un peu trop, mais sur le coup je ne fais pas attention. Je marche vers le parc non loin d'ici, et je me souviens qu'à cette heure-ci, il est fermé alors je me fige. Quel idiot je fais. Je soupire et lui jette un petit regard, comme un enfant qu'on punit, je suis ridicule, peut-être mignon, tout dépend du point de vue, mais je suis désolé:

"Oh Katherine....quel idiot je fais, à cette heure-ci, le parc est fermé...c'était idiot de ma part vraiment, je n'ai pas réfléchi." mais je veux rattraper le coup. "On peut directement passer chez moi. Ne t'en fais pas, j'ai un assez grand jardin, il est assez beau, j'en suis plutôt fier. Ça ne compensera pas le parc mais c'est déjà ça." J'ai honte, et peur à la fois. Je ne veux pas qu'elle parte, par pitié. "Mais ma maison est à 5 minutes d'ici à pied." je soupire. "Je peux te tutoyer maintenant...?Oh...Je suis désolé..."

Je le suis vraiment. S'il te plait, ne t'en va pas.

© ASHLING POUR EPICODE

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Katherine Cavalcante
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Not So Fast!
Ludwig
&
Katherine
B o u m.  B o u m.  Et le cœur qui bat encore, toujours plus fort. Tais-toi, Ludwig va finir par t'entendre.
B o u m. B o u m. Mais il continue, encore et encore. Kath se sent mourir devant ses pulsations aussi violentes que délicieuses.  


Elle sourit. Elle le regarde. Elle reste elle-même, toujours agréable sans pouvoir néanmoins retenir le rougissement de ses joues. Mais l'alcool l'aide à se détendre, à garder ce sourire sans que son embarras vienne le déformer. Elle n'était pas habituée à tout ça. Le fait d'être embarrassée par quelque chose. La gêne d'un premier rendez-vous, c'était un truc d'ado', un truc de jeune. C'était peut être parce qu'au fond de son petit cœur, elle était toujours une jeune fille ?  

Il était musclé, bien plus qu'elle ne l'aurait cru. Ses bras qu'elle touchait du bout des doigts, s'accrochant à eux délicatement. Elle laissait son imagination s'affoler. Ses bras. Ses épaules, son torse et plus bas encore. Elle en saignerait presque du nez. Mais elle se retient. Elle a plus de tenue que ça, après tout. Elle chasse ses idées de sa tête et profite du chemin, de cette petite marche. Mais une fois arrivés au parc, elle sent Ludwig se figer. Fermé. Elle le voit paniquer. Elle se place face à lui.

"C'est rien, Ludwig, c'est pas grave. Calme-toi .. " Elle passe délicatement une main sur la joue du médecin. Elle lui offre un sourire tendre. "Ca arrive aux meilleurs d'oublier, moi la première, haha !" Elle se rapproche un peu, le regarde dans les yeux. "Alors tu es le genre à inviter les dames chez toi pour ensuite les tutoyer ? Quelle audace !"

Elle ricane, retirant sa main avant de la glisser dans la sienne. Elle lui adresse un petit clin d'œil pour qu'il comprenne bien qu'elle le taquine, évidemment puis lui murmure "Bien sûre que tu peux me tutoyer, Ludwig.". Elle le suit donc vers chez lui. Et son cœur bat encore un peu plus vite, plus fort. Elle essaie de parler, d'engager une conversation, d'éviter de stresser, surtout. Elle se racle la gorge.

"Alors comme ça, tu as un jardin ? Tu y cultives des légumes, des fruits ? Ou tu t'en sers pour faire pousser des fleurs et d'autres plantes ?"

Bon, pour une fois, c'était pas un sujet foireux. Après, c'était ça ou "Dis, tu me montres un peu tes jolies muscles, mon beau ?". Elle rougissait rien que d'y penser.  


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not so fast! (feat katherine)
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