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“I'm like the king of a rain-country ”

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Messages : 234
Date d'inscription : 21/02/2017
Localisation : Chapel Street
Arsen B. Eastwood
bleu
avatar
Arsen Basile Eastwood
Feat; Mordecai •• Regular Show // Irl; Max Krieger
26y.o
g
bleus
surnom
Arsenic (jpp ça fait émo)
métier
Rédacteur bossant à la rubrique nécrologique du journal de la ville
situation familiale
Célibataire
naissance
23 Septembre 2005
autre
Habite du côté de White Chapel
Ma pilule bleue
C’est comme si respirer devenait difficile. C’est comme si l’immobilité et l’inactivité le tuait et quand il parle d’inactivité il parle de ces heures gâchées à dormir, penser, inspirer, expirer, manger, vivre. Et ça le tuait, ça le tuait tant que ses doigts s’en trouvaient mortellement blessés, rongés, au sang et à l’encre des vers qu’il n’écrit pas. Et c’est un supplice, un supplice terriblement prenant quand il se saisie d’un feutre pour écrire partout, les murs, la table, le sol, les murs encore, partout, son armoire et ses plans de travail. Et même maintenant que tout est noir, quand tout était d’un blanc épuré il a trouvé le moyen d’étendre des draps sur les murs pour écrire là encore. Écrire, composer, des mélopées silencieuses, parsemés de mots assassins et qui crèvent, crèvent rêvent de pouvoir s’extirper de sa tête, ses murs, son carcan, sa prison.

Arsen est devenu un poète à l’âme trouble et troublée par l’explosion d’inspiration dans ses synapses, son cerveau. Il pense en rime, quand son esprit s’escamote sur la platitude des mots et des voix qui pourraient déclamer de si belles choses en vérité. Et sa prose n’a rien à envoyer à personne, il parlerait d’Amour à la Verlaine sans boniments, mais avec de la haine. Mépris désastreux pour son soudain génie, déprime corrosive ou l’oisive, ivre, vive, nul, plat insatisfaisant. Il rature, hurle d’impuissance. Il voulait dormir, Arsen. Il voulait tellement dormir, mais il a pas pu. Pas longtemps. Une heure par-ci, une heure par-là, et-cetera… Seulement voilà.

Depuis qu’il a pris sa pilule bleue, Arsen voit le monde en rime, en anaphores, assonances, métaphores, litotes et oxymores… C’est comme si ses yeux ne pouvait plus se contenter de voir, comme si sa bouche ne pouvait se contenter des expressions sans sentiments et les fleurs, les fleurs, les albatros, la violence et l’amour. Il voudrait déclamer des odes, des blasons enflammés, mille raisons pour expliquer ce qu’il y a de si déchiré dans son âme esseulée. Et c’est usant, si usant… Il a passé trois mois enfermés, livré à la solitude de l’inspiration la plus brute. S’est éclaté sur les murs dans tous les sens… Sens… Sans dessus dessous dans sa vie… Vie dont il se sent désormais exclu, mais c’est le monde, c’est pas lui… Si banal et comme il est incompris ! Il n’a plus jamais laissé qui que ce soit entré chez lui, il a l’impression d’être devenu fou et peut-être qu’il l’est, mais il peut plus s’empêcher d’écrire à l’infini des vers corrosifs quand son humeur l’est ou alors triste à en crever quand il a l’impression de s’épuiser la gorge dans des silences millénaires.

Heureusement pour lui, personne ne se pose de question, ou alors ils s’en cachent bien. Pour travailler il n’avait pas besoin de sortir, après-tout et ses amis… Ses amis ont abandonnés, se disent que ça lui passera, parce que ça lui passe toujours. Mais cette fois c’est ancré en lui, à l’encre dans ses veines ou tout simplement à lui quand parfois il ne lui reste plus assez de papier ou de place ou qu’il trouve que c’est beau d’écrire à la place de son cœur : Résilience.
Caractère
Arsen est l’insatisfaction, constante, lassante, évidente et soupirée mille fois. Arsen est de ces hommes qui ne s’épanouissent que trop rarement où alors qu’ils n’en ont pas l’impression. Et peut-être qu’il n’est jamais content et que c’est de sa faute, aussi, qu’il a de trop grandes espérances il n’y peut rien. C’est qu’il veut le meilleur comme le pire du monde, pour lui, juste pour lui. Et c’est cette insatisfaction qui fait sursauter ses phalanges de rage difficilement contenue, qui vient de sa vie et d’ailleurs, de ses yeux sur l’horizon aux aspects trop éthérés. Inaccessible et proche, mais loin, toujours trop loin.

Arsen n’a rien de très délicat, mais c’est l’intensité de son regard qui fait trembler des heures souveraines d’éternité qu’on croyait acquises. Ce sont ses deux iris qui fixent et brûlent, acides ou alors passionnées – la différence est infime il est vrai, qu’on retient et qui ont le pouvoir de faire naître à leur tour des idées dévastatrices. Des coups de poing célestes qui font s’étaler des galaxies violettes sur l’albâtre ou le plus sombre, qui sait de quel néant l’autre est fait ? Il prend ce qu’il veut et se fiche un peu de l’avis des autres comme il est fier et indépendant !

Arsen a passé son temps à hurler si bien qu’aujourd’hui il s’abîme en silence salutaire. Il aime observer et prendre son temps, ou aimait ? Parfois c’est compliqué de jongler entre ce lui d’avant et ce lui trop impatient d’écrire. Il lui faut faire avec beaucoup trop d’incohérence dans un esprit aussi peu habitué à concéder et faire des compromis.  Arsen s’ennuyait avant, maintenant ce sont les heures qui fuient son sursaut d’activité cérébrale intense, il n’est pas rare de le voir concentré à l’extrême, les yeux froncés et la bouche frémissante. Immobile et tendu… Jusqu’à ce qu’il se relève afin d’aller écrire frénétiquement, presque furieusement.

Arsen n’aime pas sortir, il préfère le confort de son appartement, là où il sait que personne ne va le juger. De novembre à fin janvier il est resté cloîtré chez lui et ça ne lui était jamais vraiment arrivé. Avant il évitait simplement les lieux bondés, maintenant c’est toujours un peu plus difficile de sortir de son chez-lui. Il n’est pas du genre à aller voir les autres spontanément, pour lier connaissance ou demande l’heure et il trouve étrange que les autres le fassent. Il se force à aller voir les autres quand il en a réellement besoin ce qui est déjà un miracle, en soi. Il a peu d’amis et ne se comporte pas comme tel avec eux, ou alors pas tellement c’est à se demander comment ils font pour le supporter.

Il n’est pas rare de le voir immobile dans des lieux incongrues et potentiellement dangereux – en plein milieu de passage clouté par exemple, à marmonner des vers ou des idées trop prenantes. Il est tête en l’air et n’a pas assez de mémoire pour les autres. À peine pour lui. Il oublie cinquante fois les choses alors il ne faut pas hésiter à les lui rappeler cinquante fois et ce même s’il s’agace. Même quand il raconte comme il déteste la façon dont les autres lui répètent les choses. C’est pourtant nécessaire puisque qu’il souffre de TDAH, ce qui signifie qu’il a un déficit de l’attention plus ou moins sévère sans parler de son hyperactivité le tout gravement aggravé depuis qu’il a rencontré le dealer et c’est encore pire à supporter. Tolérer.

Arsen râle, beaucoup, parce qu’il est cet individu insatiablement insatisfait qui ne sait pas se satisfaire du médiocre et de l’à-peu-près, peut-être qu’il est plus perfectionniste qu’il daigne bien le confesser. Il a toujours pensé qu’il gâchait son potentiel au travail, qu’il pourrait raconter des meilleures histoires que celles qui consistent à encenser les morts… C’est d’ailleurs tellement difficile pour lui, les compliments fuient sa bouche comme les oiseaux le mauvais temps à l’approche de l’hiver. Mais il se force parce qu’il aime ce qu’il fait. Parce qu’il voudrait décrocher un prix pulitzer, une fois dans sa vie. Qu’il se donnera les moyens d’y arriver. En attendant il a des choses plus urgentes à régler, comme cette nouvelle vague d’inspiration… Et il ne s’y noie plus, aujourd’hui, non, il s’y baigne avec prudence.

histoire
Arsen est un vestige à lui seul. Sa peau, un témoignage et les plis de son coude des serments, des aveux bien trop désespérés. Arsen est revenu de loin et il le sait. Ses proches s’inquiètent parfois quand ils pensent qu’il pourrait retomber et c’est pour ça qu’il ne pourra pas leur dire qu’il a failli retomber dans l’artificiel en octobre dernier. À la place il a rencontré le Dealer. Maintenant il pourrait tuer pour un peu d’aspirine et des somnifères pour pouvoir dormir un peu… Mais il sait qu’on ne lui vendra rien, alors il est obligé de rêver. C’est un peu pareil, qu’il se dit, un peu pareil qu’avant sauf que l’héro’ c’est finit. Il le sait, depuis que des étincelles de génie ont secoué sa cervelle en entier.

Arsen a toujours été soutenus par ses parents. Son père dirige le journal pour lequel il travaille et sa mère… Sa mère a tellement veillée sur lui, s’est tellement inquiétée, était tellement fier aussi quand il est parti faire du journalisme dans une grande université… Mais elle était dépitée quand il est revenu amaigri et changé. La mine affreuse et le pire c’était ses bras. Il aurait pu mourir mille fois et l’aurait pleuré mille an supplémentaire… C’est à se demander comment il a pu faire ça à ses parents. D’ailleurs ses amis lui demandent, mais lui reste silencieux. Il pense que ce n’est pas qu’à eux qu’il l’a fait. C’est surtout à lui qu’il s’en est pris et il ne sait pas comment l’expliquer, même encore aujourd’hui. Personne n’ a rien vu venir, surtout pas lui.

Pourtant ils ont payé le centre de désintoxication. Ils l’ont payé et il a juré que c’était fini quand il est rentré un an et quatre mois plus tard. Alors son père lui a dit qu’il était un homme responsable maintenant et que s’il voulait reprendre sa vie ils pourraient l’y aider. Tout le monde a tellement envie de l’aider que ça lui donne envie de vomir. Comme s’il n’était plus que réduit à la loque qui a touché le fond une fois avant de remonter. Alors il a dit d’accord. Il a dit aidez-moi. Trois fois. Alors que l’ancien Arsen aurait préféré crever plutôt que de demander et là encore ça lui a écorché la bouche.

Son père lui a donné du travail. Sa mère lui rapporte des cookies tous les vendredi. Son père l’a assigné à la rédaction des nécrologies de gens morts, une pile ne contenant que les informations de junkies décédés dans le coin, des mecs comme lui ou des demoiselles devenues fantomatiques. Sa mère a flippé quand elle a vu ses murs recouverts de noirs. Son père lui a dit qu’il ne lui pardonnerait jamais s’il leur refaisait ça. Encore. Il a du batailler, expliquer entre deux sursauts artistiques qu’il pisserait autant de fois qu’ils le voulaient dans des gobelets pour prouver qu’il est clean et qu’il le resterait. Et après quelques analyses ils ont fini par se rendre compte qu’il n’y avait rien. Rien d’autre que de la poésie. De la poésie partout, partout… Alors sa mère s’y est faite et passe le vendredi à écouter les poèmes qui parlent d’elle. Son père lui a dit d’être moins élégiaque dans ses écrits, impressionné ou méfiant, il sait plus vraiment Arsen. Tout ce qu’il souhaite c’est qu’ils n’apprennent jamais qu’il a failli retomber. Qu’il va peut-être céder à ses insomnies.

Il a plus vraiment envie d’être aidé, Arsen. D’être suspecté et constamment surveillé. De les voir faire de leur mieux pour lui… Mais c’est comme s’il avait perdu la faculté d’émettre des objections convaincantes.

Et il sait que « c’est merveilleux, tu as tellement de chance qu’ils t’aiment tant !» qu’on ne cesse de lui dire finira par avoir raison de lui. Arsen a l’impression de vivre un cauchemar quand tout le monde autour de lui le pensent au paradis.

C’est pas le paradis, ici
Aussi on se crève et les nuits
D’horrible inconstances
Et les ombres dansent


Nous sommes pas des anges
Lis que des épitaphes
Sur de jolies mésanges
Me donneront toujours soif


Fondatrice
Comme j'ai la flemme d'écrire des trucs ici jpp
25y.o
f
 wink   
 
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