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“MISSION • BLAKE WITCH PROJECT [Julian/Ona/Indy]”

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Date d'inscription : 04/02/2017
Patient 0
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Lun 27 Mar - 23:23Patient 0
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Blake Witch project
Il pleut. Il pleut et je déteste ça. Parce que je me retrouve transis de froid et Blake n'aime pas. Elle déteste quand je suis trempé et que je viens m'égoutter sur son sol. Elle est si gentille de m'offrir l'asile. Un toit. Par ici. Ils ne me retrouveront p-

Mais j'entends des bruits. Des pas. Des voix peut-être. Ou c'est l'orage. L'obscurité soudaine?? Je me fige un instant. Il n'y a guère qu'eux pour se perdre par ici. Peut-être qu'ils me cherchent. J'inspire. Je suis si faible. Je jette un autre coup d'œil. Pour mieux voir.
Ils sont trois. Trois. Parfaitement inconnus. Ou peut-être amis. Tristes héros d'une tragédie qui n'a de mots que les cris... Les cris. Si mon corps est un enfer alors ma bouche est une offrande et mes hurlements des prières. Je t'en prie mon dieu ! Si tu m'entends!

.. Mais tu dois être sourd car tu n'y entends rien alors que je ne fais que hurler... Hurler... Hurler. Dans la cabane. Mais ils ne doivent pas. Mes doigts agrippent le tronc. Ou... Si. S'ils sont spéciaux... C'est ici qu'ils doivent venir, dans la cabane.

Situation ••• Vos personnages se croisent en forêt. Le temps est orageux et pluvieux. On y voit presque rien tant les nuages noirs cachent le soleil. Vous arrivez non loin de la cabane. Patient 0 vous surveille et vous l'entendez murmurer. Que faites-vous?

1) Vous refugier à l'intérieur de la cabane
2) Essayer de faire sortir Patient  0 de sa cachette
3) Vous restez dehors

La décision devra être prise d'un commun accord... Choisissez bien. Si vous prenez la mauvaise décision la mission peut s'arrêter pour vous.
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Ona Mhatasi-Keegan
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Ona se frotte les yeux, encore une fois, et soupire. Elle n'arrive à rien ce soir. Et ses paupières lui font mal.

Au fin fond de Blake's Forest, elle soupire, et jette un nouveau regard sur les troncs alentours par une mince fente entre ses membranes douloureuses. Tous sont parfaitement identiques, bruns, couverts d'une mousse foncée à la racine, presque noire (maladive) dans la lumière grise de la fin du jour. Quand elle lève la tête leurs cimes lui cachent les étoiles, quand elle la baisse l'épais tapis d'aiguilles de pin masque la trace de ses pas et quand elle sort son téléphone ultra-plat de la poche de sa veste il clignote furieusement pour s'indigner de l'absence de réseau. Autrement dit, Ona est tout à fait perdue.

Sauf qu'elle ne l'est pas.

Ses paupières récalcitrantes ont beau lui masquer la vue, Ona sait parfaitement où elle est. Elle a marché au hasard dans cette forêt qu'elle ne connaît pas (et honnêtement, elle doute que quelqu'un la connaisse), s'éloignant loin de la piste sécuritaire et sans faire attention aux signes l'entourant, et pourtant elle sait qu'elle pourrait retrouver sa voiture les yeux fermés. Littéralement.

Cette capacité extraordinaire ne cesse de l'impressionner depuis ce fameux soir où elle a rencontré ce fameux homme et pris cette fameuse pilule. Alors, pour se donner un sentiment de contrôle factice, Ona continue d'aller sa perdre dans les lieux les plus impénétrables qu'elle connaisse. Pour se convaincre elle se dit que c'est pour apprendre à maîtriser cette orientation proche du surnaturel qui est désormais la sienne, en réalité elle voudrait juste redevenir comme avant. Elle se perd, avec toujours cette peur au ventre de ne jamais réussir à retrouver son chemin et en même temps cet espoir que ce soit le cas.

L'heure sur l'écran translucide de son téléphone l'interpelle ; il est encore si tôt que cela dans l'après-midi ? L'instant d'après la luminosité baisse encore dans le sous-bois et le suivant, le ciel explose en torrents.

Ona jure, rabat la capuche de sa veste imperméable sur ses cheveux et se met à courir entre les arbres. Gauche, droite, tout droit, droite. Sa direction est sûre malgré le noir de nuit qui l'englouti à présent. Elle ne comprend pas comment elle a pu ne pas voir venir un orage de cette taille. Elle se félicite d'avoir gardé ses chaussures de terrain aux pieds, qui lui éviteront sans doute de finir les orteils trempés si elle atteint sa voiture à temps.

Un flash lumineux ravive la douleur de ses yeux (elle a cligné trop rapidement des paupières, mais comment pourrait-elle humainement s'en empêcher ?) et elle croit un instant à un éclair avant de réaliser qu'il provient de la forêt. La lumière repasse dans son champ de vision et elle reconnaît clairement cette fois le faisceau d'une lampe torche. Ses pas dévient de leur trajectoire et s'élancent vers ce qu'elle suppose être des baladeurs ; s'ils sont perdus elle pourra les ramener rapidement à leur véhicule.

Un cri (hurlement ?) soudain lui glace le sang, aussitôt couvert par le tonnerre. Ona se fige un instant, avant de repartir en courant. Elle n'est pas sûre de ce qu'elle a entendu, mais son cœur bat la chamade et ses poils se sont hérissés sur ses bras. Des aboiements de chien lui parviennent alors qu'elle approche. Machinalement, elle passe une main contre ses côtes pour vérifier que son arme de service s'y trouve toujours.

- Excusez-moi ?

Elle cri (pour se faire entendre dans la tempête) puis entre lentement dans le cercle de lumière. Son regard tombe sur deux hommes, plus grands qu'elle (comme à peu près tout le monde dans ce pays) et plus jeunes, ainsi que des chiens dégouttant d'eau. Ses épaules se détendent instantanément quand elle reconnaît son voisin comme l'un des deux inconnus ; elle ne se souvient pas de son nom, mais son visage lui est familier et il lui semble qu'il est infirmer ou un truc approchant, pas du genre à faire de mal à une mouche.

- Est-ce que tout va bien ?

Ona ne dit pas qu'elle a entendu crier, elle ne veut pas les effrayer si jamais ce n'était qu'un tour du vent dans les branches. Elle n'a pas non plus besoin de se tourner pour savoir que, à quelques pas seulement, se trouve la fameuse cabane hurlante. L'eau continue de tomber violemment sur sa capuche et elle passe une main sur son visage pour l'essuyer.

- Vous êtes perdus ? Besoin d'aide pour retrouver le chemin ?

Parce que serait sympa de tous se barrer vite fait d'ici.
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Julian Oakley
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Ven 31 Mar - 4:29Julian Oakley
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Y'a des jours où tu regrettes tout simplement de t'être réveillé. Comme aujourd'hui. Ce qui aurait dû être un week-end tranquille, bien cozy dans tes couvertures chez toi s'est transformé en escapade dans la forêt trouver la supposée cabane hantée et y camper. En mars. Tout le monde sait qu'il ne fait pas très chaud en mars, qu'il neige encore parfois et qu'il pleut la plupart du temps. Bref, c'est pas du tout la bonne période pour y passer une nuit. Tout ça parce que tu ne sais pas refuser un stupide défi.

Ça avait bêtement commencé la veille, alors que tu étais chez Indiana pour marathoner des films d'horreur. Alors là, grossière erreur. Non seulement tu as passé presque toute ta soirée dans un fort de couvertures et de coussins à réciter toutes les comptines que tu chantonnes aux enfants à l'hôpital pour ignorer les hurlements des pauvres victimes d'un monstre ou d'un psychopathe bien générique et stéréotypé mais en plus, il pouvait allègrement se moquer de toi. Puis the cabin in the woods a commencé. Des jeunes attardés qui vont passer la nuit dans une cabane isolée au milieu de la forêt, quelle BRILLANTE idée. Tu as osé rétorqué qu'il ne ferait pas mieux dans la même situation quand il a émit un énième commentaire sur l'intelligence (très) discutable des personnages du film. Ça a rapidement dégénéré, à coup de "j'te parie que tu vas pas tenir plus d'une heure" et voilà que vous vous étiez donné rendez-vous le lendemain pour cette fameuse aventure. Hashtag regrets. Mucho ragrets même.

Tu as beau maudire ta fierté pour la centième fois, ça n'y changera rien, t'es coincé avec ton pote dans le bois. C'est génial. En général, tu fais tout pour rester positif, mais t'as froid et tu veux rentrer. Petite nature. Heureusement que Daisy le rottweiler, Popeye le teckel et Bambi le cocker sont là parce que t'aurais probablement fait une crise de panique devant Indy et c'est un scénario inadmissible. Fierté™. T'as tenu bon jusque-là et tu ne veux pas craquer maintenant. Surtout après avoir marché pendant deux heures pour vous enfoncez profondément dans les entrailles de la forêt qui semble s'assombrir au fil des minutes. Un coup de tonnerre tonitruant et voilà qu'il pleut et pas à petites gouttes non, mais à torrents.

Fuck. Que tu lâches d'un ton excédé en enfonçant un peu plus ton snapback sur ta tête. Ta mauvaise foi fait finalement surface. On aurait dû choisir une autre journée putain. Tes baskets seraient trempées et dégueulasses en moins de deux avec ce temps pourri et ça allait prendre des jours pour qu'elles sèchent. À planifier votre aventure trop vite, vous avez zappé l'étape élémentaire, à savoir ce que Mère Nature vous réservait en ce beau six mars. Et bah, c'est un bel orage qu'elle vous jette en pleine figure. J'pense qu'on devrait rentrer, tu crois pas ? Et puis, on a toujours pas trouvé cette fichue cabane, j'suis sûr qu'elle n'existe même pas au final. Azy, c'est probablement que des rumeurs... Tout en te lamentant, tu fouilles dans ton sac pour prendre ta lampe de poche — tu n'arrives même plus à voir ce qu'il y a devant toi avec cette pénombre et cette pluie. La pointant devant toi, tu fixes les alentours d'un oeil sceptique, profitant de la lumière de ta lampe torche pour tenter de discerner autre chose que des troncs d'arbre. Rien. Pas de bicoque isolée en vue. Tu te retournes vers ton compagnon d'infortune, un air triomphant sur le visage. Rien du tout. Et voilà, on peut rentrer et oublier cette histoire débi— Tu figes quasi instantanément quand un hurlement strident te perces les tympans. Ça y est, vous êtes dans un mauvais film d'horreur, que Dieu ait pitié de ton âme et qu'il t'accorde miséricorde. Et l'instant d'après, quand les chiens se mettent à aboyer, tu te dis que tu vas faire une crise cardiaque et que ta vie c'est un peu de la merde quand même.

Le comble, c'est quand un nouveau cri parvient à tes oreilles. Là, tu sursautes violemment et tu orientes le faisceau de la lampe en direction de la source du bruit — l'inconnu qui s'avance vers vous. Ou plutôt, inconnue. Que tu connais en fait. Praise the lord, c'est ta voisine, celle qui est policière et qui ne pourrait mieux tomber. Vous êtes sauvés, hallelujah, t'allais enfin pouvoir rentrer chez toi, bien au chaud.

Est-ce que tout va bien ?

Ouais, 'fin, on est trempés, mais rien de cassé. Mais tu ne peux pas en dire autant pour la personne qui a hurlé. Le silence qui règne désormais est pesant, seulement troublé par la pluie qui tombe sur les feuilles et les respirations plus bruyantes des chiens d'Indiana.

Vous êtes perdus ? Besoin d'aide pour retrouver le chemin ?

Si vous connaissez le chemin, moi je vous suis. C'est clair que tu ne restes pas une minute de plus ici. Tu jettes à nouveau un coup d'oeil autour de toi pour te rassurer qu'il n'y a bien que vous trois. Toujours rien et pourtant... Pourtant il doit y avoir quelqu'un, quelque part. Tu n'as pas halluciné un hurlement. Right ?
BY MITZI


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Indiana A. Jones
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Blake Witch Project ft. Ona et Julian

Trouver la cabane, qu'il disait. Ce serait drôle, qu'il disait. N'importe qui se débrouillerait mieux que les cassos des films d'horreur, qu'il disait... Il fallait vraiment qu'Indiana fasse gaffe à ce qu'il disait. Ça ouvrait sa grande bouche pour la ramener devant une série B et l'instant d'après ça se retrouvait en plein milieu de la forêt sous la pluie à entendre des cris.

La prochaine fois Indiana, tu fermes ta gueule.

Indy subissait le regard plein de jugement de Daisy, ce qui était marrant parce qu'habituellement elle aimait bien la pluie, se rouler dans la boue et dégueulasser le tapis. Les autres chiens et elle avaient été bien contents qu'il les emmène en forêt, et peut-être que ça le rassurait un peu qu'ils soient là, parce qu'il avait senti dès le départ que Julian était plus doué pour se cacher sous des couvertures devant la télé que pour trouver une cabane hantée. Indiana renvoya sévèrement son regard à Daisy, même si avec sa capuche sur la tête qui dégoulinait d'eau – comme le reste de son corps – il avait autant l'air d'un chien mouillé que ses trois fidèles compagnons canins.
"On aurait dû choisir une autre journée putain." Clairement. Mais bon, la spontanéité, la stupidité...
"Désolé de pas être miss Météo, hein." ... la mauvaise foi, tout ça.
"J'pense qu'on devrait rentrer, tu crois pas ? Et puis, on a toujours pas trouvé cette fichue cabane, j'suis sûr qu'elle n'existe même pas au final. Azy, c'est probablement que des rumeurs..."
"Je suis sûr qu'on est plus très loin. Et c'est juste un peu de pluie..." Ok c'était carrément le déluge mais Indiana avait trop de fierté pour avouer sa défaite. "Si t'abandonnes, dis-le clairement", ajouta-t-il avec un léger sourire.
Une partie de lui avait envie que son ami jette l'éponge. Il n'était pas prêt à le faire de lui-même. L'autre partie avait envie d'en finir parce qu'elle ne s'était pas traînée jusque là dans les bois et l'orage pour rien. Elle voulait un résultat et elle n'allait pas être déçue. L'expression à moitié amusée d'Indiana se figea lorsque le cri déchira le silence des bois. Il chercha immédiatement sa lampe-torche, en même temps que ses chiens se mirent à aboyer, et jugea préférable de les attacher pour les contrôler. Ils étaient capables de partir dans la direction du bruit, ou celle opposée. Dans les deux cas il n'était pas prêt à leur courir après dans le noir. Lorsque enfin Daisy, Popeye et Bambi furent bien sécurisés au bout des trois laisses qu'il tenait en main, il alluma sa lampe-torche de l'autre et la dirigea dans la direction que pointait Julian avec la sienne. Un de ses doigts recommençait à l'élancer, c'était le cas depuis ce matin. Peut-être les nerfs. Il faillit perdre sa contenance lorsqu'une silhouette surgit dans la demi-nuit ; c'était une femme, aussi trempée qu'eux, qui leur demanda s'ils allaient bien. Indiana laissa Julian répondre, ses yeux fixant la nouvelle venue. Sa main gauche s'ouvrait et se fermait à un rythme régulier – la douleur dans l'annulaire semblait décidée à s'installer, c'était gênant. Mais pas autant que se retrouver dans un orage et une obscurité grandissante.
"Vous êtes perdus ? Besoin d'aide pour retrouver le chemin ?"
"Si vous connaissez le chemin, moi je vous suis", répondit Julian (ce traître), alors qu'Indy levait les yeux au ciel.
"Je sais où on est", précisa-t-il, même si ses repères étaient très approximatifs.
On est en direction de la cabane. Ils étaient tout proches et ils pouvaient s'y abriter, il le sentait, alors pourquoi rebrousser chemin ? Indiana bougea et ses bottes s'arrachèrent au sol dans un horrible bruit de succion. Il grimaça, autant à cause du bruit que de ce qu'il s'apprêtait à dire.
"Personne ne va relever le fait qu'il y a un type qui hurle dans la forêt ?"
Y'avait pas que ça d'ailleurs, mais s'il précisait qu'il se sentait observé et qu'il était presque sûr d'entendre des murmures inquiétants, on allait lui dire que c'était le vent. On, c'était probablement Julian, qui avait très envie de rentrer. Mais pour le coup Indy était plus très sûr de vouloir se laisser emporter vers la sortie. Ses chiens s'agitaient à ses pieds et sa main gauche s'ouvrait et se refermait nerveusement.

C'était la merde.
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Ona Mhatasi-Keegan
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Les deux hommes ont l'air d'aller bien ; trempés par la pluie mais en bonne santé. Ona comprend rapidement que si quelqu'un a bel et bien crié, ce n'est pas eux. Ils sont plus chargés que ce à quoi elle s'attendait (avaient-ils prévu de passer la nuit dehors ? sans vérifier la météo au préalable ?) A peine a-t-elle proposé de les raccompagner que son voisin abonde dans son sens, ce qui laisse supposer qu'il a autant envie d'être ici que les chiens qui tremblent sous l'averse. Son compagnon, par contre, réplique aussitôt.

- Je sais où on est.

Ona tourne la tête pour apercevoir le coin de la sinistre cabane se découper parmi les ombres des arbres. En temps normal elle n'est pas du genre à avoir peur d'une vieille bicoque en bois pourri, mais il faut avouer que le décor est particulièrement angoissant.

- Personne ne va relever le fait qu'il y a un type qui hurle dans la forêt ?

Un silence plane un instant, uniquement occupé par le vacarme de l'orage, avant qu'elle ne le rompe à son tour.

- J'étais pas sûre d'avoir bien entendu, à cause du tonnerre.

Elle songe à continuer sa phrase, mais ça n'en vaut peut-être pas la peine. Autant aller à l'essentiel, ils ne vont pas rester plantés là toute la nuit.

- Ma voiture de patrouille est à une vingtaine de minutes environ si vous voulez venir. Sinon, il reste la cabane pour s'abriter.

Ona pointe un doigt dans sa direction et s'apprête à ajouter quelque chose quand un nouveau hurlement déchire l'obscurité. Proche, beaucoup plus proche. Elle se retourne aussitôt dans la direction supposée du cri, la main instinctivement agrippée à la crosse de son arme. Ses paupières lui font mal et empêchent sa vue de porter aussi loin qu'elle le voudrait. Il y a quelque chose d'irréel dans cette situation et pourtant, elle ne peut qu'en constater la véracité. Un hurlement à nouveau, suivi de gémissements.

Elle avale difficilement sa salive, se demandant à quel moment elle est tombée dans un mauvais film d'horreur.

- Quelqu'un a du se faire mal dans cette tempête. Je vais aller voir.

Dans les films c'est toujours le personnage qui va voir qui meurt le premier. Mais bon, c'est le métier qui le veut.
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Julian Oakley
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Lun 3 Avr - 2:57Julian Oakley
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Prêt à partir, tu avais resserré ta prise sur ta lampe torche et t'apprêtais à suivre la policière. Seulement, Indiana semble savoir où vous êtes. Un coup d'oeil rapide et... effectivement, tu peux apercevoir la silhouette de la cabane qui t'avais échappée dans ta précipitation. Super. Au final, vous allez la faire, cette nuit en forêt.

Personne ne va relever le fait qu'il y a un type qui hurle dans la forêt ?

Tu te sens coupable sur le coup, d'avoir oublié qu'il y a quelqu'un d'autre et que cette personne à fort probablement besoin d'aide. Trop obnubilé par ton désir de prendre tes jambes à ton cou, tu en étais venu à oublier l'une de tes valeurs les plus importants, à savoir venir en aide aux autres. Tu tentes d'alléger ta conscience en te disant que l'atmosphère sinistre du boisé couplé à l'orage a obscurci ton jugement. Whatever floats your boat my dude.

J'étais pas sûre d'avoir bien entendu, à cause du tonnerre.

Vous avez bien entendu, Indy a bien entendu et moi aussi, que t'as envie de dire, mais elle poursuit en indiquant que sa voiture est à seulement minutes d'ici. Sérieux ? Vingt minutes ? Putain mais vous êtes passés par où pour mettre deux heures pour arriver jusqu'ici ? Enfin, après l'oubli météo, l'oubli GPS n'est même plus étonnant. T'allais ouvrir la bouche pour dire quelque chose mais un nouveau hurlement coupe ton élan et tes paroles meurent dans ta gorge, remplacées par un yelp terrifié. Tu n'as même pas le temps de respirer pour calmer les battements effrénés de ton coeur qu'un autre cri fait écho au premier.

Quelqu'un a du se faire mal dans cette tempête. Je vais aller voir.

Quoi !? Non non non non nononononon, elle doit rester ici ! Tu t'empresses de poser une main sur son épaule, pour la retenir.

Attendez ! Tu pointes la cabane du doigt. Est-ce qu'on pourrait au moins déposer nos trucs dans la cabane avant de... Avant de chercher pour voir s'il y a quelqu'un ? Ce serait plus facile et moins encombrant pour vous aider. Tu ne vas pas toi voiler la face, t'es horrifié à l'idée de passer plus de temps à Blake's Forest, mais s'il y a une personne en danger, tu ne peux pas la laisser là sans rien faire.
BY MITZI


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Indiana A. Jones
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Blake Witch Project ft. Ona et Julian

Indy éprouva une vague de soulagement lorsque celle qui était encore une inconnue à ses yeux leur proposa de les ramener avec sa voiture de patrouille. Une policière. Ils étaient sauvés. C'était sûrement la première fois de sa vie qu'il avait une telle pensée. Il la regretta aussitôt. Là encore, mettez ça sur le compte de la fierté et de la mauvaise foi. Il n'aimait pas l'idée de laisser Ona chercher seule la source des cris. Julian pensait pareil, tant mieux parce qu'il ne voulait pas le laisser derrière non plus. Séparation = cause de mort numéro 1 dans les films d'horreur.
"On peut pas vous laisser y aller en solo", confirma-t-il avec un hochement de tête.
Un type hurlait et on ne savait pas s'il était agressé ou blessé et l'orage brouillait les pistes. Ils pouvaient faire ce détour par la cabane et s'assurer qu'elle était safe mais s'il crevait entre-temps ? Une idée encore pire lui vint : et s'il avait carrément disparu ? Genre traces de lutte et flaque de sang au sol ? Ça voudrait dire qu'un psychopathe rôdait et qu'il était parti enterrer le corps ou les observer de loin et qu'il pouvait revenir achever son travail et si ça se trouvait il était déjà là et il attendait le bon moment pour- nope. Nope nope nope nope NOPE.
"Ok on bouge !" fit Indy en amorçant un mouvement en direction de la cabane.
L'inactivité et le froid faisaient trembler ses membres, ou alors c'était juste la trouille. Il resserra sa prise sur ses trois chiens et sa lampe de poche dans l'autre main. S'il avait su il en aurait pris une plus grande, dans le genre qui pouvait servir d'arme de poing... Il n'avait qu'à espérer que la policière saurait les défendre. Ou que son rottweiller trempé et penaud retrouverait l'instinct de conservation. Fallait pas compter sur Popeye et Bambi pour les défendre, le premier était trop vieux et le second se faisait pipi dessus. Non qu'Indy puisse lui reprocher quoi que ce soit : s'il avait été un cocker de 38 cm et pas un humain adulte de 1m76, il se serait probablement fait dessus aussi.
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Mer 5 Avr - 14:57Patient 0
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choix n°1
Toujours dans le silence j'observe. Ils discutent, échangent, il y a des chiens. Je crois que j'aimais les chiens, avant. C'est étrange la vie, celle des autres surtout. Parfois j'ai l'impression que les regarder vivre me rendra ma propre vie. Mes souvenirs. Mais il n'y a rien. Ou si peut. Anton, Blake, Clarke, Susannah. Et les docteur. Le docteur. C'est ma chance. Peut-être qu'il a fini par m'entendre. Qu'ils sont là pour voir et entendre...

Je sors de ma cachette après avoir prévu - avec des calculs, des observations et autres estimations sur le vent, le tonnerre, les données météorologiques des cinq dernières années. J'ignore comment je sais tout ça, mais quand je sors de ma cachette je le fais à la seconde même qu'un éclair s'abat non loin d'eux. Les aveuglants et me permettant de courir vers la cabane. J'ouvre la porte. Récupère mes notes, toutes sauf une seule qu'ils trouveront s'ils cherchent correctement. Et des indices. Des indices. Ça les aidera à comprendre... Peut-être qu'ils trouveront aussi le secret de la cabane. J'espère sincèrement. Peut-être que les hurlement s'arrêteront.

Et heureusement. S'ils étaient venus vers moi.... Qui sait ce que j'aurai du faire pour me protéger. Et protéger la cabane.

Je m'éloigne, dans les bois. Ce n'est pas encore aujourd'hui qu'ils me trouveront.

Marche à suivre •••

Patient 0 s'éloigne et il est impossible pour vous de savoir où exactement. L'éclair a effrayé les chiens qui se sont tous rués dans la cabane, renversant quelques meubles et décorations. Il se peut que l'éclair vous ait frôlé également. Néanmoins la cabane vous est ouverte et Patient 0 vous a laissé une note, cachée quelque part dans la cabane. Et ce n'est peut-être pas la seule chose que vous pourrez trouver là-dedans qui sait??

Infos supplémentaires •••
Les chaises ont été renversé par les chiens d'Indiana. La table a été renversé et son contenu également. Il y a une armoire à gauche. Une boite à pharmacie à côté de la porte. Un vaisselier dans le coin. La cheminée est encore allumée, une bibliothèque trône à droite et le tapis bariolé est légèrement soulevé. Le sofa devant la cheminée est assez grand pour que trois personnes s'y tiennent côte à côte.  Il y a une cuisine et une chambre à coucher que vous pouvez fouiller également.

Que faites-vous?

Marche à suivre² •••

Vous devez choisir d'un commun accord ce que vous fouillez et qui le fait. Pas la peine de mp vous indiquerez votre choix dans le topic concernant votre mission dans la blablathèque ! Vous recevrez ces informations par mp. N'oubliez pas que vous êtes trois. Ah. Et. Bien entendu il faut que trouviez une raison pour commencer à fouiller ou alors trouver les informations disséminées dans la cabane. Malgré le départ de Patient 0 les hurlements n'ont pas réellement cessés. Et viennent vous surprendre de temps à autre, en plus des éclairs et du tonnerre. Le décor parfait pour un film d'horreur, non?
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Ona Mhatasi-Keegan
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Ils ne veulent pas la laisser partir et Ona est prête à argumenter avec eux quand leurs paroles finissent par l'atteindre. Elle jette un regard vers l'obscurité du bois où elle ne voit rien puis un autre vers la cabane. Après tout, ils ne seront pas de trois pour chercher quelqu'un dans cette tempête. Ils n'attendent de toute façon pas son approbation car, avant même qu'elle ait le temps d'ouvrir la bouche, la décision semble déjà prise et le mouvement lancé. Ona se dégage doucement de la main toujours posée sur son épaule (elle n'est pas très à l'aise avec ces familiarités) et s'apprête à les suivre quand le ciel leur tombe sur la tête lui faisant lâcher un cri effrayé.

L'éclair est si proche qu'il lui vrille les tympans et elle n'entend plus qu'un larsen dans son oreille gauche. Ona croit voir une ombre filer, mais la luminosité n'a pas amélioré sa vue déjà baissée par la douleur de ses paupières. Elle pousse les garçons en direction de la cabane, hors de question de rester dehors quand la foudre vous frôle les pieds. Elle court à moitié aveuglée, mais son orientation ne l'abandonne pas et elle atteint la porte sans mal.

- Bordel c'était pas loin.

Les gros mots c'est pas joli mais ça fait du bien. Après s'être un instant frotté les yeux et avoir retrouvé un semblant de vue, Ona laisse son regard errer sur ce qui l'entoure. Ça lui a l'air bien aménagé pour une cabane hantée. Serait-elle habitée ? Le feu allumé dans la cheminée lui fait penser que oui.

- Vous savez si quelqu'un vit ici ?

Elle est partie depuis trop longtemps de New Haven et craint que les choses aient changées depuis son adolescence. Peut être la cabane hurlante a-t-elle été rachetée depuis et ils ont donc fait irruption chez quelqu'un ? Le regard d'Ona suit les dégâts causés par les chiens terrifiés et elle se baisse pour remettre en place les quelques chaises et la table renversées. Quand ses mains se referment sur le contenu étalé par terre, ses yeux le parcourent machinalement. Elle n'a même pas pris le temps d'enlever son manteau.
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Jeu 6 Avr - 2:48Julian Oakley
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Ona Mhatasi-Keegan
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