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“PILOSOCEREUS PACHYCLADUS”

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Messages : 16
Date d'inscription : 17/03/2017
Xavier de Boisbleau
bleu
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de boisbleau,
xavier alphonse honoré barthélémy,
33 ans,
29 avril 1999,
né à paris,
pur produit français,
marié, divorcé, remarié, redivorcé,
chirurgien esthétique,
immensément riche,
écologiste,
beauf,
apprécie tout ce qui est crocs et sandales+chaussettes,
latiniste inflexible,
nourrit une passion certaine pour
les cacti,
(ft. ocs + simon fitskie)
« on dit pas des cactus on dit des cacti fdp »
Il y a un plaisir particulier à contempler l'ensemble admirable d'un lit immense aux lourds dais bleus et d'un guéridon de femme où s'entrechoquent des parfums, d'un miroir ovale festonné aux quatre coins et de murs gigantesques, et noyés de dorures.
Ce plaisir particulier est un de ceux que Xavier a toujours su apprécier pleinement, à sa juste valeur, à sa qualité première ; il est alors devenu une partie de sa personne, dans le creux-même de sa main et la continuité de chaque plissure de peau — Xavier possède si certainement ce plaisir que s'en passer lui trancherait la gorge.

Il n'y a pas un instant de sa vie où Xavier a cessé de vivre dans le luxe, dans la fortune et le baroque, et surtout pas un instant où il a cessé de s'y complaire. Il s'agit-là de la chose la plus évidente chez Xavier de Boisbleau, et celle qu'on retient le plus sûrement, sitôt qu'on a vu la dimension avide qui anime son œil en fente, le pli affamé que forme sa bouche fine, et l'accusation que portent les pointes courbées de ses cheveux à l'élan de sa mâchoire, son hideuse mâchoire pointue. Le visage de Xavier est alors son plus fidèle porte-parole, et il débâcle le même discours depuis trente-trois années, trois cent quatre-vingt seize mois et douze mille cinquante-trois jours : l'attrait de Xavier de Boisbleau pour l'argent. Il y a les fois, aussi, les fois de moins en moins rares, où il utilise le mot « amour ».

Les mains de Xavier ne sont pas faites pour donner, pour offrir ; dans une limite extrême, les mains de Xavier savent prêter, mais avant toute chose, elles édifient sa propre sécurité, dans la façon drôlement précautionneuse dont elles tiennent un porte-monnaie, un billet, un diamant, et toute cette surenchère de valeur qui lui va si bien au teint. Xavier se protège derrière l'opulence d'un nom et l'aisance de toute sa vie, et derrière le port guindé qui raidit son dos de chien, car Xavier se connaît assez pour savoir qu'il y a au tapis de sa cervelle d'inavouables besoins : de reconnaissance des choses, d'immutabilité, et une peur indéfectible des renversements soudains.

Même si Xavier savait faire autre chose que de prendre, tout de même il ne ferait que prendre, car ce qui agite Xavier de Boisbleau dans l'existence du monde est la recherche sans trêve de la possession des choses, et la jouissance qu'elle apporte — voici l'autre plaisir particulier chez Xavier, peut-être plus fort que le premier, peut-être plus formidable que son amour du grandiose : ce plaisir est celui d'avoir pour soi, de sentir contre soi, de toucher sa propriété, d'amasser des choses qu'on étiquette à son nom. Voilà pourquoi aux yeux de Xavier la possession est le centuple glorieux de l'acquisition et la détention est la séduisante ligne évolutive qu'il suit comme un chemin séculaire, voilà pourquoi à ses yeux l'argent est infiniment plus que l'argent et pourquoi il y a ce revers fiévreux dans le fond de son œil, qui salue la terre au cillement et qui ne semble jamais mourir ; Xavier marche dans l'appât du gain, la main sur le fourreau de ce qu'il a si durement gagné, comme on marche dans un sentier battu.

Si tant est que ce fut possible, Xavier ne serait que cet homme pitoyable rapatrié sur sa laideur, la vieille et sale humanité, la basse et humaine humanité, mais le bon dos de l'humanité n'est pas taillé à la main de Xavier, elle révulse infiniment la forme de ses paumes ; car Xavier n'est plus tout à fait un homme, selon ce spectacle tragi-comique ayant fait salle comble par dix fois, et qui est la lamentable existence de Xavier de Boisbleau. Avant, Xavier était déjà repoussant, injecté à la saignée de ses coudes de toutes les envies primitives et méprisables qui se donnent le droit d'exister ; désormais la vie a révisé le traitement de Xavier de Boisbleau pour que ces envies deviennent des délires, de répugnantes et maladives obsessions. Xavier est tombé malade ; Xavier est incurable, même à la racine de sa personne, sur la moelle de ses os et le récif de sa peau, Xavier n'accueille plus le cataplasme réparateur. Xavier n'a plus la tête à ça. Xavier est obnubilé.

Xavier ne voit plus le début du jour car pour lui il est semblable au début de la nuit, et il ne reconnait le début de la nuit que par le même bruit fracassant qu'il fait chaque fois en tombant sur sa tête ; Xavier est bien trop en colère pour ne pas être aveugle. Voilà ce qui fait de Xavier de Boisbleau ce si beau spécimen d'inhumain et cette si belle subsistance dérisoire : Xavier est hors de lui, et s'enrage de jour en jour, d'une rage qui ébranle bien bas le noyau de monde, d'une rage ridicule, stupide ; une humeur de gamin. Un long caprice d'adolescent.

La colère est désormais comme une sœur. Xavier ne parle pas, il vocifère, et c'est ce qui fait pleinement valoir sa redoutable habileté d'expression, l'étendue marécageuse de sa fulgurante éloquence, et très spécialement lorsque c'est pour vous insulter. Pourtant Xavier sourit beaucoup, de ce même sourire exaspérant à la courbe exponentielle ; mais voilà, Xavier est par-ici le plus détestable, et aucune des syllabes de son nom ne désigne ce qui est bon. Xavier n'est pas en vie dans ce but, Xavier n'a pas signé pour ça ; il a cessé de se vouloir meilleur. Xavier ne serait plus que l'ombre de sa terrible fortune et de son superbe château, s'il n'était pas si ignoblement conçu ; Xavier enfin n'a jamais été très intéressé par les idéaux perchés haut comme les nuages, dans le champ visuel direct des héros ; on ne peut pas en faire grand chose quand on est trop bas pour les atteindre.

Xavier s'est repu par cuillères du dégagement du profit, inassouvissable, et l'a cultivé au fond de sa gorge, dans un jabot enduit de cette sécrétion conservatrice, cette graisse qui garde du froid ; Xavier est devenu et malhonnête, et falsificateur, et hideusement habile. Mais il faut s'en rendre compte, et il faut s'en souvenir, car à défaut d'être gentil et à défaut d'être aimable Xavier est joliment distingué, et joliment civil, et a cette voix profonde si belle à écouter ; dès lors sait-on que Xavier ne fait que tricher, c'est cette voix qui transmue sur sa langue, c'est cette bouche qui s'ouvre sur une fournaise, infantile, provocatrice.
j'ai vu la peau bondir comme le myocarde l'a fait dans sa cage thoracique,

j'ai vu le soulèvement infinitésimal auquel s'est prêté son sourcil, et j'ai entendu le souffle s'accélérer et se déchirer plus aisément qu'une membrane, puis se calmer, par un contrôle effrayant, vomitif,
il y a eu la tonalité qui a chuté comme tout s'est écroulé d'une falaise, quand son mensonge est devenu criant et m'a poussé au bord du vide ; il y a eu les tendons qui se sont laminés sous l'épiderme, à force de tirailler, de se dilater. c'est ce bordel de détail qui m'a coupé le souffle, voilà, j'ai eu peur,

il y a eu le fracas de tous les diables quand ses molaires se sont abattues contre la rangée de dents inférieures, pour remâcher une phrase pensée et un mot fallacieux,

et j'ai vu, oh mon dieu j'ai vu la contraction de sa mâchoire, horrible, qui a fait ce crac retentissant, et qui a ravalé la colère dans le fond confiné de son gosier, et la réflexion paniquée et liquoreuse qui a envahi sa cervelle comme un raz-de-marée, mais plus boueux que ça,

et cette veine affolée qui a troué le grain acnéique de son cou d'un long vers bleuâtre et tuméfié sais-tu, sais-tu seulement comme c'était immonde, que j'ai voulu m'enfuir si loin,

je suis resté, mais maintenant je veux te voir,
se voit-on demain ?

(extrait de la cinq cent soixante-treizième lettre de xavier à sa première femme, alizée)
tricheur / avare / sagace / malhonnête / obsessionnel / engagé / matérialiste / affecté / colérique / impatient / snob / vaniteux / observateur / ironique / agressif / énorme rageux / très mauvais perdant / égocentrique / maniaque / vieux jeu / constamment sur le pied de guerre / incroyablement puéril / est un gamin malgré la trentaine passée / appliqué / éloquent / emphatique / excellent orateur quand il est calme / quand il s'énerve, dévoile le potentiel de son absence tragique de maturité / (à coup de "ntm pd") / défiant / soigneux / horriblement radin / paraît collet monté / mais n'a en fait aucun respect de la bienséance / dors mal / sourit beaucoup / bavard / opportuniste / frénétique / détestable / hargneux / rancunier / dévergondé / stratège / curieux / intéressé / zéro pudeur / audacieux / jaloux / mais est du genre à sortir "jsuis dans mon jacuzzi" toutes les cinq minutes et dans le seul but de faire rager / par-dessus le fait d'être un beauf, il est aussi le point de rencontre de tous les clichés français qui existent et qui n'existent pas
« vous mériteriez une retape au niveau des joues. »
le huit juin 2015, Monaco


Au diable cette ville infecte, je te dis, et tous ces vieux fantasmes qui croulent comme de la merde aux portes de son jardin exotique et de son stupide palais.

Je n'en peux plus. les monégasques ont ceci d'extraordinaire qu'ils savent t'abattre dans la nuque leur obséquiosité de caudataires, en te sollicitant à coup de hurlements de porcs ponctuels, émis de belle façon, si tu les entendais. voilà, je t'explique les façons de survivre au sein de ce si beau purgatoire : il faut fuir sur le bout extrême de la falaise, au flanc droit du pays, et endurer quelque violence en s'y rendant, car les pierres sont là-bas d'une agressivité rare, et tentent de toutes les manières possibles des approches offensives de ta personne.

J'évalue donc les chances que cette lettre se remplisse proportionnellement de sang et d'encre, au fur et à mesure que j'écris. les chiffres sont alarmants, comme toujours. je suis là, le pied au-dessus de la mer et la papier au-dessus de la planète, pour ne pas vomir par-dessus le bord de ma bouche. j'aime le vertige, ris si tu veux.

L'odeur est atroce. la mer fait un son d'égorgée, et je vois macérer la roche friable dans de répugnants bouillons. je rends les armes, c'est dit : je perds racine. je ne quitterai plus Paris, l'air froid qui se dissipe sous le ventre de ses ponts ; rien qu'en parler, je pleure. je hais la mer. je crève, je chiale.

Il faut m'imaginer, Alizée, affaler ma voile de jeunesse aux portillons de cette principauté nauséabonde, et planter vergue et bôme dans la terre grasse du pays comme un drapeau de perdition. voyons la jolie fresque que ça donne. je suis perdu. je déteste ne pas être à la maison et je déteste ne pas t'avoir dans mes bras. tiens, voilà que je te promets une chose : je serai de nouveau à Paris dans vingt-quatre jours à partir d'aujourd'hui. attends-moi un peu encore, avant de retourner à Orléans. j'aimerais. je t'en prie.

Que fais-tu, alors ? tu passes si bien sous silence tes activités que j'ai tendance à les oublier, ou alors à les aborder en post-scriptum fugaces ? c'est malin de ta part, et de tes mystères de fille. ce n'est que de toi que je reçois de tels entrechocs, pour creuser le renfoncement de mon cou. moque-toi, c'est tout à ton honneur. voilà sept ans qu'on se connaît, c'est bien honteux de ma part de ne rien comprendre de toi.

je t'embrasse,
X. de Boisbleau.

(soixante-dixième lettre de xavier à alizée)


***


le vingt et un septembre 2018, Paris


Ma chère amie,

C'est navrant, comme j'aimerais te voir comme toi tu aimerais me voir, sans que je puisse venir te voir ni que tu puisses venir me voir. je finirais par m'enfuir, figure-toi ça, et venir longuement t'embrasser. tu sais comme j'aime le goût de tes joues, et le goût de ta nuque ? je suis là à le humer, je m'en repais, je l'aime. je me sens misérable.

Dis-moi quand je pourrais me sauver d'ici, et si je peux dormir chez toi, car on m'a privé de tout répit. les études me foutent une fièvre de chien. je n'aime plus le corps humain. je rancis, si tu me voyais. ce n'est pas que moi, mon dieu, si seulement, si seulement : ça calanche, par ici. désolant. on me laisse sur une touche à l'autre bout du monde, enfin ! la fatigue dégueule de partout, et elle est abrutissante ; la mère de ma mère devient stupide, et rachitique, tu peux me croire. je sais pas si on cherche l'espoir, mais le mien est déjà dans l'angle mort que je ne contournerai plus.

Il ne faut pas y penser. je ne ferais jamais de deuil. j'ai horreur des morts, et de même je n'en peux plus de la voir en vie. je la touche, et sa carcasse a la fermeté de tous ses chymes, et si je me tiens à côté d'elle, j'entends dans son ventre de grès le vacarme à vomir que font le bataillon de ses intestins. faut-il chercher dans son vieux corps de femme le dernier organe dont le mouvement vibrateur est au moins égal à celui de la vie ? il n'existe pas.

J’exècre maman de pleurer. regarde, Alizée, je sais faire pareil, je sais pleurer pour les morts. merveilleux. je pleure toute l'horreur du monde et vomis toute la possible douleur nageant dans ma cervelle. je pleure bien longuement en m'inclinant bien bas devant les tombes.

Risible. ridicule, scurrile. admirable.

Je fuirais l'enterrement, pour venir embrasser ton visage, si beau. je l'aime, j'aime le grain de ta peau quand il se soulève sous le mien, j'aime tes lourds cheveux qui pèsent sur ta nuque et sur l'envergure de ton front, et qui s'écroulent infiniment lorsque je m'avance à les tenir. j'aime tout cela et je t'embrasse.

porte-toi bien,
X. de Boisbleau.

(deux cent unième lettre de xavier à alizée)


***


le quatorze novembre 2018, Paris


Ordonnons notre vie pour que rien d'hideux ne s'y introduise. mamie est morte. je suis à l'église, présentement. le silence est si lourd, que ma voix lui donne une palpitation plus sépulcrale que celle d'un cœur humain, il est si lourd qu'il s'est fait suprême, qu'il est au bout de chaque mot et revêt le fond de chaque clameur. Jean-Sébastien Bach est d'une impuissance létale, et j'entends Aria comme un insoutenable larsen. le prêtre m'accable en trente-six coups de boutoir et en huit pages de psaumes.

On se prosterne en action de grâce. je veux partir. je ne veux aller nulle part. je veux partir vers moi-même, ne plus rien écouter, ou sinon ta peau et son frottement sur la mienne, le tour de tes bras qui incendie le froid.

Je vois ma mère pleurer et suinter de tous ses sucs, et je cherche à savoir dans quelle mélasse ira macérer ses rachis, après que ce chagrin pestilentiel l'ait noyée par tous les pores. je cherche ma mère, en traînant au tapis de mon abdomen l'impression d'être un animal. je cherche tout ce que je peux dans son regard suraigu, mais j'ai peur de la cataracte d'une stupidité profonde, et de la merde qui en découle.

[...]

J'oublierai agnus dei. j'ai fini de prier. j'apprends la substance, le réel, le vrai, les vibrations de vie, le rythme du poumon, le chute des anges, le présent, le vif, l'existence, le mouvement du sauvé. je suis sauvé, rempli de certitudes. je veux que tu les sentes.

viens me voir cette semaine, je t'en prie.
je t'embrasse infiniment,
de Boisbleau.

(deux cent septième lettre de xavier à alizée)


***


le vingt-six février 2019, Paris


Ma chère amie,

Enfin, cesse donc d'être d'humeur ! sérieusement. oublions les disputes et les derniers baisers. c'est plutôt toi qui reste sibylline. cela fait trop longtemps que je n'ai pu te voir comme je devrais pouvoir te voir, que tu ne m'as pas vu comme tu devrais pouvoir me voir. je désapprends ta beauté, si ça continue ainsi.
ne t'en fais pas. je mens. tu es belle. tu es belle, Alizée. tu es belle ; Alizée. quand nous voyons-nous ? j'engage à m'endetter aux nuits de sexe, si tu viens me fermer les yeux tous les soirs.

C'est une blague de mauvais goût, ne hurle pas. de vrai, je ne tiens plus de ne pas te voir. viens m'embrasser. et tiens, j'ai une nouvelle à t'apprendre : j'ai un patrimoine monumental qui roule au bout de mon doigt, à l'heure où je t'écris. il s'agit d'une clé, Alizée. tu sais ce que c'est. que dois-je en faire ? c'est l'héritage. dans la Loire. je te jure, ça me contente.

Profitons-en, que dis-tu de ça : allons-y ensemble. j'ignore comment c'est, nous verrons cela, nulle importance ; de chez moi c'est chez toi aussi. je viendrais te chercher, dis-moi vers quand ; enfin, soyons à la gare tôt dans la journée, pour ne pas traverser cinq hectares dans le noir. c'est l'hiver, on oublierait presque.

tu auras le double des clés d'ici une semaine, donc.
tout à toi, et avec mon amour,
X. B.

(deux cent dix-neuvième lettre de xavier à alizée)


***


le douze mars 2022, dans le Val de Loire


je ne sais plus me perdre dans tes bras. tu es bien trop insaisissable pour ma pauvre stupidité, je te l'ai dit. tu voudrais venir demain ? tiens, devine : je te dirais encore les mêmes choses, peut-être pour voir tes joues rougir ; peut-être parce que je t'aime, ou que je veux de tes lèvres sur les miennes. tu as ça de beau, dans la distance dynamitée par la rousseur de tes cheveux, et dans la fuite infinie et exaltée de ton corps, et dans ton souffle devenu latent au mien car il a tant touché ma peau ; je veux de ton rire dans le creux de mon oreille, simplement pour l'écouter, et de tes seins dans la chute de mon dos, et de mes mains dans tes reins larges et ronds. les mêmes choses encore, alizée, et aussi ! si tu veux bien, de longs baisers douloureux sur ta poitrine.
attendons-nous.
x.

(cent quatre-vingt-quatorzième billet de xavier à alizée)


***


le sept janvier 2023, Paris


[...]

Mais voilà, que je t'explique quelque chose : tu déménages, en effet ; cependant, je me taille de l'endroit, et je te suivrai immédiatement. tiens, pense un coup, imagine, appréhende. il n'y a rien à chercher car il n'y a rien d'autre qui soit possible, et il n'y a rien à soulever. nous irons tous les deux. ne conteste pas, je t'en prie. j'en serais malade.

Quand dois-tu partir ? si tu as le temps, prends de l'argent à la maison, tu es tout près. le temps que je te rejoigne, et si tu en as besoin. voici une idée : je te prête tout ce qui te fait envie jusqu'à mon arrivée, et j'arrangerai le reste par la suite. ou veux-tu que nous partions ensemble ? je te délaisse tout le choix. on emménagera, ce sera comme en France. tout ce que tu veux.

Nous voyons-nous vendredi ? je dois t'offrir quelque chose. je t'attends longuement avec mes roses de saadi. accessoirement, j'empaquette une trentaine de mannequins en silicone nauséabond dans une superficie de papier kraft tenant de l'hectare. tu m'aideras à voyager léger ? ce sera effrayant, à New Haven. on en tapissera les murs, si esthétiquement, c'est de ton goût.

Je plaisante, voyons nous dans six jours. j'attends tes baisers comme j'attends un phénomène, et de te couvrir de mes roses. respires-en sur moi l'odorant souvenir.

j'attends ta réponse.
d'infinis baisers, et toute la tendresse du monde,
de Boisbleau.

p.s. tu en auras pour quelques dizaines de piles de croquis de squelettes humains et autant de maquettes de seins tubéreux. nous pourrions les revendre si un soir on se retrouvait sur la paille, car on dit que tout peut arriver, aux États-Unis. c'est ce qui s'appelle, Alizée, avoir un as dans sa manche.

(trois cent quatre-vingt douzième lettre de xavier à alizée)


***


le quatre juin 2025, dans le Connecticut


Chère Alizée,

Voilà longtemps que je n'entends plus rien de toi. enfin. le papier me fit peur, un temps ; pardonne-moi. nous allons mieux, nous irons mieux. j'oublie l'odeur de ton parfum. je chiale.

Comment te portes-tu ? ne pourrais-tu pas être plus rassurante, ah, sérieusement ! tu me laisses dans l'inquiétude depuis cinq mois. c'est toujours ainsi. j'ignore où tu t'es encore fourrée, à camper entre deux sommets de l'Oregon, ou je ne sais où dans l'Idaho. il faut que nous nous voyions. dis-moi.

Je suis debout sur une jetée de souvenirs, si tu me voyais, j'ai honte. pour ma défense, je te dirais que voir le corps nu de femmes ménopausées m'assène sur la tête un de ces coups redoutables qui te laissent assommé des soirées entières. encore, désormais, tout va bien ; dans quatre ans, tu pourras me dire adieu.

Je m'écoute penser et j'entends ta voix. c'est effrayant. je vois du sel, de l'écume, du sable, des galets striés pour tracer des chemins secrets ; c'est plus beau qu'à Monaco, crois-moi. j'ai ce tressaillement peiné qui m'ordonne de ne pas rester là. peut-être qu'il est tard, tu sais, dix-huit heures passées. peut-être que je dois rentrer à la maison.

Fous-toi de moi, si tu veux. tu me manques. veux-tu repasser chez moi, un jour ? ou n'importe où, où tu as envie. je te dirais ce que tu as envie. nous ferons ce que tu as envie. j'éteins cette mémoire immobile, et souveraine, intronisée en quatre coups d'état. je guette ton retour. ici, personne ne vient, il n'y a pas de traces dans le sable, il est nu et glabre, et le rivage lisse comme une joue de fille.

Le chemin côtier ne mène à rien, je l'ai emprunté tout à l'heure ; il mousse d'algues et de sel, s'arise en forme de boucle, se noie dans la mer. il faudra que je t'y emmène, c'est amusant. on se prend les pieds dans des aussières périmées et des cordages naufragés, on se blesse sur des espars de bois, et il y a au moins mille huniers égarés qui voilent l'eau sur la surface. tu aimeras, comme c'est joli.

prends soin de toi.
X. de Boisbleau

p.s. il faudra que tu me rappelles le nom de ta femme, je t'avoue l'avoir rapidement oublié. il faut me pardonner, c'est qu'il n'est pas aussi beau que le tien.
p.p.s. j'espère qu'elle va bien, accessoirement.

(quatre cent quatrième lettre de xavier à alizée)


***


le vingt-cinq juin 2028, Arizona


Pas que j'aime particulièrement râteler les femmes, mais comment te dire que j'ignore totalement si j'ai honte ou si je suis fier de mon second divorce. je finirais très probablement homosexuel ou pédéraste dans quelque endroit de Californie, qu'en dis-tu ?

Restons ironique, et ne m'engueule pas. c'était une blague. comment vas-tu ? je serais dans l'Idaho la semaine prochaine, que dis-tu de ça ? en attendant, je t'écris dans la mi-gorge caniculaire de cet abrupt canyon ; c'est la fournaise, je t'assure. je cuis, de brûlures volatiles, de picotements de sueur qui me paraissent délicieux. ça ne dure qu'un instant, c'est drôle.

Le sentier m'a charcuté les talons, il va falloir que je me soigne. tout compte fait : j'esquive la ville jusqu'à nouvel ordre, et je me taille des alliances. peut-être était-ce de ma faute, ce coup-ci ? par-ailleurs, j'ai dû perdre de l'argent.

Oui, franchement, c'est à éviter. mauvaise idée que tu as, de te remarier. je te pensais plus raisonnée. vous vous voyez toujours aussi peu ?

enfin, je t'embrasse, ce fut rapide,
de Boisbleau.

(quatre cent soixante-dix-septième lettre de xavier à alizée)


***


le dix-huit mars 2031, New Haven


[...]

J'ai perdu l'esprit. pardon, pardon, pardon, pardon. j'ai eu peur. maintenant, il y a des crevasses dans le visage des gens, des précipices dans leur cou qui s'ouvrent comme des bouches, des veines qui surgissent sous la peau, et qui ressemblent des serpents, il y a des gouffres dans les trigones carotidiens, des abysses supra-claviculaires, la peau s'élève comme un vallon, un vallon hideux, il y a de la boue entre deux lèvres, il y a des étirements de mensonges, des claquements de colère, des dilatations de scepticisme, il y a

oublie. quelle importance. c'est sale, c'est laid, quelle connerie. il faut que tu me parles, car j'entends des combats de chiens dans la voix de tous. tu demandes ce que c'est ? c'est dégueulasse. c'est à vomir, les tremblements, les tics, les tocs, les violences intérieures, celles passagères, celles qui n'ont pas de fin et qui suivent juste leur cours comme des ruisseaux, des chemins de pénitence, des rails de fer, qui descendent en rappel sur les pentes membraneuses ; oublie, viens me parler vendredi.

de longs baisers, vraiment ;
x. b.

(cinq cent soixante-quinzième lettre de xavier à alizée)
je m'autocongratule depuis au moins trois heures d'avoir enfin avancé dans ma fiche ptdr j'ai honte. on m'appelle osbwrn en général mais va pour xavier c'est bon enfant. en tant que personne je suis un beauf de type de boisbleau et j'apprécie tout ce qui traite du cactus. en me relisant j'ai l'impression que xavier est un perso drama alors qu'à la base nn donc prenez tout au second degré svp les mecs. si vous me cherchez allez dans la foret je suis assez souvent trouvable en pls en haut d'un arbre, bisous
(html) osbwrn;

Messages : 182
Date d'inscription : 12/03/2017
Adelbert Zimmermann
rouge
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Comme tu es en déni de ta thèmesong, je pense que c'est une bonne idée de te la rappeler. AILLE AILLE AILLE. OUILLE. DANS LEUR PORTEFEUILLE, IL Y A DES CACTUUUU-U-U-USSSS !!

Sinon, je ne te dirais jamais assez à quel point ton personnage et ta fiche sont fabuleux. Tu me vends du rêve, genre tout concorde et Xavier est tellement complet dans sa façon d'être. Parce que ce n'est pas qu'un troll beauf et rageux, mais bien plus que ça. Avec la french touch, les "petites beautés au niveau des joues" (en vrai, s'il était pas aussi inoffensif qu'un mouton, j'aurais commencé à reculer) et tout.

Bref, j'ai tellement hâte de lire ton histoire et de te voir à l'oeuvre sur le forum. ♥ Bienvenue, bb cactyous !
Messages : 204
Date d'inscription : 22/03/2017
Zeno J. Clark
rouge
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Mer 29 Mar - 21:56Zeno J. Clark
rouge
kk. C'est quoi tous ces gens fab là ? jpp.

Ton code ? J'adore un truc de fou. Il est magnifique, je suis fan comme pas possible. ((putain si seulement le code me prenait pas trop la tête, je voudrai faire dans le même genre jpp //crève))
Ton perso ? ... je. déjà sache que j'aime te lire. putain tu écris bien ((en plus de savoir coder, help pls faut arrêter le talent mdr)) et... jpp de ton perso, voilà.
J'ai plus les mots, ça y est mdr.

BREF BIENVENUE VOILA ♥
& VITE LA SUITE.
Messages : 88
Date d'inscription : 28/02/2017
Localisation : Canapé
Jung-Myeon Hyeon
rouge
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J'ajoute ma pierre à l’édifice... ou plutôt mon cactus LOL PTDR TROP RIGOLOTE LA FILLE BIENVENUE BG CE CODE EST MA-GNI-FIQUE
Et quelle plume de fou ohlala c'est un plaisir de te lire
Ton perso est un sacré petit con garnement gnn j'aime trop <3 j'ai hâte de le voir martyriser la population de New Haven à coups de remarques acerbes et d'exhibition qui sait Also le coups des clichés sur les français m'a tuée omg. Genre j'imagine Xavier avec une petite marinière un petit béret sa baguette de pain sous le bras en mode "y'a quoi maintenant ntm"

Bienvenue héhé bon courage pour la suite de ta (superbe) fiche !
Messages : 165
Date d'inscription : 03/03/2017
Sakura Aoki
rouge
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Jeu 30 Mar - 14:52Sakura Aoki
rouge
COUCOU ET BIENVENUE !!! shake

Je dois t'avouer que j'ai des yeux de caca et j'ai dû zoomer à mort pour lire. ;;

Mais après lecture, j'en ai le souffle coupé. Tu écris tellement bien, j'ai été mis en pls au bout de quelques phrases. On ressent tellement de colère dans ce personnage et j'aime les persos colériques. Pourtant il garde le sourire, ça le rend encore plus intimidant et détestable pfffrt.

ENFIN. Bonne chance pour ton histoire, je suis sûr que tu nous pondras encore des merveilles. ♥
Messages : 74
Date d'inscription : 28/03/2017
Nico Berkley
bleu
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Jeu 30 Mar - 18:32Nico Berkley
bleu
Alors j'entends parler de toi (je donnerais pas de noms huhu ) donc forcément faut que je vienne voir. Et ooooh merveille. Je crois que je reconnais ce style graphique/codage et vous m'faites bander marielle huhu
Donc cette fiche m'en mets plein les mirettes, d'un point de vue esthétique certes (bon tu niques un peu les yeux mais t'es trop radieux) mais aussi tes mots, c'est envoûtant comme un serpent (j'arrêtes les rimes plates promis). en plus t'es riche donc je vais t'approcher INRP huhu

DONC BIENVENUE écris vite cette histoire on bave en attendant. Voilà.
Messages : 16
Date d'inscription : 17/03/2017
Xavier de Boisbleau
bleu
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ptdr les mecs dsl je viens de pop sur des bouts de phrases du caractère qui ont sauté lâchement et que j'avais PAS VU la lecture devait être bizarre................ carlodab

adelbert dans le déni DANS LE DENI AS TU DIT mais j'assume totalement que racontes-tu encore ^^^^^^
♥♥♥ je t'aime t'es adorable tkt xavier ne ferait pas de mal à une mouche en vrai mm si tout le monde en doute jpense (moi aussi d'ailleurs)
je t'aime on se voit autour d'un verre de vin rouge aller

zeno euh omg comment tu m'as fauché par derrière avec ta gentillesse là what le coup de chaud m'est monté aux joues avec la célérité de la lumière
merci pour ton post d'amour je t'embrasse sur les deux joues comme ça
Citation :
jpp de ton perso, voilà
et t'as choisi la bonne voie pcq je vais t'avouer un truc xavier porte des marcels qu'en dis tu ?????? je suis sûr tu t'en doutais jpense c'est ce qui me fait le plus mal en vrai BREF BISOUS ♥

jung j'avoue j'ai menti en disant que j'assumais ce themesong si tu m'entends jung-myeon hyeon vient recueillir l'eau de mes larmes stp
à part ça omg je t'aime avec toute la passion du monde t'es trop adorable + le béret la baguette mais décidément tu as en plus de tout ça saisi l'essence-même du personnage......... ptdr
gros bisous merci pour tout ♥♥♥

sakura on me l'avait déjà signalé omg du coup j'ai foncé le truc mais c'est ma réso de bâtard qui me permet pas de me rendre compte si ça passe bien ou pas...........pardon pour la lecture pénible reçois mon amour inconditionnel en dédomagement stp sakura aoki
tu es un ange merci pour tout eeeeet je t'aime et je te l'avais déjà dit en mode agression sur la cb y'a qq jours je crois ??? mais ton perso c'est la beauté et toute la douceur du monde xavier te bénis voilà
merci encore <3333

nico cette esthétique fluocaril hmmmmmmm je sais que tu apprécies
nn je rigole je suis désolé pour tes yeux, vu qu'on me le signale même après changement je vais essayer d'arranger ça tout à l'heure aller
bon c'est bon je sais qui t'es je propose que l'on tente entre nos persos un rapprochement très close basé sur la recherche du profit et l'amour de l'argent c'est tout à fait rentable ne penses-tu pas
ENFIN BON merci pour tout que la force soit avec toi ♥♥


JE TENTE UN AVANCEMENT DANS MA FICHE CE WEEKEND j'ignore seulement s'il s'agira d'un échec ou d'une victoire
je vous embrasse tous
Messages : 38
Date d'inscription : 25/03/2017
Roger Sandmann
rouge
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Mer 5 Avr - 16:24Roger Sandmann
rouge
Je pensais que j'avais posté mais nn comment te dire que je suis in love de Xavier ???
il a l'air tellement épicé que les rp promettent d'être piquants
il a un caractère explosif on dirait mais c'est ce qui est bon
(je parle même pas de ce codage + l'écrit)
BIENVENUE
finis vite
Messages : 16
Date d'inscription : 17/03/2017
Xavier de Boisbleau
bleu
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roger roger doux jésus tu
tu me fais
stare
je ne sais trop que dire ça me fait particulièrement PLAISIR venant de toi avec ton perso splendide, et cool, et merveilleux stp
merci merci merci mon dieu

cette fiche est finie, enfin. je ne conçois pas moi-même cet accomplissement
pardon pour le retard argh
Messages : 35
Date d'inscription : 21/02/2017
Localisation : .
Batman
PNJ
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Mer 12 Avr - 14:28Batman
PNJ
BIENVENUE XAVIER
Que dire ?? Xavier est détestable dans son caractère, dans ses manières, dans ses envies et pourtant je l'ai trouvé si humain et si touchant ?? J'ai beaucoup aimé cette histoire sous forme épistolaire, Xavier qui met ses mots à lui sur ses sentiments avec une subjectivité évidente et sublime et sa relation qu'on devine avec le monde, sa famille et Alizée. Xavier est riche, égoïste, radin, et pourtant il est prêt à tout donner (et donne tout) à cette femme qu'il aura aimé toute sa vie.... comment ne pas adorer ???? Sans parler de sa pilule, avec sa description médicale, graphique, tellement qu'on en frôle le malaise... Je suis tellement contente que tu sois venu ici ! Redécouvrir ta plume avec ce nouveau personnage s'annonce un plaisir de tous les instants et j'ai vraiment hâte de voir comment ton monstre cupide va se mêler à la vie (pas si) paisible de New Haven, et ce que sa nouvelle capacité va lui apprendre sur les autres et peut être sur lui-même.

J'espère qu'on aura tous le plaisir de voir Alizée un jour !!

   Toutes mes félicitations tu rejoins le hall des plus bgs. Tu peux donc aller recenser ton avatar  ICI, ton irl ICI, ton don par là et pourquoi pas créer ta fiche de lien par là. Et le plus important tu peux désormais crâner devant tous les roses non-validés du coin (& leur donner envie de faire leur fiche) et aller RP et faire une demande ici Suffit de commencer un nouveau sujet et de remplir le formulaire.
    DES BISOUS ♥
Messages : 38
Date d'inscription : 07/04/2017
Mille K. Flemming
rouge
avatar
Je passe en clandestine puisque c'est nécessaire.
TU M'AS TRANSPORTÉE. (un peu comme dans la séquence finale de Lucy mouh ;;) C'est comme si tu étalais impunément un merveilleux trésor sur une grande table, ou, mieux, une belle carte en vieux et précieux parchemin et menant à ce trésor. Et tout y est: la gestuelle électrisée et électrisante, les doigts qui courent empressés le long des  ramures, la bouleversante majesté, que dis-je impériosité, et puis ces quelques fantaisies, ces enfantillages, ces caprices, ces impétuosités qui font l'originalité et la beauté de Xavier, et ça fait sourire de le voir enhardi ainsi d'un tout comme d'un rien, puis se saisir méthodiquement d'un fait pour le dépecer jusqu'à la moelle comme pour la science et la prospérité, c'est du slow-mo un instant et puis ça cavale à toute allure la seconde d'après, il y a cette méticulosité, et en même temps cette hâte qui ne saurait s'encombrer de prudence et de maniques, cette fébrilité d'appartenir, puis ça file entre les doigts et ça veut ou se répugne à tout posséder, détruire, cisailler, finalement on sait pas si on l'aime bien ou si on le hait. MAIS IL LAISSE PAS INDIFFÉRENT ÇA C'EST CERTAIN. Tu sais déjà ce que je pense de ton écriture, c'est un souffle de vie, et en même temps je manque de m'étouffer tellement c'est beau. ÇA FAIT PLAISIR. Bref, je t'admire.
Messages : 16
Date d'inscription : 17/03/2017
Xavier de Boisbleau
bleu
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je me dois de poster pcq vous êtes tellement des amours svp j'etais en pokerface devant votre gentillesse genre "what srs
batman tu me rends très très fragile tu sais ça + merci infiniment pour cette validation et ton adorable message + je suis DOUBLEMENT HEUREUX pcq j'ai eu du mal à bien avoir ce sale gosse dans les doigts hhhhuh MERCI ♥♥
chère mille je suis sans voix stare stp ton commentaire m'a laissé en pls sous le bureau tu es trop trop trop douce et adorable, et je complexe présentement sur moi-meme pcq tu décris xavier mieux que moi mdrrr et qui plus est d'une manière tellement jolie et charmante je meurs ET JE SUIS JOIE que tu ais bien aimé bref prepare-toi à une violente agression de ma part pour un lien uknow pcq mille est fabuleuse mais curieusement venant de toi je ne suis pas surpris. JE T'AIME MERCI 1000x POUR TOUT ♥♥♥

j'oubliais
@batman a écrit:
J'espère qu'on aura tous le plaisir de voir Alizée un jour !!
ptdrrr tkt pas pour ça

des bisous
 
PILOSOCEREUS PACHYCLADUS
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