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“{ A S C E N S I O N } •• Bilno”

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Zeno J. Clark
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Jeu 30 Mar - 1:00Zeno J. Clark
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Il y a une rencontre,
un regard et un
I N S T A N T
alors je me retrouve à te
courir après comme
S O U V E N T.
Et j'ai cette désagréable sensation
de toujours courir après les
G E N S.

Billie. C'est un nom, mais surtout un visage. Celui d'une ado qui se laisse porter par le vent. Ce vent contraire selon les gens. Du haut de ses dix-sept ans, ses pas vagabondent dans les ruelles sombres de cette ville bien différente. Ils errent encore et encore jusqu'à trouver une chevelure verte. Celle-là même qui a songé à cet instant qu'elle devait être aidée. Tendre la main pour la relever, c'est la sensation que cette personne avait. Et lorsque tu te souviens de cela, Zeno, un bref sourire arbore tes traits. De ceux qui définissent ce que l'on nomme, la honte ou bien la gêne. Parce qu'elle n'avait pas besoin de toi, Billie. Quelque part, elle a l'air bien plus confiante que toi, bien plus droite dans ses godasses, bien plus armée à affronter ce monde. Pourtant, tout cela partait d'un si bon sentiment qu'il existe encore une relation pour vous lier aujourd'hui. Dans les effluves de sensations de cette ville, de ce monde, tu as accroché son nom dans un coin. Dans un coin de cette tête bordélique au possible pour être certain de ne jamais l'oublier. Et tu as gravé ses traits clairement, son visage et le moindre détail de ce qui fait de Billie ce qu'elle est. Alors au milieu de tout ces gens, de toutes les foules que tu puisses croiser, tu saura la reconnaître encore une fois, une nouvelle fois.

Je ne cherche pas à
envahir ta vie,
B I L L I E
seulement à te tendre
la main même si tu n'as peut-être pas
B E S O I N.
Il y a pourtant ce sentiment
que tes « amis » ne soient pas les
B O N S
qui me hante.

Visages flous. Ruelles sombres, délabrées qui se ressemblent. Odeurs fortes qui ne cessent de te prendre au nez. Voix trop fortes, trop graves ou aiguës. Le bordel. Capharnaüm dans tes idées décousus. Tu ne sais plus où tu es vraiment, Zeno alors que ce mur est devenu à présent ton meilleur ami. Une amitié forte et infaillible, il ne peut pas te laisser tomber, c'est vrai. Et dans ce délire que les nuits blanches ont encore provoquées, tu ne fais que songer à ce que tu aimerais lui dire. A Billie, oui. A cet instant précis tu aimerais l'avoir sous les yeux pour lui dire tout ce qui te passe par la tête la concernant. Tout ce qui semble te déranger comme si cela te donnait le droit de te mêler de sa vie. Zeno, tu sais bien que ce n'est pas une bonne idée, mais tu ressasses trop pour pouvoir garder cela caché. Tes orbes fuient le moindre recoin de cette ruelle, s'accrochant à ce mur que tu aimes tant. Les pas arrivent déjà pourtant, des pas qui te vrillent les tympans. Ils te semblent bien trop forts, trop présents, trop irritants, grinçants, c'est affolant. « Putain !! » un mal de crâne s'insinue plus fortement d'heures en heures depuis la veille. Liquéfaction du cerveau, fourmillement de lames de rasoirs, c'est ainsi que tu ressens ton entité à cet instant, mais ton regard se relève. Et... « Billie ? » était-ce inconscient ou bien une destinée, un hasard ? Elle se tient devant toi et tu songes, regardant ton environnement. N'est-ce pas par ici qu'elle dessine dernièrement ? Un bref rire passe tes lippes. Tes pensées t'ont guidées, Zeno. « Tu tombes bien... je te cherchais justement ! » lentement ta main vient frotter vainement cette tempe qui te lance, qui t'arraches la tête comme on dirait couramment et tu n'essayes même pas de te relever. C'est peine perdue à présent, tu ne sens plus tes jambes bien trop lourdes. Pathétique. Tellement pathétique.
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Billie Blakely
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Jeu 30 Mar - 20:14Billie Blakely
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{ A S C E N S I O N }
943 WORDS
PV. Zeno
Avec Billie c'est toujours des nuits bien remplies. Ces genres de soirée où l'on pourrait tout autant passer son temps statique à un seul et même endroit, mais aussi bien des temps à gambader aux travers de la ville. Parce qu'avec Billie, au final, il y a toujours un petit quelque chose à faire, à entreprendre. Ou bien même à terminer. Alors Billie elle se laisse juste traîner, part de sa maison avec une tête vide de toutes idées. Elle y part rapidement, sans faire un bruit pour ne pas que ses parents l’attrapent. Pour éviter qu'ils lui répètent qu'elle ne devrait pas sortir à cette heure-là, que ce qu'elle s'apprête à faire est sans doute mal et dénué d’intérêt. Que les personnes qu'elle compte rejoindre ne l'aideront en rien. Mais pourtant, Billie elle se demande comment ses parents peuvent savoir tout ça. Comment ils pouvaient tous savoir que ce qu'allait faire Billie, n'était juste, pas bien, alors que même Billie ne savait pas ce qu'elle allait faire ce soir.

Parce que Billie elle était un peu comme ça. Spontanée sur ses sorties. Elle prenait juste son sac à dos et poussait la porte de sortie. Une sensation de liberté lorsque le vent passe dans sa chevelure bleue. Et c'est toujours à cet instant que Billie sait qu'elle n'en a plus rien à faire. Alors elle claque la porte de la maison. Comme pour signaler son départ finalement, peut-être pour les inquiéter un peu. Sauf que Billie, elle n'attend rien. Rien de leur part, rien de la part de personne. C'est sûrement pour ça que la porte a tout juste le temps de se refermer que Billie est déjà au bout de la rue. Sans doute pour ça que ses parents ne réagissent plus vraiment, plus aussi rapidement qu'avant. Ils doivent penser que leur douce Billie a juste besoin d'air. Besoin de penser à autre chose qu'au suicide de son oncle. Mais c'était pourtant clair qu'ils n'allaient pas en rester là et que lorsqu'elle rentrerait la Billie, elle en aurait pour son grade. Lorsque la lune cherchera déjà à disparaître, lorsque Billie n'aurait plus de raison, plus de but dans cette vadrouille nocturne. Lorsqu'elle sera obligée de revenir sur ses pas.

Alors Billie elle court, elle marche, elle trottine. Elle se balade sans but évident guettant, imaginant. Elle se perd un peu dans sa tête Billie. Attendant que tout se présente devant elle. Si ses amis sont de sorties, si elle doit tomber sur telle ou telle personne ou bien si elle doit s'arrêter dans un magasin ouvert… Ses pieds la guident bien plus que son cerveau. Parce qu'en vérité, si Billie pense bien à d’innombrables choses, son chemin n'y est clairement pas. C'est un peu ça Billie. La façon qu'elle a de découvrir, de tomber au bon endroit. Elle traverse les grandes rues et d'autres biens plus petites et inquiétantes, elle se faufile entre ces biens plus grands qui sont de sorties à ces heures-ci. Et comme par habitude maintenant, une bien mauvaise habitude qui effraierait ses parents si ils le découvraient. Si ils savaient que Billie montait sur les toits. Parce qu'elle connaissait des petits chemins, des trajets qu'elle était capable de prendre maintenant. Des trajets qui pour Billie, semble si simple et si facile. Si semblable à ceux qu'elle empruntait au sol.

Mais Billie elle monte que parce que c'est beau finalement. Pas parce qu'elle gagne du temps. Ce ne sont jamais quelques secondes, voir quelques minutes si elle s'avérait chanceuse qui changerait la donne. Non, Billie elle monte juste pour profiter. Juste pour marcher là, face à cette ville nocturne. Cette ville sombre seulement éclairée par les douces lumières des lampadaires. Alors elle avance, elle avance jusqu'à ce qu'elle ne le puisse plus. Jusqu'à ce que les bâtiments se font trop haut, lorsque l'espace se fait trop conséquent. C'est que lorsqu'elle fini par être coincée que Billie descend. Qu'elle retourne sur la terre ferme, celle qu'on emprunte par normalité.

Et Billie elle retourne au sol. A la réalité. Cette réalité qui ne la rend plus seule. Qui lui permet de croiser des gens. Des personnes qu'elle connaît, de vrai ou de loin. Mais aussi d'autres inconnues. Des gens qui voulaient d'elle et d'autres qui n'en était pas intéressés.

_Tu me cherchais ?

Des fois Billie, elle se dit qu'elle tombe mal. Qu'elle aurait mieux fait de regarder où elle descendait, qu'elle devrait peut-être plus réfléchir à sa destination. Qu'elle ne devrait pas juste suivre son cœur. Alors elle regarde le ciel, observe ce qu'elle vient de quitter. Comme si elle hésitait un peu à retourner là-haut.

_Ou tu me suivais?

Parce qu'en observant les entourages, Billie avait comprit où ses pieds l'avaient mené. Elle était là, là où elle avait commencé à peindre, là où ses bombes multicolores avaient commencé doucement. Doucement à décorer cette rue des plus ternes. Alors elle s'approche doucement du mur sur lequel Zeno semble prendre appuie, celui que Billie veut s'approprier. Et d'un simple coup d'épaule, elle fait remonter son sac sur l'épaule qui le portait depuis tout ce temps. Elle ne cherche pas à le faire partir. Pas maintenant, ce n'était pas nécessaire de presser les choses. Après tout, Billie avait toute la nuit devant elle et les suivantes. Alors elle le toisa du regard. Lui qui était là devant elle. Juste quelques secondes.

_Surtout que tu n'as pas l'air d'aller super bien. Qu'est-ce-qui t’arrive ?

Peut-être devait-il simplement essayer de dormir, juste se reposer. Prendre un somnifère si il n'arrivait pas à se donner à Morphée. Juste dormir au lieu de lui courir après pour des choses qui ne le concernait pas.
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Zeno J. Clark
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Ven 31 Mar - 1:31Zeno J. Clark
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Les murs semblent si fades
alors qu'un instant, une
S E C O N D E
je m'égare à les regarder avec
plus d'intérêt et je me rend compte,
B I L L I E
tu décores cette ville, tu lui rends
des couleurs, de la
V I E
mais ce n'est pas pour autant
que tu ne dois pas faire
A T T E N T I O N
à qui tu côtoies.

Un regard encore enfantin, ce n'est pas quelque chose que l'on dit tout haut à une gamine de dix-sept ans. Une voix encore si cristalline, mais elle ne changera plus à présent, sauf si elle fume vraiment beaucoup un beau jour. Une attitude qui a une note presque rebelle à tes yeux, c'est ainsi que tu entrevois, que tu entends Billie à cet instant. Dans ton océan d'aventures perdues qui défilent dans ton esprit embrumé, tu essayes de vaguement la distinguer clairement. C'est difficile. Paupières lourdes, maux de crâne, corps fatigué, épuisé, faible. Tu n'es plus un homme, seulement un déchet comme si souvent. Les années s'écoulent, lentement, bien trop lentement et le temps ne t'aide plus à te reconstruire, au contraire il te détruit et le sommeil qui va avec. En réalité, Zeno, qu'est-ce que tu aurais à lui dire qui puisse être légitime en passer tes lèvres ? Tes lèvres abîmées, blasées qui n'arrivent à faire sortir que cette crise identitaire qui te scier tant aujourd'hui. C'est ce que tu songerais peut-être en temps normal, mais ton monde flou se détériore dans des couleurs bien trop cruelles tant elles sont agressive. Tu planes presque, c'est stupide. « J'te suivais pas... je suis pas un détraqué non plus ho ! » un bref rire passe tes lippes engourdies. Et dans un grand geste avec tes bras, tu viens poser tes mains sur ton front froid, mais toi tu ne crains pas les températures quelles qu'elles soient. Le don de cette vie, ça te fait rire, mais ce n'est pas la question à présent alors que tu soupir bruyamment. « J'vais bien... j'ai peut-être un peu l'air fatigué, sûrement, mais ça va ! » à quoi cela te servirait, après tout, de lui en parler plus en détail ? Ce n'est pas l'heure, ni même le moment, ni même le bon lieu pour cela.

Je suis fatigué, c'est vrai,
mais à vrai dire c'est une
H A B I T U D E
que j'ai à présent alors que
c'est toujours ainsi pour
M O I.
Et ce n'est pas la question parce que
malgré cette fatigue, cela n'empêche que je
M ' I N Q U I E T E
pour toi.

Lentement tes mains tombent et, bien que cela soit rare, tu te sors une cigarette de ta poche droite, un briquet de l'autre et dans un geste assuré, tu l'allumes. La fumée inonde tes poumons délavés et tu inspires comme si cela allait te donner l'impression de pouvoir respirer plus aisément encore une fois. « De toute façon, on s'en fou de moi, je suis pas venu pour ça ! » c'est le cas en effet alors que tu ancres tes yeux dans les siens, accrochant son regard que tu envies un peu parfois. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu le songes de temps en temps, c'est vrai. « J'aime pas trop tes potes... j'dis pas ça pour te braquer ou t'emmerder, mais... tu devrais faire gaffe. Après tout tu traînes souvent la nuit comme aujourd'hui alors... je suis venu pour te dire ça ! Tu devrais y penser sérieusement. » tu n'es pas dans ton droit, tu le sais bien, mais à l'heure actuelle, la fatigue, le délire prennent le pas, guident ton cerveau, tes mots, tes actions, ta venue jusqu'ici. Ils guident les sentiments les plus primaires enfouis bien au chaud qui se terrent au fond de ton cœur creusé.
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Billie Blakely
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Mar 4 Avr - 12:32Billie Blakely
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629 WORDS
PV. Zeno
Et elle rigole Billie. Un rire frais rempli de douceur presque candide, un rire enfantin. Mais pourtant, un rire inaudible. Elle rigole fort, elle rigole fort dans sa tête, dans son for intérieur. Billie, elle ne lui partage pas son rire. Parce que son humour n'y est pas. Parce qu'il n'y a rien de drôle. Juste une moquerie. Une faible moquerie. Comprenait-il seulement qu'avec cette allure, cette façon de se tenir. Tous ces signes qui supposent clairement qu'il n’était pas dans son assiette. Lui qui évoque seulement un semblant. Zeno le non-détraqué. Zeno qui ne suivait pas Billie, qui ne la poursuivait pas. Zeno qui cherchait juste la chevelure bleutée. Tu as vraiment l'air d'un détraqué.

Mais Billie attend. Elle ne dit rien. Juste observe dans un haussement d'épaule. Son poids tombe, écrase l'une de ses jambes pour la rendre bancale. Alors sa tête glisse à son tour et le monde s'incline sous le regard de Billie. Ses grands yeux l’observent, l’analysent sans presque un battement de cils. Elle reste là, sans un mouvement. Juste au corps droit, statique et au regard bougeant, consciencieux. Billie ne sait pas quoi en penser. Pourquoi, comment. Que cherchait-il exactement. Si Zeno était mal, fatigué donnant presque cette impression qu’il allait s’écrouler au sol. Pourquoi tenait-il autant à voir Billie. Billie qui savait ce qu’il voulait lui dire. Billie qui savait pourquoi il l’a cherchait. Mais ça ne le concernait pas. Il aurait beau vouloir jouer, s’inquiéter de ses fréquentations, faire un peu comme les parents de la jeune adolescente qu’elle était.

Ca ne le concernait pas. Alors à quoi bon. A quoi bon faire tous ces efforts si inutiles pour Billie ? Parce qu’elle n’écouterait pas, elle acquiescerait juste silencieusement, faire comme si elle avait compris. Comme si Billie écoutait. Et elle retournerait simplement à ses peintures, à ses idées artistiques. Peut-être que finalement elle y penserait un peu lorsqu’elle ira se mettre au lit. Juste un peu. Ou peut-être que non. Mais l’évidence est bien que rien ne changera, que demain Billie sera avec ses mêmes amis.

_Si tu le dis.

Aucune certitude, un ton monocorde. Après tout même si Billie pouvait s’en inquiéter, tout cela ne la concernait pas. Tout comme sa vie ne concernait pas Zeno. Ils n’étaient pas assez proches pour qu’il puisse juger la vie de Billie, pour juger ses amis et sa façon d’être. Mais, même si elle le considérait autrement qu’un simple occupant de sa vie, ses pensées ne changeraient pas. Parce que personne n’avait son mot à dire.

Alors Billie, elle continue de l’observer. Respire par le nez la trame de fumée qu’expire le non-détraqué. Qu’attendait-il exactement. Et qu’attendait Billie autant plus. Pourquoi ne pas revenir sur ses pas, l’ignorer comme si il n’avait jamais été là. Ou bien, simplement faire ce pourquoi elle était venue ce soir. Billie. Billie et ses amis que personnes n’aiment. Billie et ses mauvais choix. Billie qui se met sur la défensive, se sent offusquée.

_J’arrive pas à comprendre comment vous pouvez les juger, alors que vous ne les connaissez pas.

Elle parlait de Zeno. Elle parlait de ses parents. C’était une généralité, pour Billie ils étaient tous comme ça. A lui dire que c’était mal, qu’il fallait arrêter, voir même changer. Et pourtant, ils ne se remettaient jamais en question eux-mêmes. Alors Billie avait soupiré. Soupiré comme pour relâcher toute sa négativité.

_Je  ne vois pas non plus le rapport au fait que je sorte tard la nuit, en quoi je devrais faire attention. Je ne fais rien de mal.

Billie qui ne fait que peindre à la bombe les murs de New Haven. Billie qui ne fait qu’apporter une beauté à celle ville meurtrie. Billie et la dégradation des constructions communautaires.

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Zeno J. Clark
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Mar 4 Avr - 15:53Zeno J. Clark
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J'entends, je vois parfaitement
que mes mots semblent te passer à
C Ô T E
et quelque part je comprends.
Les interdits dictés par les
A U T R E S
je l'aient connais aussi.
Ceux-là même qui
F A T I G U E N T
cette liberté que l'on cherche, cette
indépendance qu'on aimerait
T R O U V E R.

L'intonation de sa voix fragile qui résonne, dans cette ruelle sombre, elle arrache une attention toute particulière. Un sentiment d'envahir sa vie, son espace vital, ce n'est pas comme si tu ne le savais pas. Les relations sont éphémères, elles disparaissent si rapidement, autant qu'un claquement de doigt. Pour toi, rien n'est éternel, mais l'humain s'accroche aux espoirs les plus vains, les plus inutiles. Il retient l'idée que parfois, quand on a une chance qui n'existe que dans les comtes, ce soit différent. Stupide, tragique, dramatique. A cet instant cependant, alors qu'une légère brise vient mordre tes avants-bras nus, tu attrape cet espoir qui finira par s'effriter lentement ou bien d'un seul coup. T'es si humain, Zeno. Un recul sur ses mots qui s'adressent directement à toi, mais aussi à tout ceux qui osent mettre un pied trop loin dans son univers, dans ses décisions. Tu le comprends, mais le passif s'arrache ton cœur pour le brimer à chaque heure. Alors une seconde tu songes à ta réalité d'un gamin qui erre probablement tout seul quelque part, les parents distraits et il disparaît, envolé en fumé. Ce monde n'est pas beau, il est teinté d'une noirceur dont seul l'humanité a le secret. Ça n'arrive qu'aux autres. Ce n'est pas le cas. « Tu veux entendre une histoire drôle ?... » ivre dans ton délire de devoir la protéger, étrangement t'es pas seulement ce connard qui se permet de piétiner ses avis. Non, tu ne seras jamais ça. Juste un mec un peu trop envahissant avec les gamins, c'est comme ça. Parce que la malchance ce n'est pas une destinée propre à ta vie, malheureusement. « C'est l'histoire d'un gamin dans une poussette, en vrai ça doit même être un bébé en fait. J'imagine qu'il se trouve dans un parc ou une connerie dans le genre, il fait beau, une journée presque idéale. » une pause, une minute qui s'écoule alors que le cancer revient au bord de tes lippes usées. Des lippes qui se permettent néanmoins de déverser un message indirect, une vérité voilée. Celle de ta vie.

Je ne peux pas te dire tout ça en me
pointant directement du
D O I G T
mais laisse-moi au moins te
prévenir que faire attention ce n'est pas
S E U L E M E N T
pour toi, c'est aussi pour tes proches.
Même ces amis dont tu
P A R L E S
c'est pour leur éviter de se demander jusqu'à
la fin de leur vie ce qu'ils auraient pu
F A I R E
pour l'empêcher.

Un soupir, des orbes rivés vers le ciel qui s'assombrit rapidement dans ses pensées. « Il faisait jour pourtant, mais cet enfant il a disparu, c'est ça qui est drôle. En une seconde il n'était plus là alors que des gens étaient autour, qu'il faisait jour, mais il s'est envolé. » le recul une nouvelle fois. Pour apaiser l'esprit qui s'embrume dans une fusion incontrôlable. Tu as l'habitude de sentir cette haine qui grimpe, mais ce n'est pas ton histoire ce soir, ce n'est qu'un exemple. « Il a grandi dans le mensonge, se demandant toute sa vie ce qui ne collait pas avec ce père nerveux et distant, cette mère lunatique avec les ans. Et puis il a compris et il a crié, alors il a été enfermé et battu jusqu'à être dans le coma. » l'impression que tu viens de sortir de ton corps, au fond de tes orbes solitaires, il y a le néant qui s'y dessine. Alors la lune peut s'y refléter pleinement. « Alors tu me demandes pourquoi je juge, tu me dis que tu ne fais rien de mal... je ne parle pas de toi, Billie. Je parle des autres, c'est vrai parce que... Ce monde n'est pas aussi beau que tes peintures. Je veux seulement que tu restes prudente, c'est tout. Alors prends garde quand même à ceux qui t'entoure. » étrangement dans cette vision troublée, le sérieux erre toujours, maître de tes pensées encore. Cela ne fait pas assez longtemps que Morphée t'a abandonné, tu as connu pire alors tu te tiens malgré tout. Et tu fumes.
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Billie Blakely
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Mer 5 Avr - 23:45Billie Blakely
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{ A S C E N S I O N }
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PV. Zeno
_J'ai pas trop le choix de toute façon.

Sa tête se redresse avec une lenteur exaspérante. Billie elle était pas venue là pour entendre une histoire. Elle était pas là non plus pour qu'on lui fasse la moral, pour qu'on critique ses fréquentations. Billie elle était juste sortie pour s'enfuir, pouvoir respirer. Quitter cette maison dans Grande Avenue. Juste tout quitter pour pouvoir faire ce qu'elle voulait. Juste penser à autre chose. Billie elle était là pour peindre. Pour utiliser les bombes colorées qu'elle avait apporté jusque là. Alors Billie cherche a disparaître. Juste devenir un simple décore dans cette rue de pénombre. Et très rapidement, ses yeux s'élèvent vers le ciel. Remplient d'impertinence, Billie en va même à ignorer ce qu'elle pourrait réellement désirer. C'est pour ça qu'elle se tait. Que le seul bruit qui pourrait briser ce début d'histoire n'est autre que la confrontation de ses bombes. Son sac qui glisse de son épaule, ce sac remplit que Billie laisse tomber au sol. Comme pour se débarrasser du poids que cela lui rajoutait.

Et son corps tangue faiblement. Comme si Billie, sur un bateau cherchait à garder son équilibre. Elle écoute attentivement cette histoire venue de nulle part, cette histoire dont elle ne comprend pas le sens. Ce début si joyeux, l'histoire d'un enfant en promenade avec ses parents. Billie ne comprend pas le rapport avec le problème présent, celui que Zeno essaye de lui mettre en face. Pourtant elle écoute, mais peut-être bien que finalement, Billie était bien plus occupée à réfléchir. A penser ce qu'elle pourrait peindre sur ce mur ombreux. Imaginer un nouveau monde, quelque chose d'agréable et de lumineux, bien semblable à cette histoire.

Pourtant elle tombe de haut Billie. Lorsque les mots de Zeno lui traversent vraiment l'esprit. Elle arrête de penser à sa petite personne, à ses peintures, à se perdre dans son imagination débordante. Billie, elle revient à la réalité, à cette histoire qui n'est finalement pas tant charmante. Presque troublante. Un frisson lui parcourt le corps tandis qu'elle essaye simplement de comprendre. Et lorsque s'achève son histoire, Billie ne trouve pas les mots. Sans doute plus occupée à contrôler ce frison soudain, le silence se créé entre ces deux êtres. Elle hésite un peu Billie. Parce que étrangement, tout cela lui fait penser à quelque chose d'autre.

_Elle est pas très drôle ton histoire Zeno.

Mais finalement, sa voix fini par trancher ses pensées. Elle évoque la vérité. Lui qui avait vendu un histoire drôle, comment avait-il pu changer si facilement de catégorie. Pendant un instant, Billie qui c'était permis de rêver un peu, d'imaginer ce qu'elle pouvait faire en cette sombre soirée. Toutes ses pensées, tous ses rêves avaient juste été évaporés d'un simple revers de main. Et c'est alors que ses yeux se plissent, comme si Billie. Cette petite Billie adolescente, qui essaye de lire au plus profond de cette sordide histoire.

_Elle est même plutôt sacrément triste.

Et c'est ainsi que doucement, les lèvres de Billie cherchent a être meurtries. Ses dents s'y glissent pour en coincer un bout de tous côtés. Sans doute que si elle l'avait cherché, qu'elle avait mordu de toute ses forces comme pour montrer un énervement soudain et incompris, sa lèvre aurait pu finir ensanglantée. Mais pourtant, il n'en était rien. Billie était juste. Juste troublée par une naissance de tristesse et d'une certaine incompréhension.

_Je suis prudente tu sais. Et même mes amis, ils ne font rien de mal.

Parce que si il fallait vivre de préjugés. Comparer les gens pour ce qu'ils étaient. Elle n'arrivait simplement pas à comprendre. Restait juste sur son idée fixée, sans réelle évolution apparente. Si ils étaient tous si persuadés que Billie ne ferait rien de mal, comment pouvaient-ils douter de ses amis ? Parce que c'était ainsi, ils étaient pareils. Eux et Billie. Alors si l'on évoquait des mauvaises fréquentations, pouvait-on seulement dire que Billie n'avait pas le droit d'être elle-même ?

_Et je ne compte pas disparaître non plus.

Puis lorsque ses mots se font entendre. Disparaissent progressivement dans le silence de la ruelle. Billie fini par s'abaisser au niveau de son sac qu'elle ouvre d'un geste vif. Un bruit de métal qui s'entrechoque. Un moment de silence de parole pour y ressortir une bombe bleutée. Bleu comme le ciel en journée, bleu comme l'océan qu'elle s'imagine. Bleu comme l'eau trouble d'Anton Lakes qu'elle ne peut plus approcher. Et alors que son regard retourne sur Zeno et sa fumée de cigarette, Billie ne fait que quelque pas pour l'atteindre. Arriver à sa hauteur, stagnant devant ce mur de bâtiment. Et le bruit de la peinture qui sort de la bombe, ce bleu qui vient entrer en contact avec ce mur si terne permettent à Billie d'oublier. De se concentrer, d'exister seulement pour cet art. Un grand océan de bonheur.

_Du moins, pas maintenant.

Parce que si Billie savait bien une chose depuis tout ce temps désormais. C'était que le monde n'était pas beau. Qu'en comparaison à ses dessins qu'elle trouvait pourtant si moches, le monde les surpassait. Et de loin.

Clairement.
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Zeno J. Clark
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Jeu 6 Avr - 0:24Zeno J. Clark
rouge

Billie, Billie, ne disparaît jamais
parce que c'est le genre de choses que je ne peux
S U P P O R T E R.
De l'égoïsme si bien ancrée alors que
j'essaye désespérément de
M ' A C C R O C H E R
à ceux qui éveillent encore mon intérêt.
Je suis désolée que ce soit tombé sur toi,
B I L L I E.

Lourd de sens. Silence. Silence lourd de sens alors que cette histoire vagabonde, amère. Une voix affaiblie, fébrile qui s'élève dès lors. Anxiété ou bien malaise ? Vague question, l'étudiant en criminologie incapable d'analyser à cet instant. Cet instant qui pourtant te semble essentiel, Zeno. Si tu avais pu analyser cependant, tu n'aurais rien dit de tout ceci. Pensées suspendues sur un fil qui tanguent, prête à tomber, s'affaler, s'éclater sur le sol. Violemment et soudainement ce flot qui viendrait à disparaître subitement. Enfin que tu songes. Enfin il y pourrait y avoir cette paix qui n'existe que dans tes rêves, ceux qui tu n'arrives plus à créer. Triste existence. Tu ne veux pas que cela arrive à Billie, mais tu es maladroit, incapable de comprendre comment faire en réalité. Comment faire pour la protéger. Et tu ne sais pas pourquoi tu le désires à ce point. Ce besoin de conserver l'innocence que tu ne connais pas. Celle qui s'est effacée, brisée d'un claquement de doigt. « Elle est triste, ouais... c'est la seule qui me vient pourtant. La seule qui exprime ce que je cherche à te dire. » pourtant tu sais bien. Étouffement dont tu n'as aucun droit d'exercer. Tends une main qui restera vide. « Je ne te dis pas de changer d'amis... enfin... pas vraiment. C'est juste que parfois... ce sont les gens en qui ont a le plus confiance, qui nous plantent dans le dos. » soupir las, fin sourire amer et désabusé. Une bouffée d'oxygène empoissonnée. Inspire le cancer qui n'existe plus à cette époque et relâche cette pression soit-disant. « Dis Billie... ça ne te fais pas peur de disparaître un jour ? » sans être retrouvé, sans savoir qui tu devrais être, c'est ce qui tu aimerais dire. Abandonné, oublié, éphémère. Arraché à la vie. Morne Zeno, tu es si morne alors que cette lune attire ton attention, cette obsession qui dévore les secondes du temps qui s'éteignent si simplement.

Est-ce que je te fais la morale
comme tout ces vieux
C O N S
qui pensent avoir la science infuse ?
Est-ce que je te donne l'impression de
J U G E R
ta vie que tu voudrais libre ?
On aimerait tous être libre, je crois
mais tout le monde n'en a pas le
D R O I T.


Disparaître. Du jour au lendemain. S'envoler. S'effacer et tout recommencer. Ça a l'air si bien sur le papier. Et ce sont souvent les mots que tu perçois. Ces gens qui veulent s'éclipser, ils semblent si nombreux, si présents tout autour de toi. Ils rêvent de se cacher, de tout abandonner et ça te ronge. Toi qui veut tout savoir, qui aimerait trouver. Opposés et contraires, Billie et toi, c'est comme ça. Quelque part, il y a cette possibilité de concevoir, mais pas celle de pouvoir comprendre. C'est triste peut-être, mais sans hypocrisie quelconque, c'est la réalité. Avoir la sensation d'être étouffé par les siens, par ses parents, se disputer avec ses frères et sœurs ou ses cousins, finir par crier « tu n'es pas ma mère/mon père » tout ça... tout ça c'est ce dont tu rêves finalement. Au fond de toi, inconsciemment c'est ce que tu cherches désespérément. Tu comprends Billie, son étouffement, mais tu rêves de ressentir ce qu'elle ressent. « La vie est drôle putain... » murmure vaporeux, fumée légère qui s'éparpille dans cette nuit noire. « Dis Billie... j'ai le droit de rester avec toi ? Si je ne dis rien, si je me pousse, si je ne fais rien, si je ne te parle pas, tu me laisses rester à tes côtés pour te protéger ? » un regard qui se pose sur la bombe bleutée, un bref mouvement pour se tourner dans sa direction, innocent, de simples sentiments primaires et réels, sincères. Des sensations qui s'entremêlent lentement à la distorsion de ton esprit lunatique.
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Billie Blakely
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Ven 7 Avr - 16:29Billie Blakely
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{ A S C E N S I O N }
772 WORDS
PV. Zeno
_Bien sûr que j’ai peur. Tu vois bien autour de moi, ma tante, mon oncle. Même Pervenche est mort ce matin. On disparaît tous un jour où l’autre, que ce soit réel ou non, la mort ou autre chose. Après, le mieux c’est d’espérer pouvoir en décider.

Un souffle fort, puissant. Presque snob. Ses paroles, ses pensées tous cela étaient réels. Bien trop vrai, mais pourtant bien trop éloignées. Trop compliqué. Billie voulait décider, savoir quel était le choix le plus juste. Elle qui voulait pourtant partir, s’ouvrir à autre chose. Aller dans l’espace, sur la Lune, tout en haut de l’univers. Billie qui avait tant de chose à faire s’en en connaître l’aboutissement. Elle qui avait trop de pensée, trop de possibilité. Elle pouvait en avoir peur. Parce que tout cela semble si difficile, si irréel.

Alors elle se disait donc que cela suffirait. Que Zeno serait convaincu et qu’il l’abandonnerait. Ca n’irait pas plus loin. Elle espérait. Elle voulait juste continuer à peindre dans le silence, juste finir ce mur et passer à autre chose. Rentrer chez elle, sans doute. A Grande Avenue. Parce que l’histoire l’avait mise mal à l’aise, Billie. Elle voulait juste penser à autre chose pourtant, pourtant l’histoire lui faisait doucement mal au cœur. Pourtant, elle ne s’arrête pas dans son art, continue de peintre l’immonde bâtisse qui se tenait face à elle. Qu’elle avait été son idée, déjà ? Elle qui venait juste d’espérer l’impossible, avait juste oublié son rêve.

_Fait ta vie Zeno, t’es assez grand pour faire ce que tu veux.

Et Billie ne lui offre rien. Aucunes autres paroles, ni même un regard, un souffle ou une inspiration. Rien. Pourtant, elle ne lui permet pas non plus le silence. Elle ne lui permet rien. Parce qu’en vérité, Billie n’est pas là. Elle n’est pas avec Zeno. Non, Billie est bien plus loin, ailleurs. Alors s’en doute que ses propos paraissent durs, peut-être qu’ils auraient pu faire mal. Peut-être qu’elle avait même blessé Zeno qui semblait réellement le vouloir. Mais Billie. Billie qui ne se positionne même pas face à lui. Elle qui  reste présente devant le mur, pour seul écho le doux son de la bombe à peinture.

Son bras bouge, fait de grand geste. A droite. A gauche. Il fait des allers-retours. Ce bras qui tient la bombe de bleu, ce bras qui s’arrête par moment pour secouer avec énergie. Billie ne fait que peindre, recouvrir les murs de la ville avec ses couleurs. Elle essaye d’avoir un résultat, quelque chose de beau, quelque chose de nouveau. Mais au final, cela revient toujours au même. Elle fait des grands gestes incompris. Elle peint à sa façon, à sa manière. Un instant elle en va même à oublier la ruelle, la nuit, Zeno. Tel un robot, machinalement, les mêmes gestes encore et encore. La couleur s’applique sur le mur, elle remélange la bombe pour que la beauté continue d’exister.

Mais pourtant, si ses dessins, si le monde lui avaient bien appris une chose à Billie. C’est que rien n’est éternel. Tout ce qui existe, tout ce qui l’entoure n’est qu’un surplus éphémère. Alors Billie qui était pourtant si concentré, fini par perdre tout ce qu’elle avait, tout ce pourquoi elle était présente ce soir. Que la bombe qu’elle tenait n’exprime qu’un « psst » des plus atroces sans que rien n’en sorte.  Qu’importe le mélange, qu’importe la force que pouvait posséder Billie pour la rattraper. Plus aucun mélange bleuté ne pourrait en sortir désormais.

Ainsi le silence c’était créé, la peinture n’étant plus là pour exister. Silence très vite brisé par Billie et cette peur qui l’englobe. Le métal de la bombe atteint le sol avec un grand bruit d’impact raisonnant dans la totalité de la ruelle. C’était fini. Terminée pour elle.

_Mais j’apprécierais.

Tout ça pour ça. Billie fini tout de même par lui faire face. Billie qui rejette mais accepte. Billie qui ne sait pas, ignore juste si c’est la bonne idée. Montrer son acceptation, donner son accord lui semblait difficile parce que Billie était inquiète. Pourtant. Billie ne c’était pas simplement tut. Billie avait donné son avis après, mais peut-être que ce n’était pas la bonne idée. Peut-être allait-elle finir par le regretter plus tard, comme beaucoup de chose. Beaucoup trop de chose.

Pourtant elle ne dit rien de plus. Non. Son regard abandonne finalement cet homme pour que son corps retourne auprès de son sac. Silencieuse, elle y récupère une seconde bombe. Hésitante sur la couleur qu’elle devrait choisir.

_Tu es seulement sur de ce que tu demandes ?

Parce qu’elle, Billie, n’était pas sûre de sa réponse.

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Zeno J. Clark
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Dim 9 Avr - 17:26Zeno J. Clark
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Billie, l'éphémère est ce
qui a de plus beau dans la
V I E
c'est parce que l'on fini
tous par disparaître, par
M O U R I R
quelle a un goût si doux
et si amer quand elle se
T E R M I N E.

Bombe métallique. Un simple pscht et le silence. L'écoute comme seule réponse et ce poignard bien profondément enfoncé. Ce ne sont que des mots, de simples mots exprimer en un souffle. Pourtant, ils marquent, s'ancrent, se gravent, mais c'est un seul sourire qui apparaît. Fugace, éphémère lui aussi, fébrile comme toute ton entité. Zeno, tu es une poupée désarticulée en perdition qui s'accroche. Énervé. Attristé. Paumé. Heureux. Blasé. Solitaire. Blessé. Elle ressent, oh oui elle ressent tellement de choses cette poupée pourtant. Et a cet instant précisément, c'est les orbes dans le vague que tu encaisses ses dires et le néant qui s'ensuit. Néant qui n'existe, qui ne vit que dans les sons d'une bombe de peinture agitée. Tu laisses ton regard balayer le monde qui vous entoure encore. Les moindres détails que tu captes si flou dans ton état, mais tu notes tout, tu ranges avec organisation. Comme les gens. Billie, elle fait partie de ceux qui ne savent plus quoi faire de toi, Zeno. C'est ce que tu songes une seconde, un bref sourire agrippé à tes lippes refroidies. Le silence cependant. Errant, vibrant, tangible. Lentement tu laisses tes yeux clairs se poser sur elle. Une attention particulière. Sa concentration, son rêve, ses envies, sa passion, tu lui envies. Tu lui envies d'avoir trouvé quelque chose qui l'a fait vivre, qui l'a transporte, qui lui permet de s'endormir en rêvant à plus grand. Tu lui envies, mais tu ne souhaites pas le lui enlever, le lui arracher. Parce que Billie, elle est belle, elle est unique, plus encore lorsqu'elle est dans son monde. Alors Zeno, tu veux le protéger, ce monde de clarté, ce monde de peinture, ce monde d'illusions, ce monde de rêve.

Billie, je ne désire pas
détruire ce pour quoi tu
S O R S
la nuit. Je souhaite,
au contraire pouvoir te
P E R M E T T R E
de continuer sans craindre
cette humanité souvent
C U P I D E.

Il n'est pas pesant, le silence qui vous englobe à présent. Tout du moins, toi tu ne le conçois pas comme ça. Parce que le manque de sommeil qui embrume ton cerveau, il semble bien moins agressif maintenant. Dans la froideur de cette ruelle. Dans la pénombre de la nuit. Dans le silence de cette ville. Cette migraine, ce trouble se calment, s'apaisent. Peut-être parce qu'ici, il y a cette présence. Elle est incertaine, possiblement éphémère aussi, mais elle est là. Qui sait, demain peut-être se sera-t-elle envolée loin des décombres de ta vie, mais ce soir... Ce soir dans l'agonie de ton corps, elle le bord du gouffre auquel tu te raccroches. Celui qui t'empêche de sombrer, de te noyer. Plus encore quand sa voix résonne une nouvelle fois en continuité au son métallique qui vient de lourdement tomber au sol. Billie, elle t'ignorais jusqu'à présent, maintenant elle te regarde, puis elle fuit encore. Alors tu étires tes bras posés sur tes genoux repliés. « Je suis sûr. » simple et efficace, mais ce n'est pas assez. « J'ai grandi seul alors je me suis promis de bien peser le pour et le contre quand je demande à m'accrocher aux autres. » parce que c'est difficile pour toi. « La confiance est un luxe parfois... pour certains c'est quasiment un mythe. » comme pour toi, mais étrangement, tu y crois. Parce que l'espoir fait partie de l'être humain. « N'hésites jamais à me dire si je te fais chier, si tu veux que j'disparaisse... Je le ferai, comme Batman t'vois ? Genre bim un claquement de doigt et j'suis plus là. » un bref rire. Ton esprit semble bizarrement clair. Peut-être est-ce parce que le sujet te tiens à cœur, pas vrai ? Pourtant il y a un côté gamin qui surgit alors que tu te relèves, chancelant, désorienté un instant.
Lentement ton corps s'éloigne du mur, se retournant cependant pour l'observer, l'analyser.
Regarder l'oeuvre de cette jeune femme en devenir et tu lèves le pouce, Zeno. Parce que tu aimes la liberté que tu crois voir dans sa réalisation.
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Billie Blakely
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Lun 10 Avr - 23:28Billie Blakely
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Citation :
Remplacer tous les pronoms par un nom d'animal
j'ai juste changé avec une liste de pronom parce que je les connais pas tous jpp désolé
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524 WORDS
PV. Zeno
Poisson rouge hésite loutre instant. Quelques simples secondes accroupit face à son sac à dos. Poisson rouge n'imagine asticot son résultat, cochon réalité de son dessin. Parce asticot cheval vérité, Billie était arrivée sans cochon moindre idée. Poisson rouge chauve-souris avait simplement été guidé par son choix, par cochon couleur asticot chameau évoquait dromadaire bleu fini. Et dire asticot poisson rouge n'avait fait asticot oiseau vider. Vider inutilement sa bombe sur cette surface grise. Sa seule possibilité d'avoir loutre instant de bleuté. Oiseau silence n'existait asticot pour son imagination, comme oiseau vent ne soufflait asticot pour attraper dromadaire soupir d'angoisse. Qu'allait faire poisson rouge désormais ? Alors pendant loutre instant, ses yeux s'élèvent vers oiseau ciel de New Haven. Ignorant finalement quelle était cochon meilleure des propositions asticot  chameau  proposait son faible esprit. Existait-chien seulement loutre bon choix crocodile cette représentation ?

Et hippocampe serpent acrobate de loutre cirque, Billie chat relève rapidement sans cochon moindre prise cheval conscience de son équilibre. Loutre peu trop en avant, sans doute très peu cheval arrière. D'ordinaire, Billie, cochon jeune Billie n'aurait pas réussi à revenir droite sur ses pieds. Cette Billie chauve-souris  serait tombée au sol soudainement, n'existait plus dorénavant. Rien n'était jamais mit de côté. Panthère avaient toujours girafe explication, bien asticot parfois sordides et incroyable. Et hibou serpent effrayait. Cette forte Billie tenant cheval ses mains girafe bombes métallique à cochon couleur solaire. Peut-être asticot cette couleur n'était présente dans son sac seulement pour raccommoder serpent éventualité, loutre désastre chauve-souris chat voulait captivant. Ou bien simplement cochon seule couleur risible de s'accorder avec dromadaire paysage de bleu.

« Et si girafe personne cheval chauve-souris souris avait donné crocodile ta confiance, fini finalement par lama trahir. Pie tu ferais ? »

Girafe interrogation à serpent allure des plus sombres. Billie s'interroge. Comme si poisson rouge souhaitait révéler à serpent avance ses décisions futures. Cette Billie chauve-souris serait pourtant incapable de trahir loutre hippocampe accord, girafe aigle volonté. Poisson rouge chauve-souris  acceptait oiseau geste de Zeno, ses propos chauve-souris chameau touchaient au cœur. Poisson rouge chauve-souris avait perdu des êtres chauve-souris chameau tenait réellement à cœur, bien plus asticot  ses parents chauve-souris devaient serpent attendre dans oiseau salon de Grande Avenue. Billie. Billie chauve-souris retourne auprès de dromadaire mur peint, secouant cette nouvelle bombe cheval sa possession. Face à cette surface bleu, poisson rouge ouvre cochon bombe fraîchement acheté cheval journée afin de poney rajouter loutre flot de tâche de loutre jaunâtre lunaire.

« Saumon ne savais pas lapin faire et hibou c'est terminé sur oiseau dernier ciel étoilé asticot j'ai vue d'Anton Lakes. cochon dernière fois. Pas très ressemblant hein ? »

Loutre grincement de dent. Girafe pensée écrasante et dérangeante. Loutre léger rire gêné. Si poisson rouge rangeait serpent ensemble de ses œuvres dans cochon cave de Grande Avenue, c'était bien sûr, pour girafe  raison des plus simples. Exposer ses dessins de girafe aigle manière n'était pas spécialement girafe très bonne idée. Parce asticot oiseau goût, cochon beauté, cochon ressemblance. Rien ne poney était. dromadaire n'était que loutre ramassis de couleur. serpent art de Billie.

« Et pourtant dromadaire n'est que loutre ciel. »
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Zeno J. Clark
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Mar 11 Avr - 13:01Zeno J. Clark
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Les personne de confiance
je n'avais que ça autour de
M O I
Billie, alors je sais bien à
quel point c'est compliqué,
D I F F I C I L E
parfois. Mais je sais aussi à
quel point l'être humain est
G R E G A I R E.

Absence. Regard vidé. Cette question tombe, douloureuse et lourde. Elle remonte tant de souvenirs peu glorieux. Tant de souvenirs qui rongent, qui abîment l'entité. Des songes qui vagabondent dangereusement. Les mots s'enlisent profondément au fond de ton âme. « Et si une personne en qui tu avais donné toute ta confiance, fini finalement par te trahir. Qu'est-ce que tu ferais ? » et si... Ce sentiment de trahison, d'abandon, tu le connais si bien Zeno. Si bien que c'est le seul que tu puisses reconnaître en un instant. Ce sentiment, il a un sens tangible, réel dans ta vie, dans ton existence. Mensonge. Un soupir las, désabusé. Le regard vide. Un esprit ailleurs. Le sourire pourtant, bref et amer. Et un rire forcé. « Je deviendrai la personne que je suis déjà... » une seconde, tes orbes se posent sur elle, sur son dos alors que ce ciel peint sur ce mur s'élance. Lentement tu croises les bras et soupir une nouvelle fois, t'appuyant sur un muret non loin, t'asseyant même, fatigué. Une main parcoure ta chevelure verdâtre, balaye le tout en arrière. Teint blafard, t'es laid et tu le sais, mais t'en as cure. « Et toi... qu'est-ce que tu ferais, Billie ? » parce que cette question n'a de sens que si elle te donne aussi une réponse. Que si les deux entités peuvent faire un pas en avant ensemble, pour se comprendre, pour commencer à se compléter. « Est-ce que tu as peur que j'en arrive un jour à te trahir ? » tu te demandes si c'est une peur qui lui fait poser cette question. Une peur que tu puisses la trahir, lui tourner le dos. Impossible. Impensable. Parce que toi Zeno, t'es incapable de trahir parce que tu ne sais pas t'attacher correctement. Mais lorsque tu le fais... tu es incapable de te détacher, apeuré.

Billie, ce que tu peints
sur les murs décrépits,
D E L A I S S E S
de cette ville, ce n'est
peut-être pas de
L ' A  R T
pour tout le monde et
ce n'est peut-être pas
B E A U
pour tout le monde, mais
à cet instant ça me fait
V O Y A G E R.

Un ciel. Ciel étoilé. Ciel étoile d'Anton Lakes. Ce n'est peut-être pas ressemblant, réaliste, tu ne sais pas à vrai dire. Parce que tu n'étais pas là pour le voir. A cet instant, tu n'étais pas à ses côtés pour le voir, pour remarquer les détails, la sensation qu'elle a ressentie en l'admirant ce soir-là. Alors c'est mal placé pour juger. Tu ne sais pas juger l'art en général, Zeno. Seul les instincts guident le choix, l'avis, ce que tu aimes ou non. Lorsque tes orbes observent ce travail à ce moment précis... tu voyages. Emporté. Transporté dans une multitude de couleurs vives et colorées. « J'sais pas... Je n'étais pas là pour le voir alors je peux pas dire si c'est ressemblant ou pas. » ennuyé. Ce n'est peut-être pas la réponse que Billie attend. « J'aime ce que tu fais... j'connais rien à l'art, mais... C'est coloré, c'est doux, j'ai l'impression de voyager quand je regarde tes œuvres. Bon... je suis pas un expert, mais... j'aime vraiment ce que tu fais ! » un bref rire, enfantin, sincère, amusé. Oui, tu aimes ce qu'elle fait, ce que tu vois en ce moment. Sans fioritures, sans surplus inutile. C'est vrai à ton sens et juste.
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