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“troubled — nico”

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Messages : 70
Date d'inscription : 12/03/2017
Nikoline C. Walsh
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troubled
La silhouette se faufile difficilement. Elle voudrait pouvoir se frayer un chemin dans cette foule agglutinée aux machines. Alors elle slalome, bouscule, heurte. Les excuses ne daignent atteindre sa trachée, trop occupée à s’enfuir de cet endroit. Car il y a ces ribambelles de sons qui viennent se fracasser contre le crâne. Le brouhaha des cris de désespoir, des conversations, des pièces qui claquent contre le verre. Et au plus profond, le début d’un concerto à cordes. Quelque chose d’enivrant, d’entêtant. Ça lui colle aux basques depuis cinq jours ; cinq long jours durant lesquels elle bataille contre la mélodie grisante qui grappille toute son attention, cinq longs jours durant lesquels une razzia capricieuse s’insinue en elle et souhaiterait tout obtenir.

Elle salue nonchalamment le barman qui semble être las. Il tend trois doigts et elle acquiesce avant de prendre place sur l’un des sièges encore disponibles. Le menton appuyé contre la paume gauche, elle engage une légère conversation avec lui, entrecoupée par les demandes incessantes des clients. Un soupir se dérobe alors de ses lèvres et éreintée, elle entame son premier shot, l'envie de noyer ses pensées dans l'alcool.

Car les jours se succèdent, teintés d’une morosité encombrante, d’une banalité affligeante. Le souffle s’y perd, le regard s’absente, égaré devant la fresque truculente de la vie qui s’écrit, sans elle. Le monde tourne et Nikoline semble n’être que persona non grata, obstinément coincée dans un point fixe de l’espace-temps pendant que les autres, Ô les autres, tâchent d’avancer dans ces explosions de couleur aberrantes et aveuglantes. Il n’y a qu’elle, qui semble s’attarder, voire même reculer parfois. Il n’y a qu’elle dont les genoux s’écrasent au sol lorsque la pensée énonce l’idée d’une échappatoire. Il n’y a qu’elle dont les dents grincent à l’idée de tourner la page. On ne lui a jamais appris. Comment pourrait-elle savoir, ou ne serait-ce qu’effleurer la notion ?

Elle distingue vainement une voix qui tente de l'atteindre, elle, plongée dans ses complaintes. Alors mécaniquement, elle souffle :

« Si vous avez un quelconque problème avec les machines, il faudra s’adresser à quelqu’un de plus qualifié. Je ne suis que pianiste ici et mon service est terminé. »
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smh désolée j'aime trop changer les choses en général car je me lasse trop vite mdr + j'aimais plus tant que ça l'ancien codage enfin bref sry si ça te brusque
Messages : 74
Date d'inscription : 28/03/2017
Nico Berkley
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Sam 1 Avr - 18:13Nico Berkley
bleu



Niko & Nico
I've been hearing symphonies, before all I heard was silence
MUSIC ; T'as envie de te plonger dans la fête. T'as envie de te distraire, de boire, d'oublier tout le reste. Alors t'as peint tes lèvres en carmin, et tu t'es glissée dans cette combinaison bleue marine que tu aimes tant. Celle qui te rend encore plus belle, celle qui te fait sentir divine. Tu sais déjà où tu vas aller, c'est plus qu'évident.
T'es seule comme d'habitude. la solitude tu l'as dans la peau, et dans la tête aussi.
T'as pris ta voiture, t'as roulé à toute blinde, parce que t'adore rouler à toute blinde. Tu t'es garée, c'est triste comme tu ressembles à une machine. Tu vas casser tout tes boulons ce soir, tu vas faire rouiller tes écrous à grand renfort d'alcool.
Tu sors et t'as déjà une cigarette bout de braise sur tes lèvres carmins. Ça aussi c'est un de tes automatismes de machine infernale.
T'entres et il y a déjà du monde. The Orchid. Tu l'aimes bien cet endroit, tu t'y rends plutôt souvent par rapport à ce que tu avais l'habitude de faire avant. En même temps, tu as de l'argent aujourd'hui.
La partie spectacle, tu y échoueras d'ici une demie heure, simplement le temps de redevenir presque humaine, de jouer sur une machine. Parce qu'une machine ne donnerait pas son argent dans la mesure ou le taux de réussite est bien trop faible. Et une machine agit de manière rationnelle, elle ne gaspille pas, ne pense qu'au profit. Et toi t'es pire qu'une machine dans ce domaine.
Mais tu restes une femme, tu restes excitée par ce risque de tout rafler, en pensant beaucoup moins à toutes les conséquences négatives qui suivent chacun de tes mouvements. T'en choisis une, tu mets les jetons, t'attends. Tu perds alors tu passes à la suivante, et ainsi de suite.
Et quand enfin tu gagnes, même si au final, tu as perdu un peu d'argent, tu gardes le tout. Ça comble ta frustration du début de soirée.
Et puis t'échoues, tu sirotes cet alcool enivrant, et tu fais des aller retours en direction du fumoir. Et t'as cette solitude qui te colle aux talons, et ta soirée se déroule au rythme de la musique qui s'échappe de ce piano fabuleux. Derrière lequel est installée une tout aussi fabuleuse pianiste. Tu le sais, parce que tu l'as déjà vue plusieurs fois, mais jamais tu n'avais réussi à la recroiser. Elle était devenue une chimère, un mirage enveloppé par l'alcool fort et la fumée de ta cigarette. La pianiste insaisissable.

Et quand tu t'appuies sur le bar, légèrement poussée par quelques clients qui attendent, gorge ouverte qu'on étanche leur soif d'ivresse, tu vois ton doux mirage. Tu te dis quelle chance, tu te dis que la vie n'est pas si cruelle. Alors tu glisses, tu glisses dans sa direction et tu demandes au barman ''la même chose que la dame'' en la désignant du menton. Et maintenant que t'es juste à côté d'elle, tu te dis que c'est dingue, que tu dois y aller. Alors t'y vas.

À chaque fois que je viens ici, vous enchantez mes oreilles, c'est fascinant !

Tu trouves que t'es fade quand t'as bu.
code by nutty
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Date d'inscription : 12/03/2017
Nikoline C. Walsh
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troubled
C’est le désespoir qui tâche d’animer ce corps sans vie. La solitude, l’amertume, la désolation ; orage sentimental qui s’éveille et gronde au fond de ses entrailles. Bile noire et visqueuse qui s’efforce d’insuffler une quelconque essence et de la maintenir grâce aux peines d’esprits inopinées. Et d’un regard trouble vient se poser ses yeux sur l’azur pourfendant sa vue, épousant presque avec indécence les lignes de cette silhouette inconnue. Les pupilles s’attardent et s’épuisent alors dans la contemplation, éperdues dans cette myriade de couleurs étincelantes. Elle s’en vont et reviennent, distinguant un détail nouveau à chaque exploration ; le carmin de cette bouche, la hauteur de ces talons, l’harmonie de ces traits, la flamboyance de cette chevelure. Le fil de ses pensées s'égare, le cerveau s'embrume, un désir s'attise et s'enflamme. Nikoline réprime un sourire de ses lèvres muettes et fait tinter son verre contre le sien. L’Amaretto vient lui brûler la gorge, consumant avec elle les dernières dépouilles de sa sobriété. S’échappe alors un rire gêné face à la flatterie.

« Tout l'honneur revient à l'instrument. Je ne suis qu’une piètre musicienne qui ne mérite pas la scène. »

Brut. Concis. La vérité, cruelle mais juste. La main caresse le verre vide, distraitement. Cette main tremblante, disloquée ; incapable. Les mots lui manquent, s’enfuient, lui filent entre les doigts. Elle se contente alors de refaire signe au barman, la même chose. Toujours. La liqueur s’écoule, dépasse, se renverse sur le pouce et l’index. L’encéphale reporte son attention vers l’interlocutrice.

« Vous êtes une habituée, donc ? »

Ô Nikoline, tais-toi.
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bleh
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Date d'inscription : 28/03/2017
Nico Berkley
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Sam 8 Avr - 20:56Nico Berkley
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Niko & Nico
I've been hearing symphonies, before all I heard was silence
MUSIC ; Brouillard, brouillard, brouillard. Alerte brouillard. C'est trop tard. T'as trop bu. T'as dépassé ta limite. Tes limites. Toutes les limites que tu pouvais donner à l'alcool.
Tu es une loque, accoudée sur ce bar, avec ton sourire mi niais mi flippant. Tu bois sans réaliser qu'un peu plus d'alcool ou un peu moins, ça ne fera pas d'effet sur toi.
Mesdames messieurs, préparez vos yeux et bouchez vous les oreilles, Nico vous offrira un spectacle fade et insipide. Nico n'a aucune teneur, aucune chaleur, aucune prestance. Nico est une marionnette cassée, Nico erre sans but certain.
Tu n'écoutais que d'une oreille distraite ce qu'elle te disait. En fait non, tu l'écoutais avec beaucoup d'attention, mais ton cerveau ne te permettait pas de tout comprendre. Alors tu te contentais de la regarder, la dévorer avec tes yeux d'affamée. Tu lui trouvais une grâce et une élégance peu commune, peut être que tu accentuais le phénomène. Mais elle dégageait quelque chose de lumineux, comme si son être tout entier flottait délicatement au dessus des miasmes des soiffards à ses pieds. Et quand toi tu buvais à grandes gorgées l'alcool dans ton verre, elle sirotait du bout des lèvres, posées sans s'appuyer.

« Vous êtes une habituée, donc ? »

Tu te concentrais. Elle n'avait pas dit grand chose, alors tu arrivais à assimiler. Maintenant il fallait faire le chemin inverse, il fallait que tu dises quelque chose. Mais tu sais, quand tu es bourrée Nico, il suffit que tu l'ouvres pour devenir une source intarissables d'histoires dont on n'aurait pas voulu entendre parler.

Ho, habituée est un bien grand mot. Surtout quand on sait que j'ai découvert l'endroit de manière très désagréable ! C'est un de mes clients, qui pour me remercier d'avoir sécurisé son coffre, m'a invitée à boire un verre ici. Mais bien que la soirée ait été désastreuse, l'endroit a relevé le niveau, et je ne peux m'empêcher d'y revenir de temps en temps.

Heureusement, une petite partie de toi restait assez prudente pour ne pas continuer à déblatérer ta vie insipide. Surtout que tu avais du buter sur quelques mots, raté une syllabe en route, et ainsi de suite. Quelle image peu glorieuse, quelle image peu glorieuse.
code by nutty
Messages : 70
Date d'inscription : 12/03/2017
Nikoline C. Walsh
bleu
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troubled
c’est l’effervescence des pensées interdites, la décadence de la lucidité absente. la conscience s’efforce pourtant dans l’effort ; elle s’accroche, décroche et la tête remue, hoche, s’essaye à la décortication des propos. mais l’encéphale se noie dans un tourbillon d’accords, de paroles et ses oreilles bourdonnent encaissent ignorent ((essayent)) mais ça s'actionne puis détonne dans le crâne et ça vole haut si

HAUT

que nikoline nage en plein délire en pleine euphorie elle en a des haut-le-cœurs jusqu'à en vouloir recracher ses tripes là tout de suite mais c’est le cerveau meurtri qu’elle

SOURIT

et boit davantage pour ne plus entendre et écouter et concevoir l'existence de ces sons qui se fracassent et se tassent car c'est une assemblée de fausses notes qui lui rappellent à quel point elle est imparfaite et contrefaite et elle ne sait plus où donner de la tête tout est noir elle se perd elle aimerait crier hurler pleurer mais elle

SOURIT

et boit encore une fois — mais pourquoi ? — comme si de rien n'était car en vérité elle aimerait se casser d'ici se casser tout court mais elle n'aurait nulle part où aller et nulle part où crécher alors c'est dans un élan désespéré qu'elle l'embrasse pour tenter de faire du surplace et

r e t o m b e r

car les lippes de l'inconnue l'obsèdent et la torturent depuis déjà trop longtemps à son goût et c'est fou car elle désirerait ((pulsion ardente)) qu'elle lui fasse oublier ses soucis ses erreurs ses pensées cette maudite pilule jusqu'à son identité nikoline aimerait tellement que la douceur d'un soir s'imprègne en elle et vienne la consoler de tous ces cauchemars de ce bazar que représente sa vie alors nikoline s'accroche à elle comme si sa vie en dépendait comme si plus rien ne comptait

et les lèvres sont douces alors elle déguste elle s'emplit se noie s’enivre de son éclat de sa lumière de son carmin qui vient lui tâcher la bouche puis elle se réajuste pour se rapprocher encore plus toujours plus mais elle abuse

toujours dans l'excès

jamais de juste milieu

et c'est dans la crainte de voir surgir la pourriture sommeillant en elle qu'elle s'arrête d'un coup brusquement sans réfléchir ou justement parce qu'elle décide de se reprendre en main ((ici un peu en vain)) ou que la sobriété tente de résister de lutter de s'accrocher

donc elle s'arrête le souffle court elle la regarde le cœur qui tambourine contre la poitrine

elle observe

une réaction un mot un regard

quelque chose quelque part

par pitié
notes
c'est parti en vrille dans mon crâne vroum vroum
 
troubled — nico
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