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“{ H E L P M E } •• Ludno”

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Messages : 204
Date d'inscription : 22/03/2017
Zeno J. Clark
rouge
avatar
Lun 3 Avr - 16:10Zeno J. Clark
rouge

Seul, au fond d'un gouffre qui
me semble à présent sans
F I N.
Mes orbes embrumées errent
maladivement sur les
A L E N T O U R S
brisés dans cette pseudo-réalité.
Altérée et fébrile, un
U N I V E R S
en perdition, suspendu.

Un bruit sourd, un sol putride, un peu de sang qui s'échappe. Maladroitement dans un flou totale, un pied vient de trébucher lourdement. Un corps tout entier s'affale lamentablement sur les graviers sales. Le monde tourne, déboussolé, perdu. Vague, les murs bougent d'eux-même avec une conscience propre à présent. Ce n'est qu'une grande mascarade illusoire créée des nuits sans sommeil, des nuits sans lendemain. Marche encore, Zeno. Avance pour ne trouver qu'une simple pierre au bout du chemin noir. Il n'y a rien pour toi, plus rien qui puisse calmer ce trouble identitaire si bien ancré dans ce tissu de mensonge qui représente cette vie entière. Tellement de détermination pourtant, obsessionnelle cependant. Tellement de questions, sans réponses pourtant. Rien, rien simplement le néant. Une seconde sur ce sol moisi, tu craches cette haine, cette rage qui te bouffe les entrailles. Tu hurles, dément. Hurles cette souffrance pour la faire sortir enfin, pour la libérer, l'évacuer, mais elle ne s'en va jamais réellement. Le noyau de toute cette misère reste profondément bien installé, ne s'échappe jamais de tes lippes. Il reste bien accroché au bord de tes lèvres gercées. Tu crèves lentement, en silence, c'est cette sensation qui mord avidement tes tripes quand ta boîte crânienne manque d'oxygène. Dans ce délire électrique, tu te relèves enfin, essuie brièvement le sang qui s'écoule de ta cavité buccale. Intérieure de la mâchoire mordue à vif par des dents trop souvent scellés, serrés. Où vas-tu à présent alors que ce mur auquel tu t'accroches est devenu ton seul allié, ton seul ami. Comme toujours, aucune réponse. Rien de plus que le vide, le creux de ton existence. Cage thoracique vidée, seule.

Les rues se ressemblent toutes à
cet instant précis, rien ne semble
D E T O N N E R
pour mon regard perdu, errant.
Je ne sais pas où je vais, mais je
C H E R C H E
à m'accrocher quelque part, à quelqu'un
peut-être si j'en ai seulement le
C O U R A G E.

Un signe pourtant, du destin peut-être qui sait. Sans savoir pourquoi, cette main qui cherche à toucher quelqu'un se pose sur la poignée, s'y attache si fermement. Zeno, tu ne sais pas où tu es, tu ne sais plus à vrai dire. Perdu, paumé, errant comme un clochard que l'on aurait chassé de son dernier « chez lui ». Les dernières forces aident seulement à entrouvrir cette porte, tu espères qu'elle soit encore ouvert pour une raison inconnue. T'es plus toi-même, mais tu es qui de base ? Subitement tu t'assois au sol, las et tes mains viennent serrer, cacher cette tête désespérée que tu tires depuis un moment, depuis des années. « J'veux juste... dormir putain... » un murmure, un chuchotement à peine audible, t'es fatigué de tout. Cette vie, cette réalité, ce monde, ce passé, ce sommeil qui s'enfuit, cette confiance qui crève, cette affection qui n'a plus d'endroit où aller. De toi surtout. Gamin en perdition. Gamin solitaire. Gamin blessé. Gamin abandonné... rien de plus, rien de moins. C'est la seule chose tangible qu'il reste de toi, de la personne que tu es. La souffrance et la douleur. La solitude qui se creuse, se fraye un chemin jusqu'à ton cœur éparpillé. Une seconde, un instant un léger hurlement passe tes lippes. Tu ne sais pas où tu es, est-ce que tu es entré chez quelqu'un par hasard ? Tu n'en sais rien et cette vue flou ne va pas t'aider à te retrouver, à mettre le doigt sur ses repères qui se sont brisés.
Love you
Messages : 92
Date d'inscription : 25/02/2017
Ludwig Crawford
bleu
avatar
Sam 22 Avr - 12:01Ludwig Crawford
bleu
Let me help you
feat Zeno, 489 mots.
Au manoir Crawford, fin Mars 2017.
Un cri.

J'ai sursauté et écarquillé les yeux à la seconde même. Mon livre m'est tombé des mains et j'ai cherché du regard le propriétaire d'un tel hurlement. Si proche de chez moi, comme si tout s'était passé dans ma maison. Je commence à avoir peur, et pourtant je ne comprends pas? Je décide enfin à me lever, mais mes jambes sont flagolantes. J'ai l'impression que je vais tomber.

Je déglutis et je m'approche de ce que je pense être l'origine du cri. Sur le chemin vers l'entrée de la maison, je prends mon gun, on ne sait jamais. C'est alors que le doigt sur la détente, je suis prêt à tirer. Qu'on ne dise pas que c'est encore Neven qui est entrain en douce après s'être fait tabasser ou je risque vraiment de m'énerver. Après tout j'ai laissé la porte ouverte.

Je fronce les sourcils et alors que j'aperçois seulement la porte d'entrée ouverte, je plisse les yeux. Puis un murmure. Il frémit et baisse mes yeux vers le sol, sur ce qui s'avère être un jeune homme, épuisé, écroulé, je crois qu'il crie à l'aide. Un sans-abri? Il n'en a pas l'air et pourtant pas une seule seconde je ne réfléchis et je pose mon arme sur une table avant d'accourir à ses pieds.

Je prends son pou. Stable. Je lui fais ouvrir une paupière, je couvre son oeil d'un flash de lumière. Il réagit. Mais pas besoin d'être médecin pour savoir qu'il a sommeil, une fatigue destructrice, quelque chose l'en empêche mais le corps n'arrive plus à se battre, il s'éfondre, il s'en meurt.

A l'aide.

Sans problème, je le soulève et je vais l'installer dans une des chambres d'amis. Les draps sentent encore la lessive, je l'envie. Mais je sais que lui en a plus besoin que moi. J'ai envie de l'examiner, mais je sais qu'à ce stade, la seule solution est de dormir. Confortablement, il faut dormir.

Dors.

Parfait inconnu en détresse, je m'assois à côté de toi et je veille, assis sur une chaise non loin de toi, et je lis, sur mon portable, je ne te regarde pas. Tu as ton intimité du sommeil et toi seul en est le Roi. Endors-toi, je veille.

© ASHLING POUR EPICODE

Messages : 204
Date d'inscription : 22/03/2017
Zeno J. Clark
rouge
avatar
Lun 24 Avr - 17:42Zeno J. Clark
rouge

Le vide est arrivé en courant
il s'est faufilé si simplement, si
a i s é m e n t
comme si le néant avait fini
par m'attraper une nouvelle
f o i s
comme si ce monde avait
enfin fini de tourner en
r o n d.

Une heure. Tout au plus. C'est ce qu'offre le corps lassé du jeune homme qui ouvre une paupière, enfin. Un bref son nasale s'évapore de ses narines et une main se pose sur son front, s'engouffre dans sa crinière verdâtre. Zeno, tu as l'impression d'être à côté de ton corps. Il te semble si lourd, si difficile à porter encore. Comme si les jours s'étaient défilés en laissant derrière trop de séquelles. Les fissures de l'âme s'amoncellent, creusent de plus en plus loin. Paumé, tes orbes parcourent cette pièce que tu ne connais pas et lentement, très lentement tu te redresses. « Où suis-je ? » un mal de crâne pointe le bout de son nez. Il y a quelqu'un ici et cette pièce n'est pas cette chambre où les portraits d'enfants disparu servent à décorer. « Qui êtes-vous ? » les mots sortent difficilement, comme si la trachée se voyait bloquer par quelques débris de trop. Ceux-là même que tu n'arrives pas à crier, qui sait. Ceux qui t'empêchent de vivre. Les secondes n'ont pas le temps de s'écouler alors que tu cherches à te lever, posant les pieds à terre. Pourquoi tu ne laisses pas le temps à cet homme de réagir, Zeno ? Parce que la peur s'enlise. Celle-là même qui te remémore les jours passés enfermé seul avec lui.

Je n'arrive pas à oublier
ce qui ronge tellement ma
v i e
à effacer ce que tu as pu
me faire subir, ce que vous avez
f a i t s
ensemble, main dans la main
convaincu de faire le bon
c h o i x.

« Je suis désolé, vous pouvez me dire où on est ? Je vais rentrer chez moi maintenant ! » pressé, électrique encore. Une certaine hâte gagne ton cœur meurtri alors que les flashs reviennent. Les sourcils se froncent, le corps s'arrête, une main se perd sur le front et un léger couinement passe les lippes. Tu te fais pitié, Zeno. Respire, tiens toi droit encore une fois. La force n'est plus ce qui manque à tes jours avenirs. Cette force qui a vu le jour dans les troubles de ce monde, dans les ténèbres de l'humanité. Les tréfonds de la lâcheté et la pourriture de l'homme. « ça fait un mal de chien ! » une plainte alors que les mains massent la boîte crânienne avec plus d'entrain, comme si la survie en dépendait. Et tu songes si fort dans ton esprit : disparaît, disparaît, DISPARAÎT DE MA VIE !! tu hurles dans tes pensées délabrées sans te soucier que cet homme ici présent essaye peut-être de t'aider. Toi, l'homme qui est entré chez lui sans frapper.
Sans s'annoncer avant.
Love you
 
{ H E L P M E } •• Ludno
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