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“{ C o n d a m n é e } •• Hope.”

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Messages : 18
Date d'inscription : 07/04/2017
Hope J. Chester
rouge
avatar
Ven 7 Avr - 17:04Hope J. Chester
rouge
Hope Jacynthe Chester
Feat; Widowmaker •• Overwatch // Irl; Angélina Jolie
35y.o
f
redpill
surnom
Jacynthe ; Jacy ; Chester.
métier
Magicienne ; Bodypainting
situation familiale
Mère décédée ; Père absent, éradiqué de sa vie ; Jeune frère actuellement en Corée.
naissance
03/01/01997
autre
1# ; Était stérile, incapable de concevoir avant d'être soignée avec l'apparition du dealer. ; 2# ; Déteste les pilules au plus haut point. ; 3# ; Souffre d'une forme d'Alzheimer précoce. ; 4# ; Possède un Akita Inu du nom de Olympe. 
Ma pilule rouge
Inspire. I n s p i r e longuement et dégage les phéromones consciemment. Attire les regards un instant, une seconde aspire leur âme, évapore les charmes, agrippe ceux qui sont les plus réceptifs à ce que tu échappes volontairement de tes pores. Contrôle de cette substance chimique qui erre chez la plupart des êtres vivants. Prends possession de ce qui les attire. Certaines personnes seulement, les plus faibles à tes charmes primaires.
Parce qu'un beau soir d'hiver, tu as trouvé cette réponse, non pas celle que tu cherchais, mais celle qu'il t'a offerte. Pilule bleue ou rouge, les goûts en dépit des connaissances, tu as pris la rouge. Proche de la couleur de tes lèvres, de tes cheveux à l'époque. I n s t i n c t basique, préférence de couleur simplement. Alors tu as découvert cette nouvelle fonction améliorée de ton corps humain, si similaire à autrui et pourtant si différent à présent.
Pratique finalement. Pour ton métier, c'est un plus d'attirer les plus faibles à tes phéromones, attirer l'attention sur toi, tout simplement. Aura qui se dégage, qui erre. Substance chimique qui entre en contact avec autrui. Il n'y a que les tiens qui n'en savent rien. Sauf ce petit frère qui rentrera bientôt tu espères.
Caractère

Écoute l'espoir qui résonne
dans un rire enfantin. Dans un
S O U R I R E
si simple et éphémère.
Il disparaît la seconde qui
S U I T
mais les souvenirs sont éternels
ils errent et se gravent à
J A M A I S.

Un sourire. Si beau, si vrai. Les douces lippes l'amorcent sans hésiter. Si présent, si chaleureux. Tu souris beaucoup, parfois un peu trop. Les gens y voient une faille, une faiblesse. Pourtant c'est la seule force qu'il te reste. Dans ce siècle de renouveau, d'éternité, toi tu crèves, condamnée. Les secondes s'écoulent dangereusement, il n'y a rien à faire. Si. Avaler des pilules. Des pilules similaires aux cachets qui ont tué ta mère, éloigné ton père, tu ne peux t'y résigner. Une peur agonisante grandie alors que la mémoire flanche. Des visages récents qui s'oublient. Des mots si courants qui disparaissent. Souris encore une fois, Hope. La force a toujours été une obligation dans cette longue vie difficile. Pour soutenir un jeune frère qui ne pouvait pas encore tout comprendre. Le soutenir et l'élever alors. Un frère, un fils aussi. C'est un instinct maternel inné qui erre au creux de toi. Comme une destinée à toucher du bout des doigts. Un rêve de procréer. Un rêve qui fut longtemps brisé.  Tu voyais ce bonheur qui se meurt. Tu n'auras JAMAIS d'enfants. « Je n'aurai jamais d'enfants. » Tu vivais avec ces mots. Tu vivais avec cette douleur. Tu vivais avec cette souffrance. Chaque jour tu regardais les enfants autour dans les rues, les ruelles. Tu enviais le bonheur de ces mères. Tu vivais avec ce sentiment qui te rongeait. Tu n'auras... jamais.... d'enfant. Une pensée si lourde de sens, si amère, si cruelle. Une famille. Comme une bénédiction, un souhait. Comme pour remplir les trous béants d'une poitrine meurtrie. Comme pour offrir à ce jeune garçon ce qu'il n'a jamais vraiment eu la chance de connaître, de pouvoir rencontrer. Oh non, Hope, tu n'as jamais réellement pensé à toi. Durant des années, tu n'as vécu que pour les autres, que pour lui. Tendre la main, bercer dans les nuits orageuses, nourrir chaque matin et emmener à l'école. Veiller sur son prochain. Cet enfant pourtant, cette envie de voir naître la vie grâce à toi... C'était ton seul rêve bien à toi. Le seul qui ne concernait que ta propre vie. Et il se voyait détruit d'un claquement de doigt. Pourtant ce monde t'a guérie par un beau jour d'hiver.

Un mot dans une ruelle sombre
un regard bref et un
C H O I X.
Un choix qui m'a permis de
pouvoir rêver une nouvelle
F O I S.
Une simple pilule avalée
et un nouvel espoir est
N É.

Alors affiche ce magnifique sourire une nouvelle fois, serein. Une joie de vivre, un bonheur certain, pourtant il y a quelque chose qui ne colle pas. Sentiment d'injustice enfoui. Une peine qui vagabonde si fortement, si sévèrement. Injustice de ce monde, la réalité frappante, violente. L'humanité rêve à exister, devenir éternel, mais la joie des autres a engendré ta propre tristesse. Parce qu'ils semblent avoir soigné tant de monde, sauvé tant de vie, sauf la sienne. Égoïsme d'une adolescente qui persiste. Tu aurais aimé qu'elle puisse vivre, survivre. Ce n'est pas le cas, alors l'adolescente a grandi dans une colère envers ces pilules qui ne guérissent pas, qui ne guérissent toujours pas. Qui ne peuvent pas te guérir non plus. Alors tu t'échappes dans des songes, dans une réalité alternative. Le monde de la magie, du décor, du spectacle. Ici, tu peux vivre. Sur scène, tu peux oublier cette épée de Damoclès qui te pèse. Et tu peux voir grandir ton ventre à présent. Seule consolation. Une vie que tu portes, que tu protèges depuis déjà deux mois et demi. Que tu aimes plus que ta propre vie. Pourtant une peur vagabonde et tu pries. « Je vous en supplie, faites que ce monde soit capable de le guérir si je dois mourir. » que ta maladie, cette maladie héréditaire ne vienne pas détruire, tuer ton souhait le plus précieux. Alzheimer précoce. C'est ce qu'il a dit dans ce cabinet vide, bien trop lumineux et blanc. Tout comme ta mère, Hope. La force. Avec cette force que ce monde a forgée, l'enfant viendra au monde, c'est tout ce que tu peux lui promettre. Retourne sur scène, vite. Pour oublier et pouvoir sourire une énième fois. Laisse déborder les phéromones pour attirer l'attention sur toi et effaces-toi quand les lumières disparaissent.

{Enceinte ; Souriante ; Douce ; Chaleureuse ; Calme ; Posée ; Forte ; Indépendante ; Sûre d'elle ; Souffre d'une forme d'Alzheimer précoce ; Condamnée à mourir ; Ancienne femme stérile ; Déteste les pilules -malgré celle qui a soignée sa stérilité- ; Appliquée ; Fébrile ; Anxieuse ; A les pieds sur Terre ; Essaye pourtant d'avoir la tête dans les étoiles ; Amoureuse de la scène ; Rêve d'une vie de famille, d'avoir quatre enfants ; Lourde tristesse ; Fragile ; Mature ; Adore les bonbons et les croissants ; Déteste les odeurs fortes -surtout depuis qu'elle est enceinte- ; Vomi régulièrement ; Aime les enfants plus que tout ; Entretiens une relation fusionnelle avec son jeune frère ; Fidèle ; Toujours à 100% dans tout ce qu'elle entreprend ; Déterminée ; Modeste ; Amicale ; Altruiste ; Infiniment gentille ; Incapacité à se battre ; Mais pas à gueuler -il est dur de l'énerver cependant ; Compréhensive ; A l'écoute ; Entretient une forte rancune envers son père ; Facilement brisée ; Maniaque ; Adore voyager sur internet ; Danse souvent dans son salon ; A déjà préparée la chambre d'enfant ; Anticipe vite ; Féminine ; Coquette ; Prend soin d'elle ; Aisance à parler ; Oratrice ; Semble vivre dans le passé : cuisine, boit du vrai thé etc. ; Célibataire endurcie ; Ne croit plus à un mariage ou une relation ; Essaye vainement d'oublier sa mort prochaine ; Semble essayer de vivre à 100% ; Énergique ; Ne tient jamais en place ; Toujours en vadrouille ; Adore la photo et filmer ; Aime également voyager ; Reviens d'ailleurs d'un mois en Corée. Etc.}

histoire

Cette vie avait un goût de
chaleur, d'une
B A N A L I T É
qui nous sciaient si bien.
Malgré des absences
R É P É T É E S
je songeais que c'était
bien comme ça.
P A T I E N T E
j'attendais simplement
qu'il revienne vers
N O U S.

Maja Karlsson. Aaron Chester. Damon Saul Chester. Elle semblait si simple cette famille belle comme sur les photos que l'on accroche fièrement dans l'entrée. Une femme enseignant la littérature dans les lycées pour enfants en difficultés. Un homme au sommet de la police toujours occupé, souvent absent. Un jeune frère de six ans le cadet de la plus âgée. En soi, la vie semblait douce, d'un banal ennuyeux, presque monotone. Belles, si belles apparences qui s'envolaient si aisément qu'une porte se referme. Alors quelques disputes éclataient de temps à autre, laissant une grande sœur obligée de cajoler, consoler son petit frère. Et toujours la même fin : une porte qui s'ouvre, qui claque et un visage qui ne reviendra pas avant des jours, peut-être des semaines. Bref sourire presque amer en songeant à tout ceci, tu n'as pas encore oublié ces instants-là pas vrais, Hope ? Dans un souffle, une inspiration libératrice, tu revois les bribes de ton passé, cette jeune fille que tu étais. Jeune adolescente qui aimait encore tellement son père. Aucun reproche, aucune rancœur, seulement une impatience, celle de le revoir à chaque fois qu'il disparaissait. Pendant six ans, seule ta mère se trouvait à tes côtés, comblant le vide laissé par ton père comme elle le pouvait et puis ce bonheur était arrivé. Un jeune frère tant désiré. Deux, ce seul mot qui enjouait le cœur d'une petite fille qui rêvait de pouvoir jouer avec quelqu'un plus proche de son âge. Tu revois ces moments où vous vous chamailliez pour mieux vous réconcilier après dans une étreinte tendre. Jamais tu n'aurais songé que ces moments-là finiraient par s'émietter.

Je ne m'étais jamais demandé
combien de temps le
R Y T H M E
de vie de mon père allait encore
me convenir. Parce que je n'avais
J A M A I S
imaginé que les choses deviendraient
si compliquées avec les
A N N É E S
qui s'écoulent si dangereusement.

Souvenirs parfois difficiles. Oublie de ses clefs. Avoir la sensation d'avoir fermé la porte alors que ce n'est qu'une illusion... Tant de petits détails qui semblaient si banals comme si cela pouvait simplement arriver à tout le monde, à n'importe qui. Lentement ta mère oubliait certaines choses anodines et personne n'y prêtait attention, sauf elle. Se voilant simplement la face, inquiète, cette femme riait toujours aussi sereinement. Elle hurlait toujours sur son mari pour des broutilles la plupart du temps. Rien n'avait changé alors tu n'avais pas fait attention. Attention à cette anxiété grandissante qui la gagnait. Jeune adolescente en pleine puberté, ce n'est que lorsque tout était devenu bien trop alarmant que ta mère avait daigné t'expliquer. « Ma chérie, écoute-moi attentivement. Dans ma famille, la maladie d’Alzheimer a toujours fait beaucoup de ravages et... j'ai été diagnostiquée il n'y a pas longtemps. » ce n'était rien, pas vrai ? La maladie n'allait pas la tuer tout de suite, n'allait pas la rendre fébrile demain. C'est avec conviction que tu voulais croire à cela sans savoir ce que le stade 4 et 5 signifiait. Sans savoir qu'en réalité cette maladie n'a que 7 stades.
Sautes d'humeurs, altération de la capacité à résoudre des calculs mentaux, difficultés accrues à effectuer des tâches complexes, oublier son propre passé, difficultés à retrouver un mot, oublier un visage récent ou un nom... petit à petit ce qui semblait être ordinaire, devenait inquiétant, troublant alors que de tes orbes clairs, tu remarquais les signes à présent. Si courant et pourtant si évident. Chez les autres ce n'était qu'un simple manque d'attention, mais chez ta mère c'était tout simplement grave. Troublée, perdue, inquiète lorsque ton regard cherchait de l'aide, il rencontrait toujours ce jeune frère. Des cheveux blonds cendrés à l'image de votre père, des yeux foncés comme ceux de ta mère, une innocence au fond des yeux que tu commençais déjà à perdre. Tu n'as pas eu d'autres choix que de devenir plus forte au milieu de cette terreur ambiante.

Je me demandais si j'avais
seulement la force, le
C O U R A G E
de pouvoir soutenir Damon.
Si je pouvais seulement y
A R R I V E R
à moi toute seule alors que
notre père ne revenait
T O U J O U R S
quand ça lui convenait.
Alors je voyais ma mère se
B R I S E R
sans savoir quoi faire.

Le soleil se couchait tôt dans le souvenir que tu repasses à présent. L'hiver arrivait à grands pas, tranquillement et cela faisait déjà six mois que ce quotidien monotone, presque ordinaire était parti en lambeau. Une fatigue perlait la peau fine sous les orbes clairs, démontrant à la Terre entière que cette vie insouciante n'était plus. Envolée, lentement disséminée dans les songes du passé. Les heures s'écoulaient dangereusement, les tâches ne faisaient que croître pour pallier l'oubli de cette femme. Devenu mère avant l'âge, ce soir-là en rentrant de l'école, rien ne semblait sortir de l'ordinaire. Les post-it recouvraient encore chaque meuble, chaque porte, chaque objet de la maison en prévention. Un silence régnait comme toujours parce que ta mère n'avait pas encore arrêté de travailler, loin d'être obligée de le faire pour le moment. Les médecins ne semblaient pas aussi alarmés que ton instinct. Celui-là même qui criait atrocement. Tic-tac, tic-tac. Le bruit assourdissant des secondes qui s'éparpillaient en un instant. Les yeux rivés sur l'horloge qui bientôt avait sonné, bruyante, dérangeante et la porte qui ne s'ouvrait pas. Respiration en suspend. Souffle lourd, irrégulier. Précipitation jusqu'au téléphone. Un appel, deux appels, trois appels et trois messageries plus tard, enfin il daignait décrocher. « Papa ?? Je crois qu'il est arrivé quelque chose à maman, elle n'est toujours pas rentrée. Ça fait bientôt trois heures maintenant, ce n'est pas normal, mais je ne peux pas laisser Damon tout seu... » soupir murmuré. « HOPE ! Je n'ai pas le temps de m'occuper de ça maintenant, ne me dérange pas inutilement ! » interruption rapide et précise. En une seule seconde le silence s'était installé. Pourtant, une petite voix résonnait dans ton dos, une voix inquiète elle aussi et déboussolée, mais... Tu n'entendais que tes reproches naissants bourdonner dans tes oreilles à présent. Un père jamais là. Une jeune fille patiente et compréhensive. Une image douce et belle qui venait de se briser si violemment. « Damon... je te laisse la maison, ne fait rien de stupide. Je vais chercher maman ! » un ton fade, amer, blessé, outré. Un murmure qui s'égarait avant d'entendre cette porte claquer, encore.

La nuit était tombée si
lourdement comme si on
M ' É T O U F F A I T
avec force. Oppressée
dans les ruelles sombres
A N G O I S S A N T E S
de cette ville où j'avais
grandi pourtant pendant si
L O N G T E M P S
à présent. Chicago si grande
ville de ce si grand
C O N T I N E N T.

Cours, cours encore et toujours. Dans un esprit envahi de pensées obscures, tu avais parcouru durant une longue heure tous les chemins que ta mère aurait pu emprunter pour rentrer. Pendant un certain laps de temps, tu avais prié pour qu'elle soit simplement en compagnie d'une amie, dans un bar quelconque, mais cette peur t'empêchait simplement d'y croire pleinement. Maison-Lycée, Maison-Supermarché, Maison-Coiffeur, Maison-Esthéticienne... chaque chemin possible et imaginable alors que la tonalité résonnait à tes oreilles, aucune voix n'en sortant cependant. Le néant au milieu des bâtiments si hauts vers le ciel, si... oppressants finalement. Une noirceur ambiante et ce mauvais pressentiment qui persistait si ardemment, abîmant le cœur fragile d'une jeune adolescente. Cette peur vrillait l'estomac, les songes dans ce souffle lourd. « Maman répond... j't'en prie... » bip bip bip... et le silence. « Maman ?? Allô ?? Qu'est-ce que tu fais ?? Où es-tu ?? Maman ?? » soupir perdu, égaré. « Hope... Quelle est notre adresse déjà ?... Je ne me souviens plus. » silence. C'était dix minutes plus tard que ton regard avait croisé le sien, te précipitant pour la prendre dans tes bras.

Je savais pertinemment à
partir de ce moment
P R É C I S É M E N T
que les choses allaient devenir
encore bien plus
C O M P L I Q U É E S
quelles ne l'étaient déjà.
Pourtant j'étais prête à me
B A T T R E
pour faire tout à sa place,
pour lui permettre de se
R E P O S E R.

Ton père en avait décidé autrement cependant, enfermant cette femme qu'il avait pourtant épousé par amour, dans une chambre froide, immaculée. Dans l'esprit encore immature d'un enfant face à cette situation, la seule réponse plausible était l'abandon. La facilité en se débarrassant des problèmes rapidement. Lentement, petit à petit cette colère avait grandi, émergée au fond de ta trachée. Colère amère et retenue en remarquant qu'il ne venait quasiment jamais. Tu le savais parce que vous... vous vous veniez tous les jours voir celle qui vous avaient mis au monde, élevés. Toujours un sourire aux lèvres malgré la difficulté. Celle de voir dépérir un être chère. Celle de voir un jeune frère bien trop jeune pour endurer tout cela. Celle d'être seule pour s'occuper pleinement de la maison. Aucun mot, aucune plainte, seulement une bonne volonté, une force que tu n'avais pas eu d'autre choix que d'acquérir en un claquement de doigt. Tu détestais cet endroit pourtant. Blanc. Aseptisé. Odeurs âcres et insistantes. C'est à reculons parfois que tu t'y rendais, mais... Damon ne pouvait y aller sans toi et tu n'étais pas en droit de le priver de ces instants. Les derniers souvenirs qu'il aurait de sa mère. Hope, tu avais peur. Tu voulais fuir, fuir l'odeur de la mort par peur. Un jour. « Un jour... Tu vas m'oublier aussi. » Visage, nom, souvenirs... Tout finirait par disparaître en une seconde. « Je t'en prie maman... Ne m'oublie pas. » pensées persistantes, pensées apeurées. La vie devenait un combat quotidien, une course contre la montre alors que tu te levais chaque matin, faisait le petit-déjeuner pour ton frère, l'emmenait à l'école, allait le chercher à midi pour manger avec votre mère, le ramenait à l'école, aller le chercher à la fin des cours, revenir à l'hôpital, rentrer, l'aider à faire ses devoirs, lui faire à manger, le coucher, sortir courir. Courir encore, la musique dans les oreilles, la solitude comme seul allié. Échappatoire.

Solitude. Le seul refuge
qu'il me restait encore pour
S O U F F L E R
comme pour reprendre vie.
Vie chaotique, quotidien trop
L O U R D
à porter. J'en étais venue
à perdre tellement de poids.
A N O R E X I Q U E.

Dix-huit ans. L'année des premières expériences d'amour peut-être durable. L'année où les souvenirs deviennent des trésors. L'année où les amis se font pour la vie. L'année où... le corps avait finalement lâché, épuisé. Trou noir, absence et chambre blanche. C'est un passant qui avait eu la courtoisie de te conduire à l'hôpital lorsque tes jambes avaient lâché devant son magasin. Une course que tu n'auras finalement jamais terminée. Battement de paupières, la réalité était revenu te frapper lorsque la porte s'était entrouverte, ton jeune frère apparaissant avec derrière un fauteuil roulant qui disposait de ta mère. Par réflexe, ton corps s'était redressé pour adresser un sourire à cette femme. Si belle, encore si jeune pourtant, mais si frêle aujourd'hui. « Maman et moi, nous venons te rendre visite. Regarde qui est là, maman ! » le silence, pesant. Le doute et la voix fébrile qui tranchait l'air. « Qui est cette jeune fille, Damon ? Tu as déjà une petite amie ? Elle a l'air... plus vieille que toi pourtant ! » battement de cœur raté. « … Maman c'est... c'est Hope, ma grande sœur... ta fille... » seconde suspendue, douloureuse. « Mais qu'est-ce que tu racontes ? Je n'ai jamais eu d'autre enfant que toi voyons. Que tu es drôle ! » tes lèvres s'ouvraient dans une lenteur extrême, la surprise, l'agonie au fond des yeux et un simple murmure s'échappaient : « Maman... » faible, qui se déchirait brutalement. Cauchemar vivant. Soudainement, la réalité trop pesante à supporter. Le stade 6 de la maladie. Alors tu te souviens brièvement avoir vu Damon sortir votre mère pour la ramener dans sa chambre et choquée, tu n'avais pas bronché. Hope, tu sais bien, oui tu sais bien qu'il est revenu ensuite, restant dans l'entrebâillement de la porte sans oser entrer, sans oser te regarder. Parce que Damon avait peur. Peur de voir tes traits déformés par la douleur.

On dit que l'on fini tous
par oublier. Les gens
O U B L I E N T
tournent les pages de la vie.
On raconte que seule la
F A M I L L E
ne vous oublient jamais vraiment,
mais à ce moment j'ai
R É A L I S É
que ma mère allait mourir sans
jamais se rappeler, se
S O U V E N I R
que j'ai un jour existé.

Damon fut fébrile, dans son adolescence naissante, c'était quelques mois plus tard que votre mère fini par l'oublier. Votre père fut la première victime de la maladie, mais ce n'était pas un problème alors qu'il ne venait plus. Tu fus la deuxième bien entendue et Damon fut le suivant. Combien de temps alors avait-il pleuré dans tes bras ? Combien de temps est-ce que tu t'en étais voulu de ne pas avoir vu les signes arrivés et de ne pas l'avoir empêché d'y aller ? Peut-être que ton jeune frère ne t'aurait pas écouté alors... non, il ne l'aurait pas fait, mais peut-être que la culpabilité aurait été moins sévère. Bras réconfortants, force, mots rassurants, c'est tout ce que tu avais pu offrir à ton cadet en cette nuit froide.
Deux mois plus tard, le cœur avait cessé de battre. Guidée par tes pas fébriles, tanguant à moitié, seule, tu étais allée à l'hôpital une dernière fois. Ton père ne pouvait pas s'y rendre, comme toujours il se défilait, il fuyait, te laissant supporter le poids d'un monde. Déglutissant douloureusement, tes orbes clairs s'étaient posés sur elle. Aucune larme versée, du haut de ton jeune âge, tu n'arrivais pas à y croire, à l'accepter. Pourtant, la froideur qui vagabondait sous tes doigts alors que tu touchais son bras, elle était tangible, réelle. Encore aujourd'hui, tu t'en rappelles comme si c'était hier, Hope.

Trois jours plus tard,
notre mère fut
E N T E R R É E
et c'était la première fois
depuis des mois que je voyais mon
P È R E
une nouvelle fois. Je me souviens
qu'il n'est resté que quelques
M I N U T E S
avant de s'en aller. J'étais
si choquée que j'aurai aimée le
F R A P P E R.

Monde magique, féerique. Depuis longtemps l'adolescente avait mis de côté ses rêves d'enfant, mais c'est étrange comme ils étaient revenus si rapidement. Les mots de ta mère résonnaient encore clairement. « Si tu veux devenir magicienne, je te serais toujours à tes côtés pour t'épauler ! Fais ce que tu aimes, Hope. » et les larmes. Si amères, si douloureuses. Souffrance. Dans ta chambre habillée de tes plus grands rêves, le silence et les pleurs qui n'en finissaient plus. Les cris aussi. Assourdissants, cassants. Enfance brisée. Quelques conneries s'en étaient suivi, par vengeance, par nécessité comme pour retrouver cette liberté bafouée par un père absent, qui ne prenait pas ses responsabilités. « Il fait le nécessaire pour votre mère. » qu'ils disaient. Juste une chambre d'hôpital pour une seule personne et des traitements. Ça n'avait rien de suffisant, n'est-ce pas ? Vexée, blessée, amère, c'est occasionnellement que la police t'arrêtait pour des délits quelconques et toujours ce visage fermé, cette voix sourde. Toujours les mêmes mots de cet homme. « Pendant combien de temps, encore, est-ce que tu vas m'humilier ? Si tu cherches à me blesser, abandonne. » phrases pré-faites. Hope, tu encaissais, accusais le coup de son ignorance à l'égard de sa famille, des siens, des personnes qui auraient dû être sa priorité, mais qu'il abandonnait, délaissait si simplement. Suffocation.

Il a fini par craquer
cependant et il m'a
G I F L É E
en plein commissariat.
J'étais tellement usée,
B L E S S É E
par son ignorance que
je n'ai même pas
S O U R C I L L É E
et j'ai moi-même fini
par balancer tout les
M O T S
qu étouffaient depuis
si longtemps au fond de ma
T R A C H É E
.

« T'es vraiment le pire ! Ton travail, ton ambition... Tu n'as que ces mots-là à la bouche !! Tu penses que nous nourrir, nous offrir un toit c'est de l'amour ?! Même quand maman avait le plus besoin de toi, tu étais toujours absent, occupé !! À son enterrement tu n'es resté qu'une minute tout au plus ! Jusqu'à quel point t'es égoïste, papa ?! Elle avait besoin de toi, elle était toute seule dans cette chambre d'hôpital à mourir jour après jour !! Est-ce que tu sais seulement à quel point elle était triste ?... Mais tu étais content, n'est-ce pas ? Parce que maman était un fardeau, un obstacle à ta carrière, à ton ambition et nous aussi, pas vrai ?! Parce qu'après tout, nous porter de l'attention, nous prouver que tu nous aimes, c'est chiant et ce n'est pas nécessaire !! TU AS ABANDONNÉ LES TIENS, TA FAMILLE, TA FEMME ET TES ENFANTS !! » épuisement. Voix tremblante. « Tu penses qu'à toi, toi et toi seul... T'es pathétique ! J'aurai préféré que tu sois à sa place... J'aurai préféré que maman soit toujours là. » coupure. Fracassement. Un mur qui se brise. Une histoire qui s'achève. Celle d'un père et de sa fille.
Tu n'as plus jamais vraiment vu ton père.

Années écoulées doucement loin de lui, seulement dans les yeux de ton frère. Seuls à la maison comme souvent, tu as fini par atteindre une majorité tant désirée. Alors le monde s'est ouvert à toi, embarquant ton cadet. Il n'a même pas cherché à t'arrêter. Triste vie. Alors tous deux, mains dans la main, vous êtes allé parcourir les cirques, les cabarets d'une ville voisine en espérant que tu deviennes un jour connu. Et par la force du destin, les portes se sont ouvertes à toi. L'argent est arrivé plus abondamment, tu as offert à Damon la chance de rejoindre l'école qu'il souhaitait. Jusqu'à sa propre majorité, tu l'as élevé comme ton propre fils. Puis il s'est envolé pour prendre sa liberté, lui qui rêvait de voyager. Vingt-sept ans et une liberté nouvelle, juste la tienne. Le succès, les déplacements, mais ce rêve soudainement d'être aimée, d'être posée, de fonder une famille. Et tu croyais pouvoir le réaliser alors qu'ici, à New Heaven, tu rencontrais cet amour fulgurant.

Je pensais avoir la chance
de fonder enfin cette
F A M I L L E
que je rêvais d'avoir. De
faire en sorte que mes
E N F A N T S
soient chéris, soient heureux
dans la vie et surtout
É P A N O U I S
mais il faut croire que le
destin aime jouer avec
M O I.

« Vous êtes stérile, je suis navré. » la vie avait un goût nouveau, un goût de joie, mais le verdict tombait si lourdement. De tes yeux écarquillés, la nouvelle te laissait d'abord de glace, retournant dans cet appartement. Et enfouie dans la pénombre, les pleurs, encore. Les cris aussi. Le goût d'une injustice. Les pilules en tous genre existaient à présent, mais rien. Rien qui pouvait réellement t'aider. Comme rien n'avait pu sauver ta mère. Désillusion, trouble, séparation, déchirure. La solitude comme seule réponse. Ton jeune frère devenu homme à présent avait pu entendre cette voix brisée au bout du téléphone, ces pleurs, le son de l'injustice de ce monde. Cette fatigue de subir sans rien pouvoir espérer. C'est un peu vide, las que tu as laissé le temps s'enfuir jusqu'à finir à trente ans par te demander. Méfiance, prudence, peur aussi. Tu as commencé à oublier aussi. Prise de panique, de peur. « Vous souffrez d'une forme d'Alzheimer précoce. » comme ta mère avant toi. Les obstacles insurmontables, ils s'entassent dans un coin jusqu'à ronger, dévorer, briser encore plus profondément. La scène, seul lieu de repère, seul astre de paix. Accroche-toi. Et tu t'y accrocher si fermement pour ne pas sombrer, pour ne pas couler. Lumière, paillette, beauté du geste éphémère, ambiance suspendue sur un fil. Inspire, tu es en vie.

Le monde partait en vrille
au moment où j'avais
E N F I N
l'impression de pouvoir vivre
pour moi, pour mon
F R È R E
aussi parce que je savais
à quel point il était
I N Q U I E T
depuis toutes ces années.

Et pourtant dans ce désespoir, dans une ruelle noire, fatiguée de faire semblant, tu as craqué après une soirée trop arrosée. Une femme dépassée, perdue, agonisante. Les pleurs comme seule défense, une force comme seule arme, mais ce n'était pas assez, pas suffisant pour dépasser tout ce qui t’encombrait. Tu voulais relever la tête, inspirer et sourire une nouvelle fois, comme toujours. Mais à cet homme qui est arrivé de nul part, tu n'as pu offrir que les larmes. Et tu as fait un choix. Un choix qui a ouvert une porte scellée. Une porte qui a conduit à cette réalité aujourd'hui, à ce ventre qui grossit.
Tu es enceinte.


K again
pedobear
c'est avec amour que je reviens vers vous. Jpp. désolée pour le deuxième rouge mdr.
promis si je fais un tc, il sera bleu. ((justement pour ça qu'elle est rouge, c'est compliqué dans ma tête de préciser pk //crève)) & désolée pour le début de fiche naze mdr.
j'vous aime d'amour sinon, vous êtes bg comme toujours. je me sens chez moi et ça faisait longtemps que je cherchais à retrouver ça.
alors amour sur vous, vraiment  coeur
23y.o
f
redpill
Messages : 91
Date d'inscription : 03/04/2017
M. Babylone Kavinsky
bleu
avatar
épouse moi stp
CE COMBO Windowmaker & Angélina Jolie jpp
Le perso
est
parfait
jtm
bon courage pour la suite
♥♥♥
(et enceinte aaah j'aime j'aime j'aime)
Messages : 165
Date d'inscription : 03/03/2017
Sakura Aoki
rouge
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Ven 7 Avr - 17:16Sakura Aoki
rouge
cry1

Rebienvenue. Ce personnage vient de me faire badder. Pourquoi tant de beauté et de tristesse. Une future maman, avec un destin trop tragique, qu'est-ce qu'on a sur le forum avec les parents qui galèrent.

huug

Bon courage pour la suite oh là là.
Messages : 182
Date d'inscription : 12/03/2017
Adelbert Zimmermann
rouge
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C'est le c-c-combo des bonnes idées, réunies en un personnage;

Je crois que c'est d'ailleurs la première fois que je vois quelqu'un qui joue un personnage "enceinte". Ce qui montre l'originalité du truc. ♥ La pauvre, j'ai tellement hâte de voir ce que va lui faire sa pilule avec une telle condition. Est-ce que le bébé sera spécial lui aussi, ou aura t-il trois yeux ? (j'espère pas). Quant au métier, à l'Alzheimer précoce... tout est beau et dramaaa.

Bon courage pour ce DC et cette fiche. ball
Messages : 18
Date d'inscription : 07/04/2017
Hope J. Chester
rouge
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Sam 8 Avr - 22:26Hope J. Chester
rouge
#Baby ; omg.
ahah moi qui pensais que le combo...
bah personne allait rien dire de spécial jpp.
Merci cutie ♥

#Saku ; huug
jtm cutie.
mais t'inquiète elle va s'en sortir normalement huhu

#Sass ; c'est... la troisième perso que j'ai enceinte je crois. mais merci huhu. si c'est la première fois que t'en vois une, je suis fière omg //crève ♥
merci à toi aussi cutie coeur

BON. JVOUS AIME D'AMOUR.
& j'ai terminé donc.
Jpp pardon pour la longueur et la qualité.
Arsen, jtm. coeur
Messages : 67
Date d'inscription : 28/03/2017
Ayden D. Rockefeller
bleu
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Hé mademoiselle t'es charmante winkwink /bus/
Non sans dec' ce combo m'a achevé et je me devais de te le dire srs
J'adore ce personnage. Les idées. La manière d'écrire. ET LE POTENTIEL DRAMA OLALA

Prends mon amour et dégage ok ?! cryy
(bon tu l'as déjà mais tu comprends l'idée >__>)
Messages : 74
Date d'inscription : 28/03/2017
Nico Berkley
bleu
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Dim 9 Avr - 10:47Nico Berkley
bleu
Ayden a écrit:
Prends mon amour et dégage ok ?! cryy
(bon tu l'as déjà mais tu comprends l'idée >__>)

Il y a des signes qui ne trompent pas haha huhu huhu huhu hum roger

Ce perso est à couper le souffle sérieux ça devrait être interdit e.e
Messages : 18
Date d'inscription : 07/04/2017
Hope J. Chester
rouge
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Dim 9 Avr - 18:23Hope J. Chester
rouge
#Ayden ; j'prends tout ton amour.
& je le chéri avec amour aussi ♥
Merci omg jpp. ET OUI POTENTIEL DRAMA !!! fire

#Nico ; huhu huhu huhu
jpp de toi mdr.
mais jtm et je te remercie aussi d'amour ♥
Messages : 234
Date d'inscription : 21/02/2017
Localisation : Chapel Street
Arsen B. Eastwood
bleu
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REBIENVENUE mistral
Je suis soufflée, estomaquée, même. Hope est un mistral, un de ces vents violents qui vous secouent les entrailles, qui arrache des toits et accompagne la pire des tempêtes. Mais c’est de la violence contenue dans tes mots et les fêlures que je ressens qui me soufflent moi et me giflent aussi. Ce que tu écris c’est de la poésie alors forcément j’aime ça. J’ai déjà aimé ça avec Zeno et maintenant Hope me donne tellement de feels. Et elle porte bien son nom, parce qu’elle est un espoir aussi, j’ai envie qu’elle puisse être heureuse. J’ai envie que toute la violence de son histoire puisse être hurlée un jour à la bonne personne. Qu’elle ne soit plus seule, même si elle a son frère, mais qu’elle puisse être enfin heureuse et qu’elle puisse vivre pour elle-même. Bien sûr l’histoire m’a ravagé, c’est la descente aux enfers de la famille si bien écrit, les détails saisissants, entre les post-its et les conversations qui donnent vraiment l’impression d’avoir été prononcé et gâché aussi. Des vies qui s’éteignent par centaine dans l’esprit d’une femme qui oublie inexorablement. C’est beau, mais moche très moche aussi parce que c’est un sort terrible et on en ressent l’horreur avec une justesse incroyable. Je suis contente d’avoir pu lire cette fiche et je serai aussi très curieuse de voir ce que tu comptes faire avec ta demoiselle. Sur ce rebienvenue parmi nous

Toutes mes félicitations tu rejoins le hall des plus bgs. Tu peux donc aller recenser ton avatar ICI, ton irl ICI, ton don par là et pourquoi pas créer ta fiche de lien par là. Et le plus important tu peux désormais crâner devant tous les roses non-validés du coin (& leur donner envie de faire leur fiche) et aller RP et faire une demande ici Suffit de commencer un nouveau sujet et de remplir le formulaire.
DES BISOUS ♥
 
{ C o n d a m n é e } •• Hope.
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