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“something— ft. zeno”

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Ayden D. Rockefeller
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Quelque chose d'important à te dire—ft. Zeno J. ClarkLa journée était bien avancée quand le jeune homme ouvrit les yeux. Pour une fois il ne s'était pas endormi sur son bureau. Encore à moitié dans les bras de Morphée, le jeune homme repassa dans sa tête ses découvertes nocturnes. En cherchant des informations sur un possible lien entre un clan de yakuzas et une société de New Haven, il était tombé sur deux noms qui lui étaient familiers. Deux noms qui n’auraient pas dû se trouver là. C’était impossible et pourtant. Les documents des yakuzas étaient écrits en japonais mais il n’avait pas fallu longtemps à Ayden pour traduire, grâce à un logiciel, les passages les plus intéressants. Il se devait le prévenir. Lui montrer tout ça. C’était lui le premier concerné. Mais comment faire ? Il avait peur de briser une vie. Ce n'était pas une invention de ça part mais Ayden est comme ça, prévoyant.

L’autre. Celui qui était concerné par toute cette affaire. C’était Zeno Clark. Cet étudiant en criminologie l’avait contacté il y a quelques temps. Enfin il avait contacté Amon. Informations sur d’anciens piratages. C'est pour les cours qu'il lui avait dit. Amon n’est pas compliqué à trouver, pour ceux qui savent où le chercher. Mais au début le hacker s’était méfié, il le prenait pour un fan étrange comme il pouvait en avoir parfois. Et puis il avait accepté de répondre à ses questions. Au fil des conversations, Amon avait laissé place à Ayden. Et le garçon s’était intéressé à ce Zeno. Son histoire ressemblait un peu à la sienne. Pour la première fois, il rencontrait une personne pouvant le comprendre. Mais Ayden est quelqu’un de complexe, qui ne montre pas ses sentiment. Il a été éduqué ainsi, dans un monde où les faux-semblants et les mensonges sont normaux.

Il balaya toutes ses pensées d’un geste. D’abord sortir de son lit, boire un café et ensuite seulement il pourrait prendre une décision. Réussissant à s’extirper de ses couvertures, Ayden se traîna jusqu’à la cuisine. La cafetière était face à lui. Machine miraculeuse permettant de faire un vrai café et non l’horreur insipide en pilule. Il plaça la tasse puis la capsule et appuya sur le bouton. Ses yeux étaient captivés par le liquide noir qui coulait et le bruit de la machine en action était la plus belle des musiques à ses oreilles. Fini. La tasse en main, il décida d’aller se poser sur son fauteuil dans le salon. Il était placé juste à côté d’immenses fenêtres donnant sur le centre-ville. A ses pieds le monde s’agitait. Les gens allaient et venaient, sortant de leur bureau pour acheter un sandwich au premier stand venu. Zeno. Il devait lui en parler. Il n’avait pas le choix. Mais pas par mail. Si personne ne connait l’identité d’Amon si parce qu’Ayden est prudent. Il envoie rarement les documents qu’il trouve par mail pour ne pas être retrouvé. Abandonnant sa tasse encore à moitié pleine sur un coin de table, le jeune homme sorti son téléphone pour envoyer un message : « Rendez-vous chez moi dans 1h. C’est à propos de tes parents. ». Il ajouta son adresse et signa Amon. Simple, précis. Nul doute que l’intéressé se ramènerait à l’heure voire en avance.

Une heure. C’est tout ce qu’il avait pour se préparer. Passant sa main dans la moitié longue de ses cheveux, il finit son café avant de se diriger vers la douche. Heureusement son appartement n’était pas trop grand. La porte d’entrée donnait sur le grand salon. De là partait un couloir qui desservait toutes les pièces. D’abord la cuisine, puis la salle de bain, et tout au fond la chambre où se trouvait son ordinateur. Après avoir remis de l’ordre dans sa coiffure, Ayden parti en quête de vêtements. Propre de préférence. Un blue jean troué aux genoux et un tee-shirt noir uni ferait parfaitement l’affaire. Il ne lui restait plus qu’à attendre désormais.
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Zeno J. Clark
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Dim 9 Avr - 3:16Zeno J. Clark
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Tourbillon d'insomnies glacées
dans un univers d'illusions
T O U R M E N T E E S.
Je n'ai jamais pensé avoir un
jour une chance de pouvoir
T R O U V E R
peut-être un semblant de réponse.
D'avoir enfin le droit de savoir
Q U I J E S U I S.

Machine à café, bruyante. Une montagne de cernes qui recouvres cette peau diaphane, maltraitée. Un corps à moitié nu dans cet appartement vidé. Et un bref soupir étouffé par un miaulement ennuyé. Les sensations de duvet sur le bas de ta jambe t'arrache une attention particulière. Lentement, les orbes clairs s'abaissent pour tomber sur le grand Norvégien affamé. Le son d'un genou qui craque et une main qui vient recouvrir une partie du dos poilu de la bête. « Désolé... » les heures se sont écoulées rapidement, avalées par ton manque d'attention. Comme le sommeil qui a fini par disparaître encore. Tu le sens, Zeno. Au fond de toi, tu sens cette lassitude insupportable qui pèse sur ton âme abîmée. Une main vient balayer cette crinière verdâtre dans un soupir blasé et le regard se tourne. Tu aperçois par la fenêtre ce monde, cette vie qui tournent sans toi, qui s'éloignent, te laissant derrière. Il y a cette envie, celle d'avoir une chance de crier et d'être entendu, de voir une  main tendue pour te sauver enfin. L'enfant se meurt. L'adulte divague. L'enfant se sent opprimé. L'adulte est paumé. Accroches-toi au dernier espoir qu'il te reste encore lorsque tu es enfermés dans cet appartement miteux. Une seconde, ferme les yeux et entrevois, imagine cette vie qu'ils t'ont volé. Machine à café, silencieuse. Le bruit des croquettes pour palier au silence pesant et le bruit du liquide noirci qui s'écoule dans une tasse. Alors tu laisses ton corps se poser contre le plan de travail comme si... Comme s'il se sentait incapable de pouvoir te soutenir encore une fois. T'es entrain de te détruire, Zeno. Tu le sais bien, au fond tu sais bien, mais les affiches qui repeignent tes murs, cette quête de la vérité, tu ne peux pas recommencer à vivre sans avoir trouvé. Plutôt... tu ne peux pas commencer à vivre parce que tu n'as jamais vécu, pas vrai ?

J'ai tellement observé ce monde
ces gens si ordinaires, si
B A N A L S
ils semblent vivre si simplement,
respirer leur semblent normal, mais
J ' A G O N I S E
de voir cette normalité que
je ne connais pas, que je n'ai
J A M A I S
connue. De cette vie, de cette
réalité à laquelle je ne peux
A P P A R T E N I R.

Sonnerie brusque, soudaine. Les amis se font rares, inexistants quasiment. Tout du moins c'est ce que tu penses encore alors que les numéros défilent. Un sursaut alors et... Battement de cœur raté. « C'est à propre de tes parents. » angoisse. Surprise. Peur. Indécision. Stupeur. Une minute s'écoule, tu restes planté, ancré au sol, cette tasse de café à la main. Tu l'entends tambouriner si ardemment, il revient à la vie. Un espoir. L'espoir tout simplement. Ce n'est pas une heure qu'il te faut alors que tu enfiles déjà le premier débardeur blanc qui traîne. La première veste noire qui erre. La seule paire de basket dans ton armoire. Déjà vêtu de ton jogging noir, t'es parti. Comme ça, sans cri égard. Quelle heure est-il ? Ce n'est plus nécessaire de le savoir. Si t'as oublié de fermer à clé, tu n'y penses même plus. Zeno, t'écoutes plus. Plus rien sauf le bruit de tes pieds qui courent si ardemment. Parce que tu veux savoir absolument. C'est vital, c'est obsessionnel. Cinquante-cinq minutes plus tard précisément, brusquement cette porte d'entrée est martyrisée. « AMON !! » Et tu songes que tu n'as jamais vu ce gars avant, en vrai, en chair et en os. Pourtant... Ce n'est plus le moment d'y songer. Essoufflé, tu te tiens là, droit comme un piquet. Tremblant. Tes mains trembles, Zeno. Alors machinalement tu ronges l'ongle de ton pouce, comme toujours. Et le sang s'écoule lentement. Irrécupérable gamin bouleversé. T'es si impatient et néanmoins si fébrile. Zeno, Zeno, respire.
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Ayden D. Rockefeller
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Voici mon antre, fais attention—ft. Zeno J. ClarkLe temps est une chose étrange. Une heure s’écoule mais pour vous cela ne semble être que quelques minutes. Merveilleux certes. Surprenant aussi lorsqu’on n’est pas habitué. Ayden est prévoyant. Mais il ne pensait pas que l’autre arriverait aussi vite. Regard sur l’horloge de l’ordinateur. Juste cinq minutes d’avance. Etonnant. Il aurait préféré qu’il soit en retard. Voire qu’il ne vienne pas du tout. Ayden regrette son invitation. Il n’aime pas les gens. Personne ne vient chez lui. C’est son sanctuaire. Son havre de paix. Un domaine céleste où il est roi et peut observer le reste du monde. Des coups de poings martèlent sa porte. Et puis un nom résonne jusqu’à ses oreilles. C’est trop tard pour douter. Trop tard pour se poser des questions. C’est l’heure.

« Amon !! »
Il est pressé. Impatient. Et en même temps on sent dans la voix masculine la peur. L’angoisse même.  Assis en tailleur sur son fauteuil de bureau, le jeune homme fixe les écrans où s’affichent les images des caméras de surveillance planquées juste devant ton appartement. Il peut voir le couloir de l’immeuble. Austère. Blanc comme celui d’un centre hospitalier. L’autre est seul. Et son attitude ne montre rien d’autre que l’inquiétude et le stress. Il jette un dernier coup d’œil aux images et puis se lève. Pieds nus, il traverse l’appartement et se poste devant l’entrée. L’autre ne frappe plus. Il attend. Ayden respire. Une fois. Deux fois. Trois fois. Il fait sortir les derniers doutes. C’est trop tard pour revenir en arrière. Il appuie sur la poignée. La porte tourne dans ses gonds. Et ils se retrouvent face à face. Finalement.

Ils sont tous les deux dans le même état mental. Mais pour des raisons différentes. L’un a peur de ce qu’il va lui arriver. L’autre a peur de ne pas être à la hauteur des espérances. Ayden ne montre rien. C’est un bloc de pierre. Une surface lisse et inexpressive. On lui a toujours appris à cacher ses sentiments. A faire semblant. Il remet ses longs cheveux rouges orangés en place. Dégage son œil droit pour mieux voir Zeno. Et puis il se décide à ouvrir la bouche. Pas pour dire une banalité. Ayden n’aime pas les banalités.

« T’as failli casser ma porte »
Le ton est froid. Distant. Mais ce n’est pas un reproche. Juste un constat. Il n’aime pas parler. Dire bonjour est une perte de temps.  Il en fait le moins possible. Comme si chaque mot pouvait le mener vers la mort. Il prend le temps de détailler l’autre. Des cheveux verts. Un goût douteux. On dirait de la morve. Mais tous les goûts sont dans la nature, même les plus mauvais, alors il ne juge pas plus. Le style vestimentaire est particulier aussi. On sent qu’il est sorti de chez lui en quatrième vitesse. Qu’il voulait débarquer ici le plus tôt possible. Il se ronge un ongle. Ayden déteste les gens qui se ronge les ongles. Autant mâcher du chewing-gum ça fait moins mal.

Une main dans les cheveux, il se pousse de l’entrée. Retour dans la chambre. Aller directement au vif du sujet. Que tout se passe le plus vite possible. Qu’il puisse vite retourner à sa tranquillité. Alors qu’il marche dans le couloir, ses pieds nus trainant sur le parquet froid, il lance à l’autre :

« Suis-moi »
Il n’est pas amical Ayden. Il ne cherche pas à mettre en confiance. Ce n’est pas dans sa nature. Dans la chambre il attrape une chaise pour l’autre et se remet à sa place. En tailleur, sur son fauteuil il est face à la porte. Tel un roi au bout de la salle du trône il attend.
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Zeno J. Clark
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Dim 9 Avr - 17:55Zeno J. Clark
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Oui, j'ai peur de découvrir
une vérité finalement trop
L O U R D E
à porter. Parce que j'ai
la sensation d'avoir déjà le
P O I D S
d'un monde qui piétine
lentement mon corps
B L E S S E.

Une seconde. Une minute écoulée. Le temps défile alors que l'entité ne bouge plus, paralysée. Et les souvenirs planqués, cachés, s'ouvrent subitement pour tout déverser. Cette rancoeur. Cette peur. Cette agonie. Cette... vie détruite. Une enfance blasée. Un instinct qui errait. Ce gamin il savait. Il savait que sa place n'était pas ici, pas parmi eux. Il avait tellement peur et aujourd'hui, il te regarde encore. Zeno, il te supplie de trouver cette vérité, votre vérité. Porte ordinaire pourtant si angoissante. Tu ne peux plus fuir, tu ne peux pas fuir. Parce que découvrir ce passé, c'est vivre. Les années se sont écoulées si durement, elles sont témoins de l'abomination d'un monde. Le sang. Ton regard croise le sang qui s'évade du réceptacle de ton anxiété. Souvenirs encore. Zeno, tu as trop payé pour t'échapper. L'impatience te gagne, te ronge, mais cette porte s'ouvre enfin. Les orbes clairs rencontrent les siennes. Cheveux rouges/orangés, c'est la seule chose qui semble marquer à cet instant. Ce n'est pas assez pour faire douter. Douter de ses informations, de ses capacités, de sa personne. Amon, ce n'est qu'une vague connaissance derrière un écran, mais quelque part... il sait. Il sait beaucoup de choses sur toi. C'est presque rassurant finalement. Presque apaisant de n'avoir pas besoin de parler, de s'expliquer parce qu'il sait. Sa voix te sort de tes pensées troublées, vagabondent. Réalité. « Ah... désolé... » un bref murmure, sans un mot de plus. Il n'est plus là, l'adulte qui se bat si souvent. L'adulte qui s'accroche à vivre, déterminé. L'adulte avec cette force qui lui permet de survivre. Ici. A cet instant. Il n'y a plus que ce gamin fébrile, celui qui cherche à retrouver sa famille.

Amon... Excuse-moi si
je te semble pressant,
E T R A N G E
mais j'ai la sensation
d'avoir une chance de
F A I R E
un pas en avant pour
la première fois depuis
C E J O U R.

Sans un mot. Silencieux. Tes pas le suivent. Ton regard balaye les lieux, curieux. C'est la première fois que tu viens. La première fois que tu entrevois son monde. Et quelque part, c'est important de l'analyser, de le comprendre. Pour pouvoir lui faire pleinement confiance. Tu sais, cette confiance que tu as du mal à donner à 100%. Soupir. Une main perdue qui s'égare dans la crinière bordélique. Alors dans l’entrebâillement de la porte, tu hésites. « … Je ne sais pas ce que tu as trouvé, mais... à ton avis, est-ce que... c'est bon pour moi de savoir ? » parce que tu as peur de mourir soudainement. Esprit instable. Entité au bord du précipice à chaque seconde. Un coup de vent trop violent et elle s'écrase lourdement sur le sol putride. La détermination qui ne pallie plus à une fragilité. Le regard tombe, se cache. Les orbes se ferment, se concentrent. Pourtant, tu avances, tu fais un pas en avant et tu t’assois d'abord en silence avant de porter ton attention sur lui. Un sérieux perle tes traits. « Je te remercie. » de me laisser entrer chez toi, de me permettre de savoir, d'avoir cherché. C'est ce que tu aimerais ajouter, mais tu ne sais pas comment le formuler sans que ce ne soit trop niais. Les mains s'agitent entre elles, se frottent l'une à l'autre pour se rassurer. Et tu l'entends frapper si fort encore. Il tambourine si frénétiquement. Il vient résonner dans tes oreilles, bourdonner violemment. Le cœur à l'agonie qui s'éveille, qui s'affole. « Je suis prêt, dis-moi tout... » mensonge. Tu ne seras jamais prêt en réalité. Jamais parce que quelque part, tu avais abandonné, Zeno. Abandonné l'idée de trouver ne serait-ce qu'un semblant de réponse. Tu n'as jamais songé à cet instant, à ce moment. Tu n'es pas prêt, mais tu ne peux pas reculer.

J'ai besoin de savoir.
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Ayden D. Rockefeller
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Je suis désoléft. Zeno J. ClarkL’ambiance est pesante. Oppressante. Il n’arrête pas de bouger. Il est là en face de lui. Mais il peut sentir l’esprit de l’autre être à des dizaines de lieux en même temps. Ayden aussi ne se sent pas très bien.

« … Je ne sais pas ce que tu as trouvé, mais... à ton avis, est-ce que... c'est bon pour moi de savoir ? »
Comment répondre à une telle question ? Comment choisir entre une honnêteté blessante et un mensonge horrible ? D’un côté il voudrait le rassurer, lui dire que ce qu’il avait trouvé aller lui apporter des informations sur ses véritables parents. Mais c’était faux. Alors Ayden garde le silence. Un horrible silence qui veut dire tellement de choses. Il a le sentiment d’être au bord d’un précipice. Tenant entre ses mains une vie, s’il lâche l’autre meurt. Mais s’il le remonte, ce n’est pas sûr que le sort qui l’attends soit meilleur.

Zeno le sort de ses pensées pour lui dire merci. C’est ridicule. Il n’a pas à le remercier. Il a juste fait son job. C’est ce qu’Ayden voudrait dire mais il se tait. Il sait que c’est faux. Au fond de lui, cette demande était bien plus qu’un simple job. Pour la première fois il ne mettait pas son don au service de la lutte contre le mal et le trafic. Il le mettait au service d’une noble cause. Une bonne action. En faisant ça il avait eu l’impression de rétablir un petit peu l’équilibre entre ce que le destin lui a offert, et ce qu’il a offert aux autres. Lui chez qui tout était tombé dans la bouche, malgré les difficultés. Lui qui pendant si longtemps avait eu l’impression que ce monde n’était pas pour lui. Il rencontre enfin quelqu’un qui peut le comprendre. Il ne voulait pas le décevoir.  

« Je suis prêt, dis-moi tout... »
Mensonge. Ayden savait que c'était faux. Personne ne peut se préparer à l'inconnu. Il se retourne vers son ordinateur, pianote quelques commandes et affiche sur ses écrans différents documents qu’il a découvert. Une fois fini il se plonge dans son fauteuil. Les yeux rivés sur les images. Il est incapable de regarder Zeno dans les yeux. Il a trop peur de sa réaction. Alors il attrape une mèche de cheveux. Réflexe. Automatisme. Il fait toujours ça quand il se sent mal Ayden. C’est son côté timide et inquiet. Et puis il commence :

« Dans la nuit, j’ai piraté les serveurs d’un gang de yakuzas. Ce n’était pas en rapport avec tes parents à l’origine. Je cherchais juste un possible lien entre une entreprise douteuse de New Haven et eux. Il y avait des milliers de documents que j’ai fait traduire par un logiciel. Il y avait une liste de noms. Des centaines. C’est là que je les ai trouvés. »
Les volets de la chambre se baissent. Place à la peine-ombre. Un vidéoprojecteur descend du plafond et affiche sur le mur en face du lit la fameuse liste. En version originale, et la traduction juste à côté. Des cadres rouges font ressortir deux noms. Celui d’un homme et celui d’une femme. Se tournant vers la projection, il continue son histoire.

« J’ai mis leur nom dans un programme. Il est en train de scanner tous les documents. Peut-être qu’il trouvera autre chose. » Il se tait un instant et puis reprend. « Je ne sais pas ce que cette liste veut dire. Ça peut être tout et n’importe quoi. Des clients. Des membres. Des personnes à surveiller. Des victimes. Ou même une liste volée par les yakuzas à quelqu’un d’autres. »
Il a dit la vérité. Toute la vérité. Au risque de blessé. Au risque de briser le peu qu'il restait d'espoir. Mais il ne pouvait pas taire des hypothèses que toute manière Zeno aurait faite dans sa tête. Il se sent désolé. Triste de n’avoir que ça à montrer. Si peu. Il n'ose plus rien dire. Une boule au ventre. Celle des moments tristes dans les films. Ce n'est pas son histoire qui est en jeu, et pourtant il a pris ça a cœur. Trop à cœur.
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Zeno J. Clark
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Lun 10 Avr - 0:30Zeno J. Clark
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Le silence s'installe
naturellement entre
T O I & M O I
je te laisse le soin
de me donner des
I N D I C E S
ou des réponses sur la
personne que j'aurai du
Ê T R E.

Serveurs. Gang. Yakuzas. Ce sont les seuls mots qui agrippent l'esprit tumultueux de cet enfant devenu homme. Celui-là même qui stagne une seconde dans cette voix qui le berce. Tu es emporté, par ses mots, par la tonalité qui résonne. Attentif. Tu écoutes sans mot, regarde l'écran puis la pénombre qui s'abat soudainement. Et enfin ce vidéo projecteur qui se dévoile, qui dévoile une liste de noms et ces deux-là. Intonation désolée. Elle vibre si aisément dans le ton de ses propos. Mais toi, toi tu ne fixes que la projection et les noms. Les deux noms qu'il croit être proche de ton existence. Les deux personnes à l'origine de cette naissance que tu souhaites retrouver, rencontrer. Un instant le trouble. L'incompréhension. La... joie. Oui, il y a une joie qui voit le jour subitement. Alors ton regard clairs se posent sur lui et ce bref sourire sincère. « Ce n'est peut-être rien, mais... c'est déjà bien plus que ce que j'aurai pu trouver. Je n'ai jamais vraiment prêté attention à mes origines potentiellement asiatiques, j'avoue, mais... c'est peut-être par là que se trouve les réponses. » enfantin. Il y a un côté enfantin qui erre soudainement. Comme si cet enfant solitaire pouvait finalement regarder vraiment quelqu'un droit dans les yeux sans sourciller. Une main s'égare encore, tombant dans la nuque qui semble se détendre. « Même si... même si ça ne donne rien au final... » tu as peur que ce soit vraiment le cas. « Merci Amon. D'avoir cherché. » parce que tu ne peux espérer trop ardemment de découvrir d'où tu viens, mais tu ne peux nier ses efforts. Zeno, tu ne peux nier que son implication te touche. Et cette expression se grave si aisément sur tes traits fatigués.

C'est une contradiction sans
nul doute entre mes sentiments
T O U C H E S
et la réalité. Cette réalité qui
peut-être va venir me frapper
B R U T A L E M E N T
ensuite. Mais Amon, je veux
vraiment, sincèrement te
R E M E R C I E R.

D'être l'une des personnes à avoir cherchée au point de trouver ne serait-ce qu'une piste. Mauvaise. Bonne. Ce n'est finalement plus ce qui compte dans cet esprit troublé actuellement. « Du coup... il faut attendre les résultats, c'est ça ? » tant de sentiments qui s'entrechoquent si violemment. Satisfaction. Joie. Peur. Doute. Encore et toujours. Tout cet ensemble finalement c'est la seule chose qui te défini peut-être, ne serait-ce qu'un peu. Qui te donne une identité même éphémère. Qui fait de toi quelqu'un, Zeno. Les mains jouent entre elles, encore, nerveusement. Le regard reste ancré sur les deux noms qui viennent à se graver dans la peau. Cette sensation. Ce sentiment. Tu ne veux pas l'oublier. « Dis... comment est-ce que je peux vraiment te remercier ? » parce que tu ne sais pas. Oui, tu ne sais pas comment palier à tout ce qu'il fait pour toi. Même si cette liste ne donne rien, il a travaillé pour la trouver. Recevoir sans donner. Impensable. Alors les orbes captent les siennes, accrochent son regard sans le lâcher. Ça aussi, tu as besoin de savoir. « Parce que... même si mes parents ne sont... pas des gens fréquentables... je m'en fou. Je veux te rendre l'appareil. » bref inspiration, longue expiration. Amon. Tu veux croire que vous pouvez vous comprendre, qu'il peut comprendre. Qu'il peut te comprendre que cela puisse alléger ton monde. Il s'est accroché à ton histoire, tu t'es accroché à son implication, à lui. Comme un homme à la mer agrippe une bouée.
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Ayden D. Rockefeller
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Arrête de réfléchirft. Zeno J. ClarkIl a cette boule au ventre Ayden. Une impression horrible. Celle d’être dans un film dramatique. Au moment où le héros meurt parce que c'est écrit dans les étoiles. Pas pour sauver le monde. Juste sa bien aimé. Il est dans le rôle de la bien-aimé Ayden. Et c’est son honneur qu'il voit mourir sous ses yeux. Sa réputation. Cette boule se mélange à l’échec. Deux noms. Il lui fait confiance et c’est tout ce qu’il trouve. D’habitude il préfère rester détacher de son job. Garder une distance pour se protéger. Mais là c’est différent. Il voulait juste sauver un gamin. Un gosse qui lui avait tendu la main dans les limbes du désespoir. Ayden l’avait regardé dans les yeux. Et il avait attrapé cette main. A aucun moment il n’avait regretté son geste. Même maintenant il ne le regrette toujours pas. Il a fait ce qu’il devait faire. Il voudrait lui dire qu’il est désolé. Qu’il aurait voulu faire plus. Tellement plus. Trouver une photo. Un lieu. Une date. N’importe quoi. Mais il n’a rien de plus. Alors il pleure. Dans sa tête. Parce qu’Ayden ne montre pas ses émotions. Ça ne se fait pas qu’on lui disait plus jeune. Regard fixé sur un écran. Son esprit s’envole quand des mots le ramène dans sa chambre. Des mots qui rassurent. Des mots qui son teintés de… joie ? Il n’en est pas sûr. S’il se retournait il pourrait voir le sourire de Zeno. Mais il n’ose pas. Il ne veut pas affronter ce regard. Une phrase sort de sa bouche.

« Ce n’est pas fini… Je trouverai tes parents ! »
La voix est claire. Affirmative. On sent la volonté de rassurer mais il y a autre chose. Ayden a répondu comme un gamin dit à sa mère qu’il va réussir malgré les dizaines échecs précédents. Il a un air de défi. Amon n’existe pas pour échouer. Car Amon n’échoue jamais. Il n’a pas le droit. Il est la justice. Celui qui fait ce que les autres ne peuvent pas faire. S’il rate, qui fera son job ? Personne. Réponse cruelle. Amon est fort. Insensible. Inflexible. Amon c’est Ayden derrière son écran. Un personnage. Le bouclier d’un jeune adulte qui a peur de s’affirmer. Ayden n’est pas Amon. Il le voudrait. Mais il ne peut pas. Il est condamné à rester en bas de l’escalier à admirer le roi sur son trône. Pourtant. Dans sa réponse. Il y avait de l’assurance. Et du cœur. Le premier vient du hacker. Le deuxième du jeune homme. Ayden a souvent manqué de confiance. Il s’est effacé dans l’ombre d’un personnage jusqu’à presque disparaître, jusqu’à devenir dépendant de lui. Mais s’il continue sur cette voie. S’il fait son travail non par intérêt financier mais par volonté d’aider les autres. Alors Ayden prendra le pas sur Amon. Les rôles s’inverseront. Mais il en est encore loin. Il le sort de ces pensées folles qui assaillent son esprit.

« Dis... comment est-ce que je peux vraiment te remercier ? Parce que... Même si mes parents ne sont... Pas des gens fréquentables... Je m'en fou. Je veux te rendre l'appareil. »
Le remercier ? Ayden appuie sur une touche de son clavier pour faire monter les volets. Le soleil revient dans la chambre. Une lumière agressive qui annonce un printemps doux et chaud. Il fait tourner son fauteuil en direction de l’autre. Plonge ses yeux d’un vert clair irréel dans les siens. Pourquoi vouloir le remercier ? Il n’a rien fait de spécial. Et puis la fin de la phrase repasse dans sa tête. Un poids s’enlève mais un autre s’ajoute. Le chemin est encore long avant de sortir du gouffre.

« Arrête de faire des hypothèses. T'as deux noms sur une liste. C’est tout. Sans preuve d’une relation entre eux et la mafia considère qu’il n’y a rien. Prends les événements comme ils arrivent ou ils finiront par avoir ta peau. »
Un père qui gronde son enfant ? Non. La sévérité n’est qu’une apparence. C’est un véritable conseil qu’il lui donne. Comme un ami pourrait en donner à un autre. Il se lève. Se gratte la tête. Et part vers le couloir.

« Viens. On va manger. » En passant la porte il ajoute « Tu veux me remercier ? Appelle moi Ayden. »
Pour la première fois. Le jeune homme ose faire un pas vers un inconnu.
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Zeno J. Clark
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Mar 11 Avr - 13:32Zeno J. Clark
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Ce monde est cruel, il
a toujours été ainsi.
C R U E L
et agressif envers ceux
qui essayent de vivre, de
R E S P I R E R
simplement d'être heureux.
Un jour, j'essayerai peut-être de
V I V R E
moi aussi.

« Ce n’est pas fini… Je trouverai tes parents ! » battement loupé. Surprise. Battement frénétique. Il y a un sentiment violent. Un sentiment qui fut oublié si longtemps. Celui qui donne envie d'avancer, qui motive à être heureux. L'être humain est touché lorsque les autres s'intéressent à eux, à leur problème. Lorsqu'ils en viennent à dire qu'ils vous aideront, qu'ils tendront la main vers vous. Il y a un sentiment de joie immense, de paix également. Zeno... t'es heureux à cet instant. Comme un enfant qui qui reçoit le cadeau qu'il souhaitait par-dessus tout. Comme une personne qui touche son rêve du bout des doigts. Ses mots s'ancrent. Profondément. Souvenirs marqués. Sentiment d'un bien-être lointain. Un instant, une seconde pendant ce laps de temps, tu as l'impression que la fatigue, que les mensonges, que les doutes et la peur semblent plus léger à porter. Pendant un instant, Zeno, tu as presque l'impression d'être apaisé, compris. « Te crève pas pour ça... » murmure. Sourire bref. Son implication touche infiniment le gamin, ce gamin qui te regarde de loin depuis toutes ces années. Ce gamin que tu étais.

Ce flic qui est venu me
chercher ce jour-là quand je
M O U R R A I S
lentement, attaché sur cette
chaise depuis des semaines, des
J O U R S
lui aussi il cherche encore, lui aussi
il veut savoir qui je suis et c'est ça qui m'a
S A U V é
depuis toutes ces années.

Touché naturellement. L'humain est touché quand des gens le regarde vraiment, lorsqu'ils voient les faiblesses d'autrui sans avoir besoin de demander. Tu ne comprends pas vraiment, Zeno. Pourquoi cet homme veut t'aider à ce point, pourquoi il semble si concerné par tes problèmes. C'est un peu incompréhensible au fond, mais... Tu n'arrives pas à penser à cela dans l'immédiat. Parce qu'au milieu de tes songes torturés et détruites, il y a deux noms à présents. Ils ne donneront peut-être rien, mais pour une fois, il y a une piste. Comme un nouveau souffle de vie. Et étrangement dans ses mots, tu crois y voir... une forme d'inquiétude ? Surprise, encore. « Ayden... Pourquoi tu veux tellement m'aider ? » question naturelle. Elle s'envole d'elle-même. Le regard longe, tombe sur son dos, attrape son attention. « Pourquoi ? » timbre posé, timbre interrogateur. Ce n'est pas un jugement, un doute ou une méfiance. Seulement une interrogation nécessaire, curieuse, normale. Pourtant tu arrives vers la porte pour le suivre déjà, sans pour autant lâcher l'affaire. « J'sais bien... que j'ai pas l'air bien... Fin non, j'dois carrément avoir l'air d'un cadavre, mais pourquoi tu sembles t'en faire pour moi ? Ou bien je me trompe... ? » lentement, tu passes à ses côtés pour rejoindre le couloir, observer le reste de l'appartement, serein. Le sang séché sur ton pouce que tu grattes doucement. « Je pense pas que ce soit de la pitié de ta part... j'ai pas l'impression que ce soit ça... mais j'ai du mal à comprendre. » et tu veux savoir. Savoir si toi aussi, tu peux faire un pas vers lui sans crainte, sans peur. Si Ayden peut devenir vraiment quelqu'un, plus qu'une ombre, qu'un nom derrière un écran. Si tu peux accorder ta confiance. Aucune agressivité. Regard droit, franc. Un air enfantin, innocent.
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Ayden D. Rockefeller
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Comme cette pizza qui cuit dans le four—ft. Zeno J. ClarkLe pas est fait. Fébrile. Hésitant. Il ne sait pas où il va mais il ose. En réfléchissant à ce qu’il va manger, il pense à toutes les années qu’il a enduré. Seul. Coupé du monde. Il ne les regrette pas. La solitude lui a toujours fait du bien. Il a toujours aimé ça. Mais il se dit que maintenant il pourrait changer. Evoluer. Juste un peu. Passer de la chenille à la chrysalide. Na pas brûler les étapes. Il regarde dans le frigidaire. Pizza ? Un classique mais son envie de cuisiner est absente aujourd’hui. Pendant ce temps l’autre continue.

« Ayden... Pourquoi tu veux tellement m'aider ? Pourquoi ? »
C’est vrai ça. Pourquoi veut-il l’aider ? Pourquoi est-ce si important à ses yeux de sauver ce garçon ? Il ne sait pas. Sa bouche reste close. Il ne sait pas quoi dire. Mais son esprit s’agite. Conscience lui souffle la réponse. S’il l’aide c’est pour de nombreuses raisons. Ou peut-être autre chose. Sauver l’avenir de quelqu’un. Faire une bonne action. Se sentir vraiment utile. Pour une fois. Aider des inconnus c’est bien. Mais connaître la victime. Lui parler. Découvrir son histoire. Il trouve ça tellement intéressant Ayden. Et en même temps tellement horrible. En s’investissant il a peur de découvrir des choses qu’il aurait préféré ne jamais connaître. Peur de perdre son innocence. Peur d’entrer dans un esprit tourmenté. L’autre parle. Il ne l’écoute qu’à moitié. Des sons entrent, mais son cerveau est trop obnubilé par l’étrange question pour comprendre. De la pitié ? Non. Certainement pas. Ayden n’éprouve aucune pitié. On ne lui a jamais appris. Au contraire. Quand on est élevé dans la haute société on sait dès le plus jeune âge que les faibles ça s’écrase. Ayden n’a jamais pu écraser les faibles. Il ne fait que les ignorer. Mais Zeno il ne l’a pas ignoré. A aucun moment. Parce qu’il ne l’a pas considéré comme faible. Au contraire. A ses yeux, c’est quelqu’un de fort car il a su traverser des épreuves. Tristes. Angoissantes. Comment exprimer tout cela ? Il ne sait pas.

« Pizza ça te dit ? J’ai envie de vrai bouffe là »
Eviter la question. Eviter le regard. Ce n’est pas par méchanceté. Ayden n’est simplement pas doué pour les relations sociales. Mais il ne veut pas paraître méprisant. Alors il se tourne vers l’autre. Plonge ses yeux dans les siens. Observe cette immensité translucide. Et finalement sort ces mots.

« Pourquoi je t’aide ? J’en sais rien. J’avais juste l’impression que j’devais le faire. A cause d’un je-ne-sais-quoi. Un truc au fond de moi qui m’a fait comprendre que si j’acceptais pas je le regretterai. Ce quelque chose je saurai peut-être jamais ce que c’est. Mais je m’en fiche. Si tu retrouves tes parents et que ça te rend heureux. Alors pour la première fois j’aurai l’impression que prendre cette pilule n’aura pas été inutile. Parce qu’aider à mettre des gens derrière des barreaux ça a pas le même goût. C’est comme ces pilules. Au début tu trouves ça drôle. Classe. Et puis tu t’en lasses. Mais tu continues. Parce que c’est simple et pas fatiguant. Aider des gens rencontrés comme ça. Des gens comme toi. C’est comme manger cette pizza. Un plaisir rare qui redonne le sourire. »
Il réalise ses paroles. Il se sent bête. Détourne le regard encore une fois. Fuit cette confrontation. Un désolé à moitié exprimé. Du coup il allume le four. Comme si appuyer sur ces quelques boutons, régler une température, ça allait effacer tout ce qu’il vient de se produire. Gamin. Innocent.
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Zeno J. Clark
rouge
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Mar 18 Avr - 16:30Zeno J. Clark
rouge

C'est étrange comme une
rencontre peut donner à
R E F L E C H I R
à s'interroger sur le reste
du monde, sur ce que
L ' H U M A N I T E
est réellement. Sur cette vérité,
cette confiance si dure à
D O N N E R.

Ignoré. Silence. Phrase qui aurait pu sonner banale bien des années en arrière. Impression d'écart, de distance, de sentiments voilés. Incompréhension. Mine perplexe. Expression lointaine. Un murmure. « Ok. » déçu inconsciemment. Une main qui s'égare dans une crinière verdâtre. Un regard fuyant et une réalité qui frappe. C'est son droit. D'ignorer tes questions, d'ignorer cette existence que tu essayes de lui donner. Comme une réponse cachée à une question dissimulée. Ayden ne sera toujours qu'Amon. Bref sourire. Et tu songes Zeno, que c'est mieux ainsi alors que tu t'approches des baies vitrées pour observer ce monde. Si grand, tellement illuminé, d'innombrables habitations, des millions de gens. Solitude. Et cette solitude qui ronge le coeur de tant d'entre eux. Un nouveau soupir qui s'extrait difficilement de tes lèvres blessées. L'instinct hurle alors que ton regard glisse. Glisse de cette grandeur à ses orbes qui s'ancrent dans les tiennes. Surprise. Une réponse soudaine. Un malaise qui semble grandir au fond de cet homme. Si différent. Oui, si différent de cette image que tu te faisais de lui. Sourire nerveux. « Alors... j'imagine que je dois me remercier de ressembler à une pizza. » ironique. Amusé visiblement. Un instant, tu cherches à détendre l'atmosphère et faire oublier ce désolé envolé de ses lippes qui n'aurait jamais du exister. « Merci... Tu es... bien plus humain que beaucoup de gens que j'ai eu l'immense joie de connaître. » ironique, encore. Cet homme. Cette femme. Si ce chemin, si vos chemin avaient pu se détourner l'un de l'autre alors aujourd'hui Zeno, tu ne tiendrais pas devant cette fenêtre, les bras croisés, le regard perdu. Cet esprit ne serait pas torturé, inlassablement en ébullition, ensevelit sous les questions. Cette vie ne paraîtrait pas si vide, si terne, si noircie. Ce futur n'aurait pas le goût du néant, d'une mort juvénile. Si cela avait été le cas alors peut-être que tu serais quelqu'un. C'est ce que tu songes sans savoir. Sans savoir que tu es déjà quelqu'un. « Hé... » hésitant. Malaise. Le son des ongles qui grattent la nuque. Tendu.

Il y a ce même malaise que
d'être comme un enfant qui
T O M B E
soudainement amoureux pour
la première fois. Comme une
A D O L E S C E N T E
qui essaye de se déclarer pour
la première fois. Comme un
H O M M E
qui tente de se remettre en
scelle pour draguer après
D I X
ans de mariage. Je me sens
étrangement, pour la première
F O I S
comme tout ces gens.

Raclement de gorge. Un ongle qui revient mourir au bord des dents. Et une voix soudainement fébrile, instable. « Ayden... ahem... est-ce que je pourrais revenir te voir ? » comme un enfant qui demande pour la première fois de sa vie d'être ami avec un camarade de classe. Tu déglutis longuement, Zeno après ces quelques mots jetés sans préavis. Inattendus. Incongrus. Ils s'élancent soudainement sans aucune raison. Sans aucune raison apparente, mais il y en a tant. Tant dans ton esprit enfermé, dans ton coeur cloisonné pour se protéger. Le regard fuit, vers cette immense fenêtre. Derrière elle, tu as la vague impression d'être en sûreté, mais tu n'es rien. Un grain de poussière dans un océan de lumière. Rien de plus qu'une âme égarée dont personne se souciait. Une âme qui fuyait pour que l'on ne soucie pas d'elle en réalité. Les années se sont perdues pourtant et tu as fais un pas, puis un deuxième, lentement. Tout doucement jusqu'à attraper certaines mains qui se tendaient dans ta direction. Dans cette voie perdue, vers ce chemin de pénombre au bout duquel tu te tiens. Au bout duquel tu te tenais depuis si longtemps. « Parce que... comment dire... fin... si tu veux bien quoi. » décousu. Phrase sans but précis. Peur du refus soudainement. Expiration longue et contrôlée. Il y a une peur, encore. Si différente pourtant de celle qui bouffe ta vie chaque matin, chaque nuit. Elle semble si naturelle, presque élémentaire, comme nécessaire aux êtres humains. La peur de se sociabiliser de soi-même, de se rapprocher soi-même de quelqu'un. Ton regard accroche son dos encore une fois. Le faciès expressif, paumé, qui tente vaguement de l'attraper, de le saisir. Et le corps qui se tourne dans sa direction petit à petit, qui fait un pas hésitant vers lui. Encore ce gamin qui peint si bien tes traits. « Oublie. » soupir, rire faux, nerveux. Abandonner avant de tomber parce que les chutes ont déjà bien trop abîmées tes genoux. Et encore et toujours se protéger. Protéger ce faible équilibre encore stable qui erre quelque part, qui tient l'homme hors de la folie, du désespoir constant. Entité accablé des pires sentiments de ce monde, d'une souffrance incommensurable. Et tu songes à quel point tu dois faire pitié, Zeno.
Et tu ris bêtement. Ton regard retournant mourir sur cet extérieur, cette image de la liberté qui te semble si loin, si insaisissable.

« Désolé. » maladroit.
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something— ft. zeno
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