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“Femmes du temps moderne (P.V : Rory)”

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Zao Cheung
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Dim 9 Avr - 16:39Zao Cheung
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In violent times
You shouldn't have to sell your soul
Bonjour, vous êtes bien sur la messagerie de Rosita. Je suis actuellement en déplacement pour la journée étant donné que celle-ci est bookée. Pour toute rencontre avec ... ma bouche contre votre oreille, et mes mots sensuels, laissez un message après le signal sonore. Je vous rappellerai dans les plus brefs délais.

Cliquetis, bruit de craquements et rideaux volants au gré du vent de printemps. Silence. Cet appartement qui a entendu passer ce message reste indubitablement muet de vie car j'ai décidé de sortir, pour ne pas changer. Je ne veux pas vous voir apparaître sous formes fantomatiques et m'entendre rire seule au milieu de cartons que je n'ai pas eu encore la force de défaire. Ils gisent comme certains vêtements. Ils gisent comme certains de mes sentiments. J'ai arrangé mon manteau de cuir, j'ai pris mes clés de voiture et mon sac emplis des éléments essentiels. Et me voilà dans ce lieu singulier où l'eau ne chante plus pour les hommes mais pour la nature seule. Le fait qu'un cadavre se soit retrouvé gisant entre eau et boue n'attire pas l'humain et c'est tant mieux; c'est le lieu idéal pour la rencontrer.

Qui est-elle ? Je ne le sais pas. Je me souviens simplement de ses balbutiements chaotiques pour la compréhension complète de ses demandes à cause de ces maudits acouphènes. Elle avait l'air si peu sûre d'elle en m'appelant ... et j'ai de suite compris qu'elle n'avait pas l'habitude d'appeler une Call-Girl pour ses problèmes de vie. J'ai vu la notification clignoter sur ma page alors que je séchais les cheveux. Une visite à peine de quelques secondes et voilà que j'entends mon portable professionnel sonner.
"Bonsoir, Rosita à l'appareil. Je peux faire quoi que ce soit pour vous satisfaire ?"
Silence. Je m'assois dans mon canapé molletonné.
"Je peux vous laisser une minute si vous avez besoin.
- Je ... j'ai ... bonjour ..."
- Bonjour. Je suis Rosita, ravie de vous rencontrer. Si on peut appeler ça une rencontre, selon vos goûts. Vous me semblez troublé. Vous voulez en parler ?"
Savoir rassurer son client, poser sa voix; des atouts marketing. Je les connais par coeur. On apprend tellement de ses clients. Je l'ai laissée parler, vider son sac.
"Alors... voilà... c'est... c'est la première fois. Enfin non... mais l'autre c'était plus... physique. Puis il y a eu un garçon aussi... il... il faisait de bon... de bon massage. Désolée... je... je dis des bêtises c'est juste que... je sais pas, je me sens un peu bête."
Je n'ai pas ri. Je lui ai dit que c'était normal de se sentir bête par moments. Personne n'est parfait. Et je ne le sais que trop bien. Péchés, troubles, manque de confiance. Nous avons tous notre bête noire. Elle a continué, j'ai appris son nom. Je ne me suis ni étonnée ni offusquée. Je lui ai dit que ça changeait, que c'était beau. Elle a continué ...


Me voici devant ce lac, accroupie, mes doigts flirtant avec l'eau. Les voilà mouillés et pourtant, l'eau à beau me mouiller et rendre mes doigts froids, je la malaxe encore et encore. Juste en pressant la peau contre la peau; chaude; douce. Les quelques rares passants m'observent de cet air que l'on a quand on est surpris; surpris de voir une femme en short se balader avec des collants aussi structurés. Certains posent leurs yeux sur les faux lacets, me regardent tandis que je me redresse, remets mon pull échancré en place et époussète mon short en jean aux rebords dentelles. Je sais pertinemment qu'ils hallucinent intérieurement et sentent leur côté conservateur les obliger à me traiter de putain d'une simple pensée. C'est à ce moment là que je la vois arriver à petits pas, tandis que je continue de frotter index et pouces entre eux, encore fascinée par la fluidité de l'eau.
"Vous ne trouvez pas ce cadre magnifique ? Pur, calme. Si l'on enlève le côté criminel qui a souillé son intimité la plus profonde."
Je baisse légèrement la tête, regardant un moment mes baskets noires à hauts plateaux dans un soucis de vérification; non, c'est bon je ne tombe pas. Les planches sont stables, aussi stables que moi lors des bons jours. Je soupire un long moment penche la tête à en faire secouer mes boucles d'oreilles et de cheveux.
"Bonjour Rory. Je suis Rosita."
Nos yeux ne font qu'un quand je me décide à redresser la tête. Ma main si blanche et si fine est tendue vers son visage, son corps. Je l'appelle de ce geste et dans un rire, j'ajoute
"Je ne mords pas, sauf si on me le demande."
   
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Rory Clarke
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Dim 9 Avr - 17:15Rory Clarke
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La voir me rassure, ce n'est plus juste une photo derrière un écran. Ce n'est plus un fantasme, une idée, un rêve. Elle est physiquement là avec une tenue beaucoup plus extravagante que la mienne. Elle est ce que j'imagine, peut être mieux. Ça plaisanterie me fait rire, me détend, enfin je crois qu'elle me détend, je n'en suis pas sûr.

Rory – "Ce n'est pas un crime... c'est une personne qui a décidé de mettre fin à ses jours. Je ne sais pas si c'était sous le coup de la pression, si c'était... nécessaire. Je crois qu'il existe dans ce monde des gens qui vont plus vite que leur vie, des gens qui arrivent au bout avant que leur vie ne soit passé. Pour ses gens il n'y a plus rien et donc... plutôt qu'attendre... enfin bon, je suis là avec une magnifique femme et je parle de chose étrange, vous comprenez maintenant pourquoi je vous appelle ?"

Je plaisante à mon tour en m'approchant. De l'autodérision, si je voulais lui montrer que j'ai encore moins confiance, c'est réussi. Je retire mes chaussures et marche pied nue sur le ponton pour venir m'asseoir à côté d'elle, prendre sa main, posé ma joue contre, fermer les yeux. Je les rouvre sur le lac, j'évite son regard, par crainte de fondre en elle ou pour rendre le moment plus fort. Peut être les deux.

Rory – "Ce serait le parfait endroit pour sortir une guitare. Pour jouer un morceau qui parle d'un amour perdu que l'on garde au fond de son cœur ou d'un voyage que l'on a fait autour des Etats-Unis. La Floride, Portland, Philadelphie. Les routes désertique du Texas. C'est toujours bien de les citer, ça fait rêvé les gens, ça invite au voyage. Ou peut être l'histoire d'un couple, de deux amants perdu qui n'ont peur de rien, puisqu'ils croient encore. Ca vient d'une vielle chanson française un peu nul, mais je ne sais pas pourquoi j'aime bien. Je... je parle beaucoup pour éviter... la peur du silence, pour éviter que ne vienne un malaise gênant, et puis ca m'évite de réfléchir. De réaliser où je suis, avec qui, je profite de l'instant."

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Zao Cheung
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Dim 9 Avr - 18:59Zao Cheung
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J'aime les voir rire, j'aime les sentir être ce qu'ils veulent quand ils ont avec moi. Il n'y a pas plus beau cadeau d'un être humain que celui-ci : se dévoiler avec parcimonie. Je sais, c'est sans doute idiot d'en demander peu, mais c'est aussi quelque chose de magique.

Je la sens tout de même hésiter, peu sûre sans doute, ne sachant pas dans quoi elle s'est embarquée. C'est naturel d'hésiter. Quand on est jeune, on hésite, on ne sait pas trop ce qu'on veut faire en plus. Moi même, je ne sais pas ce que je veux faire si ... si quoi d'ailleurs. Enfin, Rory vient se poser à côté de moi. Elle prend ma main et nos chaleurs se mêlent insidieusement entre quelques frissons. J'ai envie d'envelopper cette joue qui me semble si creuse de tristesse. Ou sans doute est-ce de la lassitude ... ? Alors, je m'attelle à caresser du pouce sa pommette qui réagit en se tendant un peu.
"Si cela était seulement vrai ... l'homme ou la femme n'a pas toujours le privilège de vouloir. Se suicider, est un acte mêlant désespoir et envie de se séparer d'une vie qui nous dégoute. Mais certains survivent face à ces envies et trouvent leur voie ... malgré des tortures que seul l'hôte de ce macabre dessein peut comprendre au plus profond de soi."
Je joins mes doigts aux siens, serrant cette main qui me rappelle un peu une musique à la fois douce mais aussi un peu saccadée par intermittences. J'entends un clapotis venant de ma droite, regarde ce cygne encore trop jeune essayer de s'envoler devant le regard sévère et sauvage de ses deux parents. On dirait qu'ils vont le tuer si celui-ci ne se décide pas à bouger et faire sa vie sans eux. C'est cruel, cependant dans la vie d'un cygne c'est tout à fait normal. Elle ne change pas. Au téléphone, c'était aussi comme ça. Parler, parler. On pourrait croire que des fois elle va s'étouffer. Je papillonne des yeux et ensuite je pointe ce fameux cygne, pour attirer son attention.
"Regarde. Ce cygne va commencer une nouvelle vie, oublier ses parents et devenir un ... cygne. Nous, humains, avons la chance de pouvoir chanter, marcher, nous faire aimer de nos parents ou d'amis sans que l'on nous chasse à coup de bec tranchant."

Mon autre main s'avance vers ses lèvres, index posé contre sa bouche et mon étrange regard foncé creusant dans les siens.
"Ne sois pas gênée de ne pas me regarder. Penses au simple fait que tu es là, avec quelqu'un qui te tient la main, qui pense à ton confort. Parles à toi-même. Oh ...!"
Au loin, apparaît soudain une barque où deux personnes s'activent à utiliser les rames l'une après l'autre. Elles ont l'air complètement essoufflées, mais un sourire sincère écrase toutes les pensées négatives et inquiètes qui alors montaient à crescendo dans mon coeur. Un père et sa fille qui rient, se jettent de l'eau. C'est beau, ça m'apaise. Ça me rappelle vous. Et je sens la pointe revenir assassiner les ventricules de mon coeur à pompe hydraulique. Les gouttes tombent à l'intérieur de ma cage thoracique, mais ça va, ce n'est qu'une légère fuite.
"Est-ce que tu sais chanter ? Car tu as l'air de t'y connaître en chansons. Alors ..."
Me voici à ses côtés, plus près, au contact même de son épaule, la joue tout contre. Et je ferme les yeux sans cesser de donner ma chaleur à sa main.
"J'ai envie de sentir le malaise du silence par ta voix."
Si elle chante faux tant pis. Nous pourrons rire et ainsi vraiment alléger nos poids. Si elle sait chanter, je ne dirai rien. J'écouterai ce que la vie peut encore me donner en surprises.
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Rory Clarke
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Lun 10 Avr - 3:05Rory Clarke
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Je tourne la tête vers le cygne et plutôt que de vraiment écouter ce qu'elle me dit, je me demande ce que font des cygnes dans ce lac et surtout pourquoi... c'est bizarre que les cygnes soit surtout dans les lacs et jamais les rivières. Fin de réflexion et sourire amusée quand je l'entend me dire parler à moi même. Je le fais beaucoup trop, au point même de finir par croire que j'ai un autre moi même. Je vais éviter de lui dire, ce serait rajouter une couche supplémentaire de creepy sur du creepy. Me parler à moi même, en faite je ne sais pas si je me suis vraiment parlé à moi même un jour. Peut être que... chanter, non pas chanter surtout dans cette endroit. C'est dans ce genre de moment que je regrette de ne pas plus réfléchir à mes paroles.

Rory – "Je... je n'ai jamais vraiment chanter, je fais de la musique mais pas de chant. Plus des instruments et aussi assisté par ordinateur, enfin assisté, façon de parler. A la base j'ai surtout commencé avec la guitare comme beaucoup, mais je n'étais pas très douée. Puis par une nuit très sombre alors que je me promenais dans les alentours de l'église Saint-George, je me suis perdu à un carrefour. Je commencés par m'endormir et une brise fraîche me réveilla. Au dessus de moi, une ombre immense avec un long chapeau, comme les haut de forme. J'étais terrorisé, incapable de me souvenir de son visage, j'étais simplement terrorisé. Puis il s'est penché sur moi, sans un mot, il a prit ma guitare, l'accorda et joua quelques notes divines avant de me la rendre et de repartir."

Je la regarde et je hausse simplement les épaules.

Rory – "C'est l'histoire d'un Bluesman des années 1910, Robert Leroy Jonhson.  En 1931 dans un bar il se faisait ridiculisait par un guitariste, Son House. Deux ans plus tard ce même guitariste disait de Rober Jonhson qu'il était bien meilleur que lui. Puis la légende est née... j'ai croisée le diable au détour d'une ruelle. Il m'a offert offert la perfection, il a prit mes défaut. Je peux faire de la musique, mais ça ne sert à rien. Ce serait juste un morceau parfait et par définition une même chose ne peut être parfaite et différente. Donc ce serait toujours le même morceau, toujours la même chose, sans imperfection, sans défaut. C'est pas mauvais, ça ne peut pas être mauvais, c'est un beau 20 sur 20, mais ça manque de défaut. Je te le dis, si tu veux continuer à t'amuser dans ce que tu fais, ne cherche jamais la perfection. La perfection n'est pas un but, c'est une limite que l'être humain ne devrait pas atteindre."

Et pour éviter le silence, je me met à fredonner tout doucement la fameuse musique. Celle qui fut posté par un soit disant Moon, qui n'a pas donner de nom, celle de soit disant un homme parce qu'il avait un prénom d'homme, celle qui lui a permit de gagner beaucoup d'argent. Assez pour s'offrir l'une des plus belle call-girl. Je me surprend à la fredonner, comme par jeux.

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Zao Cheung
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Ven 14 Avr - 22:20Zao Cheung
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Je soupire et ferme les yeux, là, simplement accolée contre son épaule et j'oublie un instant ce monde stone, ce monde qui se croit mieux que. Ah ... l'humain et ses recherches de perfection ... perfection de quoi ? Les uns traitent de lâches, les autres refusent de voir leurs fautes.

Et quand certains assument, même si ce n'est qu'une partie, on leur crache dessus. Il faut plus, toujours plus. Jusqu'à mentir sur nos envies envers ceux qui nous font le plus confiance. Mais je ne veux pas plus. Pas plus que cette épaule, ce lieu où la nature est belle, où même la voix qui vrombit dans cette gorge fine est belle. Juste ça, rien que ça. Rien qu'écouter et ne pas parler; prendre ses doigts contre les miens et les caresser. Puis, sourire. J'oublie les traîtres, j'oublie ceux que j'ai pigeonnés et que j'ai pu regarder avec la pitié qu'ont ceux qui savent mais ne peuvent broncher. Et je me tais pour des raisons qui ne regardent que moi. Mais je préfère me focaliser sur elle, sur ses vibratos, l'ascendance des sons qui lui donnent un aspect plus ... serein. J'ai presque envie de lui embrasser tendrement la joue; jusqu'au suçon subtil. Enfin je relève la tête en arquant mon sourcil droit, circonspecte quand soudain nous entendons un groupe de gens s'approcher du ponton.

Ils ont l'air d'avoir eu la même idée que nous, de venir prendre un peu de sérénité loin de l'ignominie que peut-être la vie. Bras dessus, bras dessous, ce couple qui se bécote sans nous remarquer. Des baisers toujours plus profonds, des embrassades toujours plus passionnées. J'entends l'adolescent dire "attends, on est pas encore arrivés". Perdu, ils cherchent à se cacher ailleurs, mais ils n'ont pas vu dans leur aveuglement amoureux qu'ils venaient dans la mauvaise direction. Je me penche en arrière, lâchant délicatement la main de ma cliente pour les poser sur le bois de notre assise. Dos allant vers l'arrière, autant que mes longs cheveux. Ah. Ça y est. Le fait de bouger a attiré leur attention.

"Bonjour."
Le garçon a l'air moins sûr que la fille, il suffit de voir comment elle nous dévisage, prise sur son fait avec sa main sur la ceinture de son partenaire et l'autre je suppose près de l'arrière du bassin. Dé-ter-mi-née est la femme dans ses envies de sexe. Me voilà à nouveau debout, mais je reste près de ma protégée pour caresser furtivement l'encolure de sa nuque de mon index, soudainement joueuse et prête à apprécier mon petit tour contre ce manque de classe juvénile.
"On peut vous accompagner si vous voulez ?"
Je les sens me regarder avec une incompréhension totale sur le moment puis, voyant mes yeux se poser sur la ceinture de son compagnon, l'ado retire sa main avant de me traiter de pute. C'est facile d'insulter les putes, insulter une femme estimable ça l'est moins. Je soupire mais garde mon calme, toujours occupée à taquiner la naissance des cheveux de la belle Rory. Insidieux et parfois impatient, mon ongle vient frôler et faire frémir chaque interstice.
"Tu en dis quoi ma belle ? On les suit ... ?"

Elle se recule cette femme trop fière, voyant que je ne détourne pas le regard, que je ne rougis pas; je suis sérieuse et ça lui fait peur. Elle a peur de perdre son atout sexe de la journée ou bien son objet qui lui sert de petit ami encore trop crédule par rapport à lui-même et à la vie. Ma tête se penche et lors de mon début de pas, la fille tire son compagnon en arrière, mains à présent ailleurs que sur les attributs.
"Dans deux jours, elle l'aura jeté. Perfection ou pas, on reste humains. Même si on a un critère plus amélioré que les autres, le reste n'est pas parfait. On mettra ce qui fait de nous un humain dans n'importe quoi. Dans un sexe, dans un instrument, dans des billets."
Je m'allume une de mes cigarettes light, celles de la journée. Je me détache d'elle et suit du regard le garçon de tout à l'heure qui s'en va, qui nous regarde moi et Rory, inquiet, déçu. Et en réponse, j'ouvre grand la bouche vers lui en laissant échapper un épais manteau de fumée. Le vent me guette pour lécher mes jambes blanches affublées de ces collants pas vraiment opaques au point de m'en faire grimacer.
"Dis-moi Rory ... qu'est-ce que tu aimerais attendre des autres ? Ou même de moi ?"

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Rory Clarke
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Sam 15 Avr - 6:33Rory Clarke
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Étrange comportement que de jouer celui de l'amoureuse, mais ce n'est pas pour me déplaire. Je connais les règles du jeu, j'ai payé pour cela et je ne m'attend pas à plus qu'une bonne pièce de spectacle. Je n'en reste pas moins surprise par l'actrice. Puis la voilà qui se lève et embête des jeunes. Rien de bien méchant, mais les pauvres... je ne peux pas m'empêcher de vouloir les défendre, parce que j'ai été à sa place, parce que je sais ce que c'est de découvrir l'amour avant l'indépendance. Cinq minutes dans une chambre à profiter du départ d'un parent, payé une chambre de d’hôtel, squatté une chambre d'ami ou se trouver un coin tranquille.

Rory – "J'aurais sûrement était plus vulgaire pour moins que cela à son âge. Je t'aurais peut être caillassé ah ah."

Je souris et m'allonge sur le ponton, les bras en croix. Je ne sais pas pourquoi. Envie de m'étendre, de profiter, de regarder le ciel et... je ne sais pas en faite. Je l'écoute sans trop me poser de question, enfin si, une remarque m'interpelle, me questionne plus que sa propre question. Courtoisie oblige, je vais y répondre.

Rory – "Ce que j’attends des autres... je crois que je me moque du reste du monde, comme d'un peu ce qui peu lui arriver. Je suis bien dans mon appartement, je ne demande pas plus au fond, enfin si, beaucoup plus, mais pas une chose que l'on peut m'apporter. Et ce que j’attends de toi... je ne sais pas, j'étais seule. Peut être du sexe, peut être un bon moment, pas forcément liée au sexe. Peut être juste parler. Tu as dit, perfection ou non, on reste humain, sous entendu on est plein de défaut... tu peux le tourner dans tous les sens, le montrer à qui le veux bien et même au meilleur ordinateur, les résultats sont formelles, cette musique est parfaite, on ne peut pas composer de meilleur morceau. Mais meilleur ne veux pas dire que l'on aime, juste que c'est le meilleur. Du coup si l'être humain est plein de défaut et si cette musique est parfaite, alors cette musique n'a pas était faite par un humain. Peut être que je ne suis pas un humain, qu'un jour on va venir me chercher et me dire que tout cela n'est qu'un grand mensonge... je sais plus de quel musique ça vient, un truc des années 2000. Mais la question est sérieuse, est ce que je suis toujours humaine ?"

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Zao Cheung
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Sam 20 Mai - 12:52Zao Cheung
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J'ai beau avoir une admiration profonde pour l'amour, mais malheureusement quand celui-ci n'est qu'un factice de désir propre à notre bas ventre sans autre rémunération qu'une satiété perfide pouvant satisfaire seulement une des parties dans son corps entier, j'ai beaucoup de mal à le cautionner. Ce serait comme ces personnes qui vous arrachent une qualité pour vous laisser un vide émotionnel, une perdition de votre âme jusqu'à ce que celle-ci se noircisse dans un mouvement de société qu'on appelle la banalisation. J'arque mon sourcil droit quand Rory chérie me dit qu'elle m'aurait caillassée. Ah vraiment ? "Qu'elle est adorable ..." se dit mon moi intérieur, ce moi qui s'évertue de me rappeler combien j'ai été ignoble quand je suis arrivée ici, rejetée par ma famille et mes anciens amis. Cigarette coincée entre mes lèvres laissant ses braises roussir, je me complais à l'observer maintenant de ma position, elle qui étend ses bras, s'offre au ciel. Je l'écoute, tandis que mes yeux coulent vers le couple de tout à l'heure, encore visibles et encore en train de chercher ce que je suppute devoir être "un lieu extérieur et excitant". Selon les canons de drague et sexe, ça devrait l'être. Mais il semble qu'ils ont quelques lacunes en terme de ... préparation.

"Peut-être que dans un sens logique la musique est parfaite. Mais elle ne l'est pas pour toutes les oreilles. On peut parfaitement l'aimer comme parfaitement la détester. Tout dépend de ce que l'on veut entendre comme sens du mot parfait. Ce qui compte, c'est aussi ce que ressent la personne. Ce que tu ressens maintenant en regardant ce ciel."
Mes talons claquent sur le bois qui en retour répond dans un léger crissement. Silence, le temps d'expirer une nouvelle bouffée de tabac, et d'écouter la nature s'affoler sans que nous ne puissions y prendre part. Je  crois que dans un sens, son côté sûre d'elle est attirant pour qui sait s'y engouffrer. Adorable comme je l'ai dit plus tôt.
"Tout est naturel. On a juste alloué des propriétés que l'on appelle physiques ou chimiques pour en comprendre l'essence. Mais elle est apparue aussi grâce à des gestes et des envies."
Cette fois, je me penche au dessus d'elle, dans tout ce qui fait ma superbe quand je sens mon coeur flotter au gré de mes respirations et mon instinct; un instinct qui me dicte dans les interstices une chaleur douce qui m'enveloppe jusqu'à ma gorge tendue, léchée elle-même par les boucles de mes cheveux.

"Une odeur, contre la tienne. Des mots qui s'insinuent dans ta tête et rendent tes yeux lourds. Lourds de larmes parce que cette présence, cette voix qui semble parfaite pour toi te permet d'oublier ce que tu t'obstines à porter, tel Atlas et la Terre."
Je suis à genoux, près d'elle. Je la fixe, accordant un intérêt particulier à chaque embrasure de couleur que je peux dénoter dans sa couleur d'iris. Plus près, ma bouche délivrée de la cheminée qui crache ma vie érodée. Chacune de mes mains se trouve de chaque côté de son visage. L'une d'elles, décide finalement de longer la peau de sa nuque, descendant ensuite vers sa taille. Je sens quelques frémissements quand mes doigts se permettent par instants, de flirter avec plus d'insistance.
"La cage thoracique se gonfle, tandis que le ventre se creuse. On appelle le toucher de cet autre. On veut être avec lui."
Ça y est, je touche sa chute de reins dans un geste protecteur. Le genre de geste qui entoure pour soutenir. Puis de l'index de mon autre main, je viens toucher le bout de son nez, retirant par la même occasion la trop grande proximité de mes lèvres sur les siennes.
"Rory. Rory, Rory, Rory. Est humain qui le veut. Est inhumain celui qui souhaite oublier d'où il vient et donc ce qu'il est réellement."
Adorable.

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Femmes du temps moderne (P.V : Rory)
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