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“viewer discretion is advised — (ft. ona)”

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Date d'inscription : 12/03/2017
Adelbert Zimmermann
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Viewer discretion is advised
Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité. Enveloppé dans ton imperméable jaune canari et les lunettes noires plantées sur le bout du nez, tu pris une dernière bouffée d'air frais avant de t'engouffrer dans ce fast-food aux allures miteuses. Oui, Adelbert Zimmermann, venait de rentrer dans un Mac Donalds. L'idée était tellement absurde que tu en ris jaune durant une poignée de secondes. Mais très vite, des effluves mêlées de transpiration et de parfum bon marché remontèrent à tes narines. Et tu dus te boucher le nez presque instantanément pour ne pas régurgiter l'intégralité de ton petit déjeuner bio et issu du commerce équitable. Sérieusement, pourquoi est-ce que cette enseigne existait toujours en 2032 ? Certes, c'étaient eux qui avaient inauguré les pilules nutritives avec leur fameux menu « Happy pills », mais ils auraient dû s'en arrêter là. Cette firme n'avait plus lieu d'être, dans un monde nouveau. Parce qu'ils avaient beau ne plus produire que des pilules nutritives, tu ne pouvais t'empêcher de fixer le plafond à la recherche de tâches  invisibles d'huile et de graisse. La peinture violette pouvait bien duper cette marée de gens ordinaires, mais tu savais qu'elles étaient là, à te guetter quelque part.

Le dégoût sur le bord des lèvres, tu finis par ouvrir ton sac pour en ressortir une charlotte de velours. C'est qu'il ne faudrait pas que ces odeurs infectes viennent salir tes cheveux. Certes, tu devais éviter d'attirer les regards sur toi, mais il était hors de question qu'un seul pou de prolétaire ne saute sur ta tête. D'ailleurs, en parlant de mesures d'hygiène, tu avais de toute évidence enfilé des gants de cuir et pris tes lingettes désinfectantes avec toi. Non pas pour aller tenter le diable en te rendant dans les toilettes publiques, mais pour bien laver la table et la moindre parcelle de ce restaurant qui rentrerait en contact avec ton corps ou tes vêtements.

Te frayant un passage dans cette véritable marée humaine et évitant quelques coudes, tu finis par repérer l'adjointe du shérif. Celle-ci était tranquillement installée, un café dans une main et son téléphone dans l'autre. Sérieusement, comment pouvait-elle avoir aussi à l'aise, dans un endroit où grouillaient les pires rebus de la société et où l'on vendait les pilules les moins chères du marché ? C'était une insulte au bon goût. Un coup de lingette plus tard, tu finis par t'asseoir sur la banquette face à elle, retirant brièvement tes lunettes de soleil pour qu'elle puisse te reconnaître. Car tu étais là incognito, n'est-ce pas ? Personne ne pouvait t'avoir reconnu, ainsi affublé. Et puis qui irait penser que le grand Sasscastic irait traîner dans un endroit aussi insalubre ? Ce n'était pas de ton genre.

« Mademoiselle Mhatasi-Keegan. » Après un vague coup de tête dans sa direction en guise de salut, tu remis tes lentilles protectrices en place. C'est qu'il ne faudrait pas que tu te fasses repérer, en plus de ça. « Saviez-vous que des chercheurs suisses ont analysé des machines à café Nespresso, et qu'ils y ont trouvé des bactéries potentiellement dangereuses ? Je n'ose même pas imaginer le nombre de microbes se trouvant dans la tasse que vous vous apprêtez à boire ».

Dans le fond, tu disais ça pour l'aider. Mais tu savais que tes phrases avaient le don de l'agacer, et que tu ferais mieux de la fermer si tu voulais qu'elle coopère avec toi. « Avant toute chose, êtes-vous bien venue seule ? Personne n'est au courant de ce rendez-vous ? Je refuse d'avoir mis les pieds dans un Mac Donalds, si c'est pour apprendre que vous avez vendu la mèche. Nous sommes là en tant que deux individus parfaitement anonymes ». Ton ton se voulait détaché, mais la panique était latente. Et si tes yeux n'étaient pas caché derrière ces verres opaques, ils t'auraient trahi depuis bien longtemps.

Le pire dans tout ça ? C'est que le fait de se retrouver assis dans ce réfectoire crasseux te paraissait presque relaxant. Car rien ne pouvait t'arriver en présence d'une représentante des forces de l'ordre, n'est-ce pas ? Et de toute façon, personne n'aurait l'idée de venir te kidnapper ici.
Ona & Sass
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Date d'inscription : 22/03/2017
Ona Mhatasi-Keegan
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Ona lutte pour ne pas s'endormir, le nez dans son quatrième café taille XXL de la matinée. Le fast-food est grouillant de monde, d'animation, de bruit, et pourtant ses paupières semblent ne pas vouloir rester ouvertes. Hypersomnie à la con. Enfin, est-ce vraiment la faute à la pilule et ses effets secondaires, ou juste une conséquence de ses nuits trop courtes et ses réveils trop brutaux ?

Comme ce matin par exemple, quand un appel sur son portable l'a tirée des bras de Morphée à une heure où, en temps normal, elle aurait été réveillée et mais aujourd'hui non. Qui est encore au lit à six heures passées de toute façon. Ona avait sorti un bras maladroit de ses draps et tâtonné sur sa table de chevet jusqu'à trouver le responsable de ses maux. Pour aussitôt le reposer après avoir vu le nom affiché, persuadée qu'il s'agissait d'un mauvais rêve.

Mais non, elle ne rêvait pas, c'était bien « Addlebrty » (son alcoolémie au moment d'entrer son nom est d'une évidence crasse) qui lui faisait l'insigne honneur de l'appeler sur son numéro personnel si tôt le matin. Elle était pourtant persuadée d'avoir rayé toute trace de cet individu de son existence, mais son absence de souvenir de l'action en elle-même l'avait empêchée de se rappeler de le supprimer de ses contacts. À quel moment le fait de filer son numéro de téléphone à cet ivrogne d'Adelbert Zimmermann avait-il pu lui paraître une bonne idée dans tous les cas ? Certes ils avaient été amis le temps d'une soirée (avant que la sobriété ne les sépare) mais était-ce vraiment une raison suffisante pour ce genre de familiarité ? La Ona bourrée semblait avoir pensé que oui. La Ona sobre et mal-réveillée, elle, avait poussé un soupir avant de décrocher au troisième appel.

Et la voilà maintenant dans ce qui doit être un des lieux les plus communs et populeux sur Terre, à fixer d'un œil torve son breuvage amer (et sans doute coupé à l'eau, comme tout ici) en attendant la star qui est, comme toute bonne star qui se respecte, en retard. Elle a promis de l'écouter, son charabia dans le combiné du téléphone lui ayant parut bien trop confus et inintelligible pour sa somnolence poisseuse du moment. Ona espérait être plus en forme à cette heure-ci, mais le sort préfère se jouer d'elle de toute évidence.

Une intrusion jaune pissenlit dans son champ de vision la réveille en sursaut à l'instant où ses yeux allaient se fermer définitivement. Ona est trop exténuée pour rire, ou même pleurer, alors elle se contente de fixer avec résignation (et incrédulité) le phénomène qui s'approche de sa table. Pour un observateur attentif, elle doit présenter une apparence proche du poisson rouge hors de son bocal.

- Mademoiselle Mhatasi-Keegan. 

Adelbert a tout du protagoniste de film d'espionnage, la discrétion en moins. Ona se demande s'il en a conscience, mais il doit évoluer dans une bulle bien trop éloignée de la réalité pour ne serait-ce que l'envisager. Cette constatation la fascine et la fatigue en même temps.

- Saviez-vous que des chercheurs suisses ont analysé des machines à café Nespresso, et qu'ils y ont trouvé des bactéries potentiellement dangereuses ? Je n'ose même pas imaginer le nombre de microbes se trouvant dans la tasse que vous vous apprêtez à boire. 

Pour toute réponse, Ona prend une longue gorgée de son café presque froid et se force à l'avaler sans grimacer. En face d'elle, il inspecte, nettoie, s'agite, et s'assoit enfin. Bordel, elle n'a décidément pas l'énergie pour ces conneries. Adelbert repart dans un discours sans doute piqué à un film de James Bond, comme s'il était le témoin d'une affaire criminelle de la plus haute importance et prenait de grands risques en s'exposant en public. Une partie d'elle est persuadée que toute cette situation n'est qu'une mauvaise blague et qu'un figurant va exploser de rire d'une minute à l'autre, brisant la magie et mettant fin à l'arnaque. L'autre essaye de se souvenir qu'elle est adjointe du shérif et qu'elle a juré de protéger tous les citoyens de sa ville de manière égale. Tous.

- … Nous sommes là en tant que deux individus parfaitement anonymes. 


Ona baisse les yeux sur l'imperméable jaune, les lève sur la charlotte de velours, jette un œil à son propre uniforme d'adjointe, au badge qui brille sur sa poitrine, au chapeau reconnaissable entre mille posé sur la table près d'eux. Les remarques acerbes se bousculent à l'arrière de sa tête, mais elle n'a pas la force de les exprimer et passe à la place une main sur ses yeux cernés.

- Rassurez-vous, même si je voulais en parler personne ne me croirait. 

Cette situation est bien trop absurde pour être plausible, aurait-elle pu ajouter. Il n'y a bien que toi pour prendre un énergumène pareil au sérieux ma pauvre fille, ils vont rire de toi au bureau quand ils sauront que tu as marché dans la farce. Mais Ona ne dit rien de tout cela, et ajoute plutôt :

- Et si vous me disiez plutôt la raison de ma présence ici Monsieur Zimmermann ? J'ai cru comprendre à votre appel que c'était urgent et « nécessitant la plus grande discrétion », mais de quoi s'agit-il au juste ? 

Elle espère presque qu'il va lui avouer tourner une caméra cachée pour son live YouTube ou elle ne sait quel réseau social hypé. Presque.
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Adelbert Zimmermann
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Viewer discretion is advised
Le contraste que vous formiez était risible. À tel point que si un photographe avait eu la brillante idée d'immortaliser ce moment, vous auriez fait l'affiche d'une campagne de publicité mettant en évidence les contraires. L'image la représenterait elle, dans toute sa médiocrité. Car c'est ce que tu pensais d'elle, n'est-ce pas ? Selon toi, ce n'était qu'une flic banale qui se prenait pour un héros, une justicière de l'ombre. Une policière à la bouche trop grande et aux remarques acerbes. Rien de plus. Pourtant, malgré son teint blanc de zombie et ses grosses cernes violettes qu'elle affichait fièrement, tu savais que c'est la seule personne sur terre capable de sauver ton cul béni d'un second kidnapping. Et rien que pour cette raison, tu lui devais le respect.

Assis en face d'elle, tu étais la tâche jaune banane du tableau. Et tu avais beau jouer les anonymes, il y avait des détails qui ne trompaient pas. Personne d'autre que toi n'avait une garde-robe aussi extravagante. Surtout dans un endroit comme celui-ci. Quand elle restait humble, tu avais des allures de princesse abandonnée en terre hostile. Sans parler de ton arrogance à peine masquée, ni des mots acides qui venaient tordre ta bouche.

Tu voyais Ona siroter son café devant toi, mais elle t'apparaissait presque en slow motion, comme figée dans le temps. Où était donc passé cette harpie aux répliques cinglantes ? Si tu avais été d'humeur, tu te serais sans doute moqué d'elle et de sa tête d'enterrement. Tu aurais même été jusqu'à la comparer avec cette chanteuse emo disparue répondant au doux nom de Jenna Lee. Mais tu avais l'esprit bien trop encombré par les récents événements et les fichues contre-indications de ta pilule rouge.

Cette drogue ne pouvant te rendre plus désagréable, elle t'avait transformé en une véritable pile électrique. Comme une girouette, tu ne cessais de jeter des coups d'oeil à droite et à gauche,  incapable de te concentrer plus de trois secondes sur quoi que ce soit.

« Bien. Me voilà rassuré. » Oh vraiment ? Dans ce cas, pourquoi serrais-tu tes poings si fort sous la table ? « C'est certain que personne ne m'imaginerait traîner dans un endroit aussi craignos et mal décoré. Surtout avec quelqu'un comme vous. » Non Adelbert. Ce n'était certainement pas en insultant ton interlocutrice que tu obtiendrais ses faveurs.  « Ce n'est pas que vous soyez particulièrement désagréable à la conversation. J'ai connu pire. » Même si pour le look à désirer, vous faites définitivement partie de mon flop 50, te retins-tu d'ajouter. « Mais nous ne faisons pas vraiment la paire. Et vous avez jeté une moitié de bouteille de Beaujolais offerte par un de mes fans. Du 2005, qui plus est. » Et ça, tu ne pourrais lui pardonner. On ne crachait pas sur un excellent millésime. Jamais.

« Mais qu'importe. Actuellement, je suis méconnaissable et c'est tout ce qui importe. Personne ne doit savoir que j'ai discuté avec vous. Cela pourrait me mettre en danger, vous comprenez ? Et vous aussi, car vous en saurez trop. »  Comme si son sort pouvait t'importer. C'étaient les risques du métier.

« Vous promettez m'écouter jusqu'au bout, même si la situation toute entière ressemble à un gigantesque bad trip ? » demandas-tu, l'air bien plus sincère et vulnérable. À croire qu'il y avait finalement un être humain, derrière les grands airs que tu te donnais sur internet.

« J'ai des raisons de croire que l'on m'a enlevé. » Tu étais presque prêt à hurler « poisson d'avril » si celle-ci ne te prenait pas au sérieux. C'est que tu avais tout de même ta fierté.
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Ona Mhatasi-Keegan
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Adelbert ne semble pas à son aise (lui qui pourtant semble se conduire comme un roi dans son palais qu'importe l'endroit où il se trouve). Il a le comportement et les mimiques de l'animal traqué et Ona est obligée d'admettre que soit il joue extrêmement bien la comédie, soit il est sérieux. Elle décide d'attendre qu'il lui en dise plus avant d'arrêter son jugement, mais lui accorde bien malgré elle le bénéfice du doute.

L'homme s'agite, se perd dans une logorrhée qui semble ne servir qu'à lui faire gagner du temps. Ona plisse un peu plus son regard cerné quand il l'insulte à demi-mots, mais se contente de grogner et avaler sec son reste de café insipide quand il tente de se rattraper. En temps normal elle l'aurait sans doute coupé depuis longtemps et exigé une réponse nette et précise, mais toutes ses forces sont mobilisées pour garder ses yeux ouverts et ne pas perdre le fil de ce monologue qui lui paraît interminable.

- Et vous avez jeté une moitié de bouteille de Beaujolais offerte par un de mes fans. Du 2005, qui plus est.  
- Que vous avez vomi sur le siège arrière de ma voiture de patrouille. J'ai mis des jours à me débarrasser de l'odeur.


Ona regrette d'être venue dans un fast-food, il lui faut d'urgence une nouvelle tasse de café pour noyer ses nerfs usés et les bornes de commande sont bien trop loin à son goût. Adelbert balaye sa remarque comme s'il s'agissait d'un cheveu sur son 17eme pull préféré, et continue la conversation là où il souhaite la mener. Qu'importe, comme il dit, qu'importe. Ona manque s'étouffer avec sa salive quand il en vient à la mettre en garde.

- Cela pourrait me mettre en danger, vous comprenez ? Et vous aussi, car vous en saurez trop.

Un sourire incrédule étire ses lèvres. C'est forcément une blague cette fois, n'est-ce pas ? La mettre en danger ? Car elle en sait trop? Qu'est-ce que cette petite starlette du web sait du danger exactement ? A-t-il la moindre idée du merdier sans nom dans lequel elle baigne depuis plus d'un mois ? Des choses qu'elle a vues, des choses qu'elle sait, des choses qu'elle devine, de l'arme qui n'est jamais très loin de son lit, du puzzle aux pièces manquantes qu'elle compose et décompose au point d'en perdre le sommeil ? Cette situation est absurde. Absurde. Et c'est cela qui pousse Ona à écouter Adelbert jusqu'au bout. Car l'absurdité, l'absurdité inquiétante et morbide, est devenue son quotidien depuis quelques temps. Et si des situations incongrues lui tombent sur le nez au détour d'une balade en forêt, pourquoi pas sur celui des autres ?

- J'ai des raisons de croire que l'on m'a enlevé.  

Ona avait raison : c'est ridicule. Tellement qu'elle songe à se lever et partir sans un mot. Tellement qu'au final elle ne le fait pas, et reste assise à fixer son interlocuteur avec insistance. Des choses étranges se passent à New Haven, elle ne peut l'ignorer. Alors peut être. Peut être que Adelbert ne se fout pas de sa gueule pour une caméra cachée. Peut être. Et serait-elle vraiment au service de la population si elle se mettait à remettre en doute leurs cris de détresse ? Ona déteste d'être obligée de prendre une affirmation aussi aberrante au sérieux.

- Comment pouvez-vous ne pas en être sûr ?

Avec un soupir de résignation, elle enfonce son visage aux traits tirés entre ses mains, et le frotte avec l'espoir que ça l'aidera à mieux gérer la suite des événements. Quand elle relève la tête c'est pour planter son regard dans celui en face du sien, avant de prendre appui sur la table pour se lever avec un nouveau soupir.

- J'ai besoin d'un autre café. Vous me raconterez tout ça après.

Ona avance jusqu'à la borne la plus proche, commande la taille du breuvage la plus grande, paye et sélectionne le service en salle. Elle retourne s'asseoir et attend que le gobelet fumant soit posé devant elle avant de commencer quoique ce soit, en buvant une longue gorgée avant de sortir son calepin de notes et son stylo.

- Très bien. Alors, racontez moi ce qui s'est passé d'après vous. Et comment on fait pour ne pas être sûr de se faire kidnapper.

Bizarrement, elle a le pressentiment qu'une autre bouteille de Beaujolais pourrait être impliquée.
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