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“{ u n l u c k y } •• Ottope.”

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Messages : 18
Date d'inscription : 07/04/2017
Hope J. Chester
rouge
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Mer 12 Avr - 2:59Hope J. Chester
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Une journée calme et ordinaire.
Un beau temps clair et doux.
B A N A L
au possible alors que je marche
dans les rues de New Haven en
Q U Ê T E
de nouvelles trouvailles pour mon
enfant qui ne tardera pas à naître
A L O R S.

Un doux soleil. Un air frais. Une cape vient recouvrir l'épaule frêle qui se dégage une seconde. Léger souffle dans un frisson qui refroidi ton corps l'espace d'un instant. Il fait beau, mais l'été n'est pas encore au rendez-vous, laissant une légère brise vagabonder librement entre les passants. Un bref sourire se dessine sur tes lippes recouvertes d'une teinte rosée, une main venant frôler ce ventre qui grossit petit à petit. Les jours s'écoulent et tu le vois. Ce bonheur qui, peu à peu, voit sa vie prendre forme, enfin. Une joie immense envahie l'entité pourtant parfois apeurée que tu es. Tes longs cheveux violets virevoltent alors, avançant dans une marche posée qui ne sait pas encore où se diriger. Les vents guident ton chemin et c'est sans rechigner que tu te laisses porter. Parce qu'un jour, ce luxe ne sera tout simplement plus permis. Tu erres, sortant soudainement de ton grand sac à main, un thermos de thé. Le café n'est plus autorisé ce mois-ci alors que tu as fais une réaction allergique il n'y a pas trois jours de cela. Encore les effets néfastes de ces pilules distribuées par cet homme bien mystérieux. Un bref soupir et une gorgée bien méritée et tu songes. Où puis-je aller ? Ton regard balayant les alentours, décidant finalement de se diriger dans un petit magasin quelconque. Un petit endroit bien sympathique à tes yeux où semble régner un bazar certain. C'est dans ce genre de lieu que l'on trouve souvent des merveilles, pas vrai ?

Alors je me laisse à rêver de
trouver des bijoux, des
T R E S O R S
que je puisse offrir à mon
enfant, que je puisse lui
L E G U E R
quand je ne serais plus
apte à m'occuper de lui.
S O U V E N I R
d'une mère aimante.

Cette idée semble triste. Tellement triste. Mais tellement vraie. Hope, tu ne peux te voiler la face après tout, mais tu gardes la tête haute, essayant tant bien que mal de ne pas sombrer. De ne pas te plaindre inutilement. Tu profites simplement de cette nouvelle vie, laissant tes doigts parcourir les meubles qui se trouvent ici. Les objets semblent poussiéreux, d'autres ressemblent à des babioles sans importances, mais tu aimes cet espace clos. Comme si un mystère s'y trouvait, prêt à être débusqué dès lors. C'est au bout de vingt minutes qu'une boîte à musique attire ton attention. Belle et simple, la tonalité qu'elle exprime mélodieusement est douce, magnifique. C'est un objet qui ne peut rester là, tu ne peux passer à côté sans l'embarquer. Joyeuse, enthousiaste tu rejoins la caisse. « Je vais vous prendre ceci s'il vous plaît ! » naturellement, machinalement une main revient errer sur ton ventre encore trop plat à ton goût. Tu as hâte de le voir au plus meilleur de sa forme, cet enfant, prêt à éclore. Une pensée optimiste tandis que tu cherches ardemment ton porte-monnaie, mais... rien. Les orbes s'écarquillent l'instant qui suit, paniquée. « Ou est-ce que je l'ai mis ??? » le sac rejoint le bord du comptoir, commençant à en sortir l'intégrale de son contenu. « Je n'ai pas pu l'oublier, ah !! » pourtant c'est bien le cas... Tu as oubliée de le prendre, encore. Cela arrive de plus en plus souvent, pas vrai ? Et cette once de peur te gagne. Parce que cela signifie que la maladie progresse. « … Non, non, non ! » l'indécision, tu ne sais que faire. Cette boîte à musique aussi peu cher soit-elle, tu ne peux la laisser ici.
- JENNA -

Messages : 18
Date d'inscription : 08/04/2017
Otto K. Kiss
rouge
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Mer 12 Avr - 15:52Otto K. Kiss
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Il paraît qu'aujourd'hui, c'est jour de repos. Néanmoins, au vu de ma vie très occupée, je ne vois pas grande différence avec d'habitude. Quoique, le seul changement que je puis noter est que je suis sorti de mon studio miteux pour « prendre l'air et profiter du beau temps ». Normal, me dira-t-on. L'air y est irrespirable à cause de mon addiction à la nicotine et mon ennui serait capable d'accidentellement me tuer si je ne m'occupe pas l'esprit très vite. Du coup, je me retrouve à errer dehors, la cigarette au coin des lèvres à me demander si je ne serais pas finalement mieux en restant chez moi, à l'abri des regards. Les rayons UV me cuisent les derniers points de Q.I que je possède et le bitume me laisse apprécier les relents de pisse et de pluie séchée s'évaporant dans l'air.

Dans la rue, je marche en gardant les mains dans mes poches et je courbe légèrement le dos, espérant que cela me rende invisible. Ma face ne leur revient pas, et je ne sais pas vraiment pourquoi. En tout cas, ma stupide idée ne réussit qu'à me vieillir instantanément de 10 ans. Comment le sais-je ? Je l'ai remarqué quand je me suis arrêté en face d'une boutique de bazar qui m'a interpellé. Mon reflet s'y projette, clair et net à l'instar d'un miroir sur la vitrine et je grimace à la dégaine que j'arbore. Je reluque difficilement les vêtements sans goût que j'ai enfilé : un t-shirt bleu délavé et un short blanc qui me descend jusqu'aux genoux ; et je passe ma main dans ma chevelure désordonnée par embarras.

Mon regard morne s'égare sur un objet en exposition, celui-ci qui ressemble étonnamment à la pipe de mon père et je me surprends à entrer dans la boutique avant même de le réaliser. C'est une force invisible qui m'invite à la prendre en main et à la contempler, presque... nostalgique. C'est ça. Cette pensée me fait plisser le nez de dégoût, et je me gifle les neurones à vouloir obstinément garder une place pour eux dans mon cœur blessé. Je la retourne sans plus d'intérêt – même si c'est ce que je voudrais feindre – et mon attention est vite accaparée par la désespérée voix d'une femme dans mon dos.

Je lève ma tête, un peu ennuyé par tout ce boucan et la regarde étaler toutes ses affaires sur le comptoir du pauvre caissier. Elle semble chercher quelque chose qu'elle a perdu, en proie à un dilemme qui est de laisser ce qu'elle a trouvé ici ou de courir le risque de le voir disparaître à son retour. Je crois voir des scintillements apparaissent au bas de ses yeux et me demande avec malaise si elle va réellement pleurer. Si ça se trouve, c'est peut-être un signe de Dieu pour ne pas acheter cet objet ? ...Absurde, je sais. Finalement, la voir toucher son ventre un brin arrondi, me décide à l'aider. Franchement, je ne l'aurais pas cru moi-même, si on me l'avait raconté. Moi, me mêler des affaires des autres et venir en aide à autrui me semble trop saint pour être vrai. Et pourtant, si moi-même je ne me connais pas, alors qui pourrait prétendre le contraire ? Qu'importe, ça n'a pas grande importance dans la situation ci-présente. Je me dirige vers la damoiselle en détresse, pose ma pipe à côté de sa boite, puis fixe le vendeur d'un air entendu.

J'prends les deux, dis-je d'une voix neutre.

De ma main libre, je sors un billet chiffonné de ma poche et le donne au boutiquier afin de régler le tout. Heureusement, tout ça ne coûte pas une blinde, ce qui m'évite de passer pour un con si je n'avais pas eu assez. Mais merde, quand même, pourquoi j'suis aussi faible ?, je me demande pendant que mon argent disparaît dans la caisse. J'en fais mon deuil et laisse une pensée triste pour le paquet de clopes que je n'aurais pas, à cause de ces conneries. Ensuite, je jette un coup d’œil à la femme à la chevelure violette au moment où l'employé compte la monnaie à me rendre et ajoute à son intention :

Vous avez oublié vot' portefeuille, non ? J'vous l'offre, y'a pas à chia- à pleurer.

On ne sait jamais, j'ai peut-être l'air intéressé par cette chose, tandis que ce n'est absolument pas le cas. Je préfère donc d'ores et déjà éclaircir un possible quiproquo avant que d'autres embrouilles me tombent dessus. Pour montrer ma bonne volonté, j'essaie de grimacer un sourire, sans grand succès et abandonne quand l'autre me rend des pièces.
Messages : 18
Date d'inscription : 07/04/2017
Hope J. Chester
rouge
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Ven 14 Avr - 19:33Hope J. Chester
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Pitoyable position que j'arbore
à cet instant précis, mais j'en ai
C U R E
parce que je me fiche bien des
apparences malgré mon goût
P R O N O N C E
pour les vêtements, le visuel c'est
mon instinct du spectacle, de la
M A G I E.

Il y a un air désespéré. Une ambiance pesante. Dilemme profond. Le caissier ne sait que faire face à une femme enceinte. Et tu ne sais que faire à présent. Quelle est cette meilleure décision à prendre. Celle qui pourrait alors convenir à ce trop-plein de manque de chance aujourd'hui. A cette stupide situation d'une femme qui oublie son porte-monnaie. Un soupir, bref, mesuré. Des affaires qui s'éparpillent toujours plus loin sur le comptoir. Une voix vague, complainte d'un homme qui cherche à t'arrêter. Et finalement ces quelques mots qui s'envolent. « J'prends les deux. » lentement les yeux tourmentés se posent délicatement sur cette personne. Un homme, un jeune homme qui vient tendre une main vers toi. Sans aucune raison apparente. Tu ne songes à rien. Même pas à cette idée qu'il puisse vouloir ce que tu désires également. Seulement une once d'incompréhension qui erre, fébrile. Aucune réaction, aucun mot, le silence comme seul compagnon, mais pas le sien visiblement. Alors cette scène bien mystérieuse prend sens et tu clignes légèrement des yeux avant de sourire. Sourire illuminé, mais déjà tu songes à l'arrêter. L'argent a pourtant déjà filé. « C'est... Vous n’étiez pas obligé de m'aider, c'est vrai que j'étais embêtée, mais... J'espère que vous ne vous mettez pas dans une situation compliquée à cause de moi ? » tu ne juges pas qu'il puisse manquer d'argent, mais tu n'es pas stupide. Il existe en ce bas monde beaucoup de personne qui ne roulent pas sur cette or qu'ils souhaiteraient pourtant. Et Hope, tu ne veux pas être responsable de cet argent qui pourrait lui manquer plus tard. Tout du moins, pas pour une boîte à musique. Il est trop tard cependant alors que tu ranges ton bordel éparpillé. « Je suis désolée que vous soyez obligé de faire ça pour moi, mais... merci beaucoup ! » une voix calme, posée. Une intonation joyeuse, douce et délicate. Une aura d'une femme épanouie. « C'est très gentil de votre part ! » un sourire, encore. Tu lui offres sans vergogne avant de saisir un billet. Un billet qui errait depuis un moment au fond du trou noir qu'est cet énorme sac.

Je souhaite te remercier pour
ce que tu as fais pour moi, sans
H E S I T E R
une seule seconde. Alors oui
je veux aussi offrir à cette
M A I N
que tu tends vers moi si
gentiment avec autant de
L E G E R E T E.

Doucement, cette main se tend vers lui, le billet au bout des doigts. « Tiens, je te donne ceci pour te remercier. » tu ne sais guère s'il va l'accepter. « C'est un billet pour mon prochain spectacle de magie. Je ne sais pas si tu aimes la magie, mais... voilà, si ça te dis de venir. » pour un moment hors du temps, pour un instant loin des maux de la réalité. Pour une seconde à inspirer calmement. S'émerveiller de ce que tu as peaufinée avec beaucoup d'entrain, avec beaucoup de passion. C'est la seule chose que tu puisses offrir à cet instant. Cette place au premier rang, au meilleur endroit. Celle que tu gardes toujours au cas où ton frère rentrerait enfin à la maison. « A moins que tu préfères le bodypainting peut-être ? » c'est la seconde option et tu ne sais laquelle pourrait convenir à ce jeune homme que tu entrevois déjà comme quelqu'un de bien. Hope, vois l'espoir chez les autres. Regarde-les avec un œil nouveau chaque jour. C'est comme ça que tu souhaites honorer le nom que ta mère t'as donné. Et ce sourire, encore. D'une sincérité mordante, d'un rayonnement certain.
- JENNA -

Messages : 18
Date d'inscription : 08/04/2017
Otto K. Kiss
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Sam 15 Avr - 23:44Otto K. Kiss
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Ai-je l'air aussi misérable au point de ne pas pouvoir dépenser quelques sous pour une désespérée ? Elle me demande si je ne me mets pas « dans une situation compliquée » pour 5$, c'est incroyable de constater jusqu'où je peux tomber bas. Je grommelle en ne répondant pas à sa question et fourre la monnaie rendue, ainsi que la pipe – que je n'ai même pas envie d'acheter – dans mes poches. Le visage renfrogné, je continue de la reluquer alors qu'elle se met à sourire grandement pour cette fichue boite en bois, du moins, c'est ce que je crois. Puis, elle rayonne comme un soleil, m'aveugle de son expression ravie et je cligne des yeux en fronçant les sourcils. Elle me dit que « c'est très gentil de ma part » et je pense bêtement : un peu que ça l'est. Je me dis qu'elle me fait peut-être une scène pour rien, et qu'elle est un peu versatile quand elle me tend un papier rectangulaire pour me remercier. Qu'est-ce que c'est ? À l'entendre, c'est un billet pour un spectacle de magie et je hausse un sourcil, en m'interrogeant sur ses pensées.

Est-ce que j'ai l'air d'un gosse ? C'est vrai qu'elle a l'air plus âgée que moi mais, ce n'est pas une raison pour me traiter comme un môme. Je la dévisage pendant qu'elle se réjouit toujours de ma bonne action et je suis sur le point de refuser poliment quand elle ajoute qu'elle peut aussi faire du « bodypainting ». Ma gueule laisse entrevoir une mine confuse avant d'en revenir à sa morosité habituelle. Je ne sais pas ce que c'est, et en même temps, je n'ai pas envie de lui demander. Elle a l'air bizarre et je ne veux pas rester dans ce bazar plus longtemps. Faut pas croire, je la trouve jolie, évidemment. Néanmoins, ça n'est qu'un argument de plus pour me méfier d'elle. Les plus jolis sont les plus vils. D'ailleurs, il y a un autre client qui nous dégage sur le côté de la caisse et j'ignore l'entrée chiffonnée qu'elle essaie de me refiler. En fait, son boulot va peut-être mal et elle me donne ça parce qu'elle sait qu'il n'y aura personne ? Je ne suis qu'un bouche-trou, ouais. Ça me paraît beaucoup plus raisonnable et tout autant lamentable. Je secoue la tête négativement tout en lui répondant d'un air renfermé :

— Non, ça va aller. J'voudrais pas vous faire gâcher ce billet, j'suis pas très magie. Pis, j'y réfléchirais pour votre bodypainting, hein. Vous n'avez qu'à me dire votre nom ou... où je peux vous trouver.

Je sors mon téléphone pour noter brièvement son nom et une fois que c'est fait, je le remet dans mes poches avec ma main. Maintenant, elle va pouvoir me lâcher. Je la remercie à mi-voix et me retourne pour y aller et me sortir de ce merdier. Je lui offre un geste de la main comme au revoir, n'ayant rien de plus à lui dire et n'essaie plus de sourire. Elle le fait très bien toute seule, et n'a pas besoin de voir les grimaces que je fais. Même quand je suis d'être gentil, la vie trouve toujours un moyen de me rendre plus piteux qu'heureux, alors à quoi bon ? Je pousse la porte de la boutique pour en revenir à l'atmosphère étouffante de New Haven et va pour reprendre mon chemin tortueux.


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{ u n l u c k y } •• Ottope.
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