AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 

“God help the dumbs | Georgia — ”

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Messages : 6
Date d'inscription : 15/04/2017
Georgia O. Ladwig
avatar
Georgia Ophelia Ladwig
Feat; Charlie (OC) •• Panziella // Irl; Michelle Williams;
17.yo
f
bleus
surnom
Gigi.
métier
Maitresse de conférence.
Sitatution familiale
Mariée aux sciences.
naissance
22 juillet 2015, à San Francisco.
autre
Elle mélange sa purée avec de la sauce ketchup-mayonnaise.
Ma pilule bleue
Elle croyait que cette pilule contenait le secret du monde. Le secret de la victoire. Toutefois, elle n’avait pas prévu les aléas de celle-ci, les effets non-désirables, la possibilité que cela ne lui apporte pas la science infuse qu’elle cherchait, mais celle qu’elle possédait déjà au fond d’elle. Georgia, sa spécialité, c’était de raconter à tous qu’elle en savait bien plus, qu’elle avait appris en étant dans la culture et dans les sciences, qu’elle pouvait vous expliquer les origines de tout sans pourtant les savoir. Elle était parvenue à son organisme avant même qu’elle n’eut le temps de souffler de soulagement. Non.

Pas de mathématiques, pas de physique ni même de biologie. Mais de l’Histoire. Avec un grand H. Celle qui retrace le début de la civilisation, celle qui explique d’où vient telle expression et telle coutume, celle qui finalement se recroise avec la naissance des sciences. Celle que tout le monde connait, que tout le monde a en lui de par ses ancêtres. Sauf qu’elle l’avait entièrement, de l’Asie à l’Amérique en passant par le Sri Lanka et les îles Cook. De la préhistoire à l’Histoire moderne, elle pouvait désormais en étaler encore plus qu’avant, mais cela elle ne le remarqua que longtemps après.

Les mois qui suivirent la prise de sa pilule, elle se sentait plus épanouie, plus vigoureuse même si rien n’en était. Effet placebo, comme ils disaient, et cela marchait réellement sur la blonde. Elle s’en rendit compte au cours de ses préparations de cours, lorsque l’Histoire venait de plus en plus couvrir les introductions, lorsque ses explications sortaient de civilisation perdues et que son intérêt réussi à se focaliser seulement sur les mystères de l’humanité.

Jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’elle venait de se faire embobiner.
Par la science.

Caractère
Georgia.
Son prénom sonnait comme une ode à l’apaisement, comme une douce mélodie ancienne pour remémorer ses terres. Une bulle de réconfort nous entourait lorsque ses yeux presque verdâtres croisaient les nôtres, lorsque ses fins cheveux blancs courraient au gré du vent. Une poupée de porcelaine si fragile qu’on n’osait la toucher de peur de la briser. Georgia au coeur faible. Georgia cette princesse déclarée à son insu.

Parce qu’elle les aurait bien écraser ces vermines, toutes ces rumeurs qui la faisaient passer pour une de ces assistées minables. Parce que Georgia était la rage incarnée, jamais calme, toujours enflammée. Elle était née avec un trou entre les jambes, comme beaucoup d’autres, elle était née avec cette force et cette faiblesse imposée. Mais la société lui importait peu, elle criait à qui voulait l’entendre qu’il fallait vivre de ses croyances et non de celles des autres. Oui, Georgia était un peu exécrable. Elle remettait toujours tout en question quand il s’agissait d’autrui mais savait que la vérité sortait de sa bouche comme elle sortait de celle des enfants. Sauf qu’une fois encore, seule elle possédait la vérité vraie. A croire qu’il en existait une fausse.

Dès son plus jeune âge, elle avait compris que les choix étaient importants, que ses fréquentations l’étaient d’autant plus. Zach s’était prit une baffe pour avoir osé lui dire qu’il n’existait pas une infinité de nombre, Emma un coup de pied pour lui avoir affirmé que les erreurs chromatiques étaient due à notre maitrise de l’appareil photo et non du dispositif en lui-même. En bref, Georgia elle ne supportait pas les idiots, elle voulait connaître des intellects égaux au sien. Des gens passionnés, amoureux. Mariés aux sciences. Les autres ? Inexistants, et s’ils l’étaient elle ne manquait pas de leur faire remarquer leur manque de rigueur, tous leurs défauts, toutes les raisons pour lesquelles ils ne méritaient pas la vie. En fait, elle leur crachait à la gueule avec un petit air condescendant pour mieux faire digérer la pilule.

Madame Je-Sais-Tout. Il ne fallait pas l’oublier, c’était sa marque de fabrique. Une confiture délicieuse en son sein qu’elle ne manquait en aucun cas d’étaler. Pourquoi cette fonction est injective. Pourquoi celle-ci ne l’est pas. En quoi pouvons nous parler de grandissement angulaire, et pourquoi les miroirs reflètent-ils notre image ? Toutes ces réflexions qui menaient les pauvres malheureux qui osaient lui demander conseil à être prisonnier de ses paroles, et c’est sûrement pour cette raison, la vraie, qu’elle errait inlassablement seule son café à la main.

En parlant de café, elle le buvait toujours la même température, dosé au microgramme près, sans lait et sans sucre. Néanmoins, elle jugeait le thé comme insatisfaisant gustativement et le chocolat chaud comme simple abomination terrestre. Mais oui, la solitude ne l’avait jamais troublée. Ne l’avait jamais arrêtée. Depuis toujours les gens l’évitaient comme la peste, problème d’intégration qu’elle n’avait jamais pris en compte car celui-ci ne lui posait pas de soucis. Car contrairement aux autres futurs jeunes adultes, elle ne passait pas son temps sur les réseaux sociaux et ne s’impatientait pas de la sortie de son futur épisode. C’était futile. Inutile.

Une petite vieille avant l’heure, froide et distante. Elle ne cachait pas son mépris envers les bavards et son désintérêt pour les papoteries autour d’un verre. Elle jurait tout en regardant les informations télévisées et lorsqu’elle lisait les journaux quotidiens. Fox TV. Les pires. Parce que Georgia retrouvait toujours à dire, elle trouvait que dans la société l’analyse critique n’était plus. Tout n’était que source de divertissement, et l’impact de la science s’était peu à peu évaporé. Elle qui ne jurait que par les scientifiques, contemporains et plus anciens. Calamité.

Mais très peu pourront vous dire qui est Georgia. Beaucoup semblent le savoir, pourtant semblant n’est pas vérité. Très peu pourront vous parler de la blonde maniaque et de la blonde éloquente. Toutefois beaucoup pourront vous dire que la Georgia que l’on connait est de loin la plus égoïste, la plus hautaine.

La plus insupportable.

[maniaque, égocentrique, hautaine, blasée, vieille avant l'heure, froide, madame je sais tout, éloquente, étale sa confiture tout le temps, insupportable, chiante, petit air condescendant toujours présent sur sa gueule, tri ses amis du moins le peu qu'elle a, solitaire, anarchiste refoulée]

histoire
Pilule bleue. Bleu comme les sciences. Bleu comme les couvertures de ses cahiers scientifiques. Le bleu c’était la sagesse, la réflexion alors, oui, c’est vrai, Georgia n’avait jamais compris pourquoi la majorité des gens mettaient des protège cahiers rouges pour les mathématiques et bleus pour l’anglais. De toute façon, la blonde triait aussi ses cours comme ceci : rouge pour abominable et bleu pour admirable.

Et c’est pour cette raison qu’elle se sentait si différente. Pour son appartenance au côté de la salle qui voulait le respect, à ces gens debout qui hurlaient pour réclamer le silence. Ironique, n’est-ce pas ? Oui. Georgia était toujours calme, d’un calme tellement pressant qu’il en devenait tumulte. Du haut de son mètre soixante, de ses quinze ans et de son année passée à éduquer des pauvres collégiens écervelés, elle avait fini par comprendre que seule elle ne pourrait relever le monde. Il avait déjà couru à sa perte, mais quelques-uns encore semblaient représenter l’espoir de la nation.

— Ça fait un baille, Gigi.

Elle relevait doucement la tête, la salle s’était vidée de son contenu et son statut de professeur de physique, particulièrement d’optique en cette période, s’était volatilisé à la faveur de sa seule personne. Elle aurait voulu pousser un long soupir mais elle ne pouvait pas. Pas devant cette garce. Sa foutue soeur. Angela. C’était le genre de femme qui se faisait remarqué, qui avait des seins plus gros que sa tête à cause du rembourrage et qui se tartinait de peinture à base de graisse de baleine. Deux dans la salle, deux soeurs, un sang et pourtant une atmosphère morbide régnait. Par jalousie sûrement.

Georgia, elle avait toujours pensé qu’elle était née dans la mauvaise famille, au mauvais endroit et au mauvais moment. Qu’elle était mieux dans sa vie antérieure. Une mère trop obstinée pour la mode, un père geôlier et une soeur qu’elle avait toujours traitée de dévergondée. Angela, c’était son aînée de cinq ans, quatre mois et dix-huit jours. C’était cette blonde aux lèvres pulpeuses et au regard charmeur, cette silhouette que l’on voyait courir le long des berges de San Francisco le soir, que l’on voyait danser sur les collines dévastées. C’était cette femme que Georgia avait toujours enviée.

Pas assez longtemps pour que tu aies réussi à me manquer, Angie.

Et c’était vrai.

Déjà trois années qu’elle avait fuit la Californie pour se réfugier dans le Connecticut, pourtant personne ne lui manquait. Même pas un être. Pas un souffle. Pas une seule voix. Si elle avait quitté cette terre promise pour une plutôt contaminée par la foule et les gratte-ciels, c’était avant tout pour s’épargner ses politesses infâmes à l’égard de ses proches, mais aussi dans l’espoir de rencontrer des grands comme elle.

Grands au sens de l’intellect, car même jeune, elle était ce que l’on nommait des petits génies, des surdoués ou qu’importe. Elle le prenait comme un compliment tandis que d’autres le voyaient d’un mauvais oeil. Et par miracle, cela avait fonctionné. Mr. Ordeson était un de ces chercheurs aux lunettes rondes et à la calvitie déjà bien avancée, une chemise has-been rentrée dans le pantalon trop petit et des baskets usées pour faire vintage, qu’il disait. Henri. Henri Ordeson, qui avait trouvé sa petite protégée en Georgia, qui lui avait permis de fréquenté d’autres comme elles, bien que plus âgés, de voir le monde sous un angle plus scientifique et lui avait ouvert les portes du savoir.

Une opportunité qui avait tourné au calvaire.
Déjà parce que sa soeur l’avait retrouvée.
Mais aussi parce que le pire n’était pas arrivé.

La blonde s’était déjà remise en question dans sa tendre enfance, elle s’était demandée si l’effort de se faire des amis ne prévalait pas sur les passions. Si l’intégrité ne passait pas avant tout. Et encore une fois, c’était en suivant sa soeur qu’elle su qu’elle connut la réponse. Alors elle avait toujours poursuivie sa vie avec le but d’être la meilleure. D’être cette femme forte et qui changerait le monde. Parce que Georgia voulait toujours plus. Plus que ce qu’elle n’avait déjà. Un cerveau bien rempli, encore plus rempli. Trop rempli.

Elle mit fin à cette sublime conversation fraternelle, claquant la porte derrière elle et cherchant pour le plus. Pour le trop. Pour ce dealeur de pacotille. Parce qu’elle en avait entendu parlé, des rumeurs, des pauvres mots sortis de la bouches d’hommes ivres, mais elle ne pouvait y échapper. Le plus. Le trop. Georgia le voulait. Elle arpentait les rues durant la nuit, au petit matin et au crépuscule. Elle tournait sur elle même jurant sur sa bonne étoile inexistante et sur les clochards trainant quelquefois. Elle s’impatientait. La rage au ventre, les yeux emplis de sang, le faciès livide.

C’est pour dire que, lorsqu’il se présenta sous la forme d’une ombre au détour d’une impasse, elle ne prit même pas le temps de réaliser sa venue et lui arracha la pilule bleue des main. Bleu comme les sciences. Bleu comme la nuit. Bleu comme l'espoir. Il disparut, elle avala la pilule avec ce petit sourire désinvolte, cette lueur de force en ses yeux pâles.

Pour la plus grosse erreur de sa vie.


MATTY
J'ai trop rien à dire, j'espère juste que vous n'associerez pas le caractère et la façon d'être de Georgia avec la mienne sinon je pense que je vais vous paraître insupportable. Ça fait quelques temps que je n'ai pas rp, et je serai absent souvent à cause des cours, voilà c'est dit !
18.yo
?
negapi
Messages : 165
Date d'inscription : 03/03/2017
Sakura Aoki
rouge
avatar
Dim 16 Avr - 14:54Sakura Aoki
rouge
BIENVENUE SUR HP ENCORE UNE FOIS. ♥️

J'aime beaucoup l'avatar de ton personnage et j'espère qu'on t'a pas trop traumatisée sur la CB avec nos propositions de métier hihi. haha

Bon courage pour la suite !
Messages : 46
Date d'inscription : 27/03/2017
Rory Clarke
bleu
avatar
Dim 16 Avr - 16:30Rory Clarke
bleu
Bienvenu officiellement sur ta fiche ♥️

Un personnage aussi détestable qu'il est génialement bon coeur , la seule lecture du caractère me donne envie de la découvrir davantage. J'ai hâte d'en savoir plus sur ta Georgia

Tout plein de courage
Messages : 182
Date d'inscription : 12/03/2017
Adelbert Zimmermann
rouge
avatar
Mais ta façon d'écrire, tu sais poser les bons mots pile au bon endroit et ça rend le tout très plaisant. ♥ J'aime comment tu ne la décris qu'en défauts en dessous, mais qu'en lisant le caractère on lui trouve des qualités. J'aime le paradoxe de son amour de la purée à la sauce ketchup et de son aversion envers les réseaux sociaux. J'aime son côté mamie avant l'âge au visage sans rides, et je ne peux qu'approuver la phrase concernant la chaîne de télévision Fox.

Il me tarde de lire cette histoire, car tu m'as intriguée en me disant d'aller lire son âge (surtout par rapport à son métier). Bon courage pour la fiche, et encore une fois bienvenue à toi. ♥
Messages : 6
Date d'inscription : 15/04/2017
Georgia O. Ladwig
avatar
Merci à vous les beautés !

T'inquiète pas Saku, les idées me serviront une prochaine fois, surtout Dresseur de Pokémons.
J'avais peur que Georgie soit déjà detestée parce que c'est une peste, mais ça a l'air de vous plaire donc je continue haha.

Des bisous wink
Messages : 42
Date d'inscription : 01/04/2017
V. Dove Odesza
rouge
avatar
Mer 19 Avr - 15:19V. Dove Odesza
rouge
G CRU QUE C'ETAIT QUELQU'UN QUE JE CONNAIS (IDK/RELLIAN) EN VOYANT l'AVATAR JPLEUR ))':
mais au final j'ai lu la fiche jsuis trop pas déçu
georgia a beau jouer la peste jla trouve sweet
bienvenue missss !!
 
God help the dumbs | Georgia —
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Happy Pills :: Avant de commencer :: Registre :: Fiches en cours-
Sauter vers: