AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 

“c'est pas la photo qui déconne c'est moi qui suis flou // Dev”

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Messages : 8
Date d'inscription : 06/05/2017
Devrim Arslan
rouge
avatar
Sam 6 Mai - 18:00Devrim Arslan
rouge
Devrim Arslan
Feat; Turkey •• APH // Irl; nobody
41y.o
g
redpill
surnom
Zigomar
métier
boucher hallal (et criminel)
situation familiale
divorcé et père de deux gosses
naissance
11 novembre 1990
autre
ancien toxicomane ; ancien sdf ; ancien lutteur ; il soupçonne la dope de lui avoir grillé un circuit ou deux, mais c'est juste la vie qui l'a rendu comme il est ; il est pas pédé mais un trou c'est un trou ; il a pris des pilules rajeunissantes qui rendent compliquée toute tentative de lui donner un âge ; le plus âgé de ses fils ne lui parle plus
Ma pilule rouge
T'étais qu'une loque quand le dealer t'a trouvé. Juste une forme vaguement humaine, roulée en boule sous des cartons humides et un tas de couvertures sales. À trembler à cause du froid, du manque et de la maladie. Impossible de savoir si l'odeur nauséabonde de pisse et de crasse venait de toi ou de l’alcôve où tu t'étais réfugié. Alors bien sûr, bien sûr, qu'il t'a proposé une de ses putains de pilules. Et t'as pas réfléchit, tu t'es pas demandé si c'était de la bouffe, si c'était de la drogue (mais t'espérais que ce soit de la drogue, oh ouais), si c'était un médoc ou un truc qui allait te faire gerber tes tripes et tomber tes cheveux. Tu t'es jeté dessus comme le toxico que t'étais, sur celle qui brillait le plus, qui ressemblait le plus à un bonbon (de l'acide ?) et tu l'as gobée sans un merci, sans une hésitation. T'as toussé un glaviot que t'as craché aux pieds du mec, puis tu t'es retourné et t'es forcé à te rendormir. Tu t'es pas posé de questions, les questions c'est pour les autres, ceux qui ont le luxe de pouvoir s'en poser et qui s'en rendent pas compte. Peut être que c'était un taré qui t'avais choisi comme cobaye parce que, la mort d'un clodo, qui ça intéresserait ? Mais t'en avais rien à foutre. Rien à foutre que ce soit peut être un truc expérimental, un truc qui allait te faire crever. T'étais crevé depuis longtemps.

Seulement c'était pas de la dope et le lendemain tes mains tremblaient toujours autant et tes veines réclamaient toujours leur dose. Mais t'avais plus de thune depuis des semaines et ce fils de pute de dealer (un vrai lui) voulait plus t'avancer depuis bien avant tout ça. Et ces connards à qui tu faisais la manche dans la rue, jour après jour, qui te filaient des Tetra et jamais de biffeton. Qui refusaient de te donner de l'argent pour que tu ailles « le dépenser dans l'alcool », de quoi ils se mêlaient hein ? Comme si ta santé leur importait, comme si ton existence leur importait. Eux qui osaient à peine te regarder dans les yeux et qui faisaient un bond en arrière à chacun de tes mouvements. T'étais déjà plus qu'une ombre pour eux, une tâche, une imperfection qu'on évite poliment et qu'on s'efforce de pas trop empirer. Alors t'as craqué. Parce que t'étais désespéré, et parce que tu voyais pas ce qui pouvait t'arriver de pire. Tu t'es planqué dans une ruelle où t'avais l'habitude de t'échouer et t'as attendu que quelqu'un passe. Quand un type a fini par venir tu lui es tombé dessus. T'avais perdu tous tes muscles de ta grande époque, ne te laissant sur le dos qu'un amas de nerfs fibreux, mais tu savais te battre sur le ring et dans la rue. Tu l'as éclaté, le laissant gisant dans son sang, t'as fait ses poches et tu t'es enfui quand le premier cri a retenti. T'as couru comme un dératé, bousculant la foule des anonymes sur ton passage, mais le cri en avait entraîné un autre et bientôt c'était les sirènes qui leur avaient répondu. T'avais rapidement compris que t'avais nulle part où aller et, en désespoir de cause, tu t'étais planqué contre une vitrine et avais prié comme si t'avais pas perdu la foi depuis des années. Sur le papier c'était pas si mal d'aller en taule, t'étais au chaud et t'étais nourri. Mais en vrai tu voulais pas. Pas du tout. Et puis les flics sont passés à côté de toi, leurs regards te passant au travers sans même s'arrêter. Et t'as compris que t'étais tiré d'affaire.

Ça t'a pris encore un moment avant de vraiment saisir ce que cette pilule t'avait fait. Ta drogue t'a plus fait d'effet, tu t'es retrouvé sevré avant même de t'en rendre compte, tes parasites et tes microbes sont partis, t'as encore agressé deux ou trois personnes pour te faire du fric et aucune a pu donner de portrait robot de toi. C'était ça ta pilule. Elle te rendait banal. Banal à en devenir invisible. Les gens pouvaient plus te décrire tant tes traits étaient communs et les flics pouvaient plus te reconnaître tant t'accrochais pas l'attention. T'étais devenu personne. Et en même temps, tu pouvais tout.

T'es sorti de la rue, tu t'es trouvé une piaule pas trop dégueu et tu as commencé à te retaper une vie. T'as vidé le vieux sac miteux qui t'avais suivi tout ce temps et t'as fait le tri des souvenirs qu'il contenait. C'est comme ça que t'as retrouvé le masque, celui que t'avais bricolé quand tu pensais encore gagner de l'argent dans le ring, presque légalement. Tu t'es dit que ce serait utile pour les caméras (qui elles se foutaient bien de savoir si t'étais banal ou non) et t'es allé braquer une petite épicerie avec ton pastiche sur le nez. Les clients étaient terrifiés, écrasés par ta présence, le regard braqué sur toi et toi seul. Personne a remis en question tes ordres, personne ne t'as défié. T'étais tellement content que t'as explosé de rire, massacré le comptoir avec ta batte de baseball, vidé la caisse, puis tu t'es barré. Dehors il t'a suffit de retirer ton masque pour redevenir le plus transparent des passants.

T'es pas juste l'homme invisible. T'es l'homme qui contrôle son image. T'es celui qui contrôle l'attention qu'on lui porte.
T'es le mec qui contrôle son charisme.
Caractère
T'as toujours eu cette propension à la violence, aussi loin que tu t'en souviennes. Personne s'en est vraiment rendu compte à l'époque, parce que t'étais un garçon et que c'était normal pour les garçons de se chamailler, de se battre pour des histoires d'ego, de jeter les plus faibles dans les poubelles. T'as plusieurs fois cassé le nez d'un type que t'aimais ou t'aimais pas et t'es plusieurs fois rentré à la maison avec l’œil poché ou une dent ébréchée et on t'a jamais fait de commentaire. On t'a jamais dit de te calmer, de te reprendre, que c'était inacceptable. T'étais un mec et les mecs ça se tape dessus. Pire que tout, t'étais un mec qui pratiquait un sport de combat, un lutteur, un ado déjà sanguin à qui on avait appris à se reposer sur sa force et à faire craquer les articulations de ses opposants. Alors quoi de plus normal que tu appliques les leçons de tes professeurs.

Les muscles ça a toujours été ton truc, bien plus que les bouquins ou la ruse. On disait que t'étais pas une lumière mais que c'était pas grave, parce que tu avais le sport de ton côté. Ils avaient tort. Ouais t'es pas le plus intelligent de la bande, mais la vie t'a décoincé les neurones et t'a forcé à te démerder avec ce que tu avais. Alors t'es bien incapable de résoudre une équation à deux inconnues, mais t'as la science des gens, celle qu'on acquiert au contact de la réalité et qui s'inscrit dans votre crâne à chaque uppercut qu'elle vous met. Tu sais reconnaître un escroc quand t'en vois un, tu sais repérer les caméras de surveillance et monter un plan, tu sais t'adapter et trouver une solution de secours si le premier plan marche pas, tu sais mentir, tu sais intimider, tu sais prendre des décisions même dans la rapidité et le stress. Pire que tout, tu sais évaluer d'un coup d’œil ce qui est sacrifiable et ce qui ne l'est pas, et tu es tout à fait capable de dormir comme un bébé le soir même sans un remord pour ceux laissés derrière.

T'as pas peur des conséquences. C'est ce qui te rend si dangereux. Avant déjà t'évoluais dans ce petit monde merveilleux du sportif américain qui peut tout faire sans que personne ne lui reproche jamais rien. Tu pensais que ton avenir était tout tracé, que tout allait te tomber tout cuit dans le bec et que t'aurais une vie de rêve. Pas de pot, ça a pas été le cas. T'as galéré pour t'en sortir, pour joindre les deux bouts, t'as galéré pour survivre même. T'as touché le fond et ce que t'avais de plus sombre s'est réveillé, épanoui comme une fleur au soleil, et comme dans tous les cas t'avais rien à perdre t'as commencé à agir tel quel. T'as volé, t'as tabassé, t'as pris tout ce que t'as pu sans te faire arrêter pour autant. Et puis le dealer t'as donné ta pilule. Et ç'a été comme si tu te débarrassais de tes dernières chaînes.

T'es pas un type foncièrement mauvais, t'aimes pas ça faire souffrir juste pour le plaisir de faire souffrir. Mais t'as jamais été un type vraiment bien non plus. T'es le connard macho raciste et homophobe lambda, celui qui existe dans tous les voisinages, dans tous les lieux de travail et qu'on tolère sans rien dire parce que c'est un peu la norme et qu'on ose pas vraiment le contrarier. T'aurais préféré que ton ex-femme travaille pas et soit là pour te faire des petits plats quand tu rentrais, tout en ayant aucun scrupule à te payer une pute pour ton plaisir de temps en temps. Si tes fils finissent pédés y'a des chances que tu les renies, même si le fait que l'un des deux te considère déjà plus comme son père simplifie les choses. La couleur de ta peau t'a jamais empêchée de balancer des blagues racistes sur les autres, de faire des remarques déplacées sur les autres religions. Toi en vrai, t'es pour l'acceptation hein, t'as rien contre personne, tant qu'ils font ça dans leur coin, que les femmes portent du maquillage et se trouvent constamment grosses, qu'on admet que les préjugés sont quand même basés sur une part de réalité. T'es pour l'égalité de tous, un vrai féministe, tu voles et frappes tout le monde de la même manière. Ben ouais même les femmes, c'est ça être l'égale de l'homme non ? Pas de jaloux.

Cette part de toi a pas tellement changé, la pilule t'a pas poussé vers les crimes haineux pour autant, peut être juste tu fais encore moins un secret de ton opinion qu'auparavant. Par contre maintenant, la menace constante de se faire attraper ne plane plus au dessus de ta tête et ça, ça change tout. T'as arrêté d'essayer de te faire discret, t'as arrêté de te contenir. Si tu veux un truc tu le prends, tu te cantonnes plus aux petites rues mal éclairées non, tu vises grand, de plus en plus grand. Les épiceries de quartier, les tabacs, les appartements, les maisons de banlieue. C'est là que t'as pris ta première vie, sans vraiment faire exprès. Le propriétaire s'était réveillé, tu lui as mis ton poing dans la figure et sa tête a heurté le mauvais meuble sous le mauvais angle. Ça t'a pas empêché de dormir, pas plus quand c'est ton complice qui s'est fait arrêté pour meurtre à ta place (un voisin s'est souvenu l'avoir vu traîner dans le quartier lors de votre repérage). Dommage pour lui. Après ça t'as peut être tué un vigile lors du braquage d'une bijouterie, un flic pendant une poursuite. Rien de vraiment important, c'est pas comme si ça comptait de toute façon.

Dans la vie de tous les jours, celle où personne ne sait qui tu es et ce que tu fais, les gens ont tendance à bien t'aimer. C'est vrai que t'es pas particulièrement marquant physiquement parlant, malgré tes deux mètres de muscles bronzés et poilus et ta voix tonitruante, mais tes clients te trouvent sympathique parce que t'as toujours une blague à raconter, parce que tu mâches pas tes mots et insultes tout haut ceux que tout le monde fustige tout bas. Ton charme brute continue à faire craquer quelques femmes, et même si t'es pas un tendre et que tu les rappelles pour ainsi dire jamais, elles s'en plaignent peu. T'as même recommencé à voir le plus jeune de tes garçons, avec l'accord de sa mère, et à reprendre lentement ce rôle de père que t'avais totalement négligé.

Ouais franchement, t'es pas un mauvais bougre.
Tant qu'on gratte pas le verni.

histoire
11 novembre 1990 •• T'es le fils unique d'un couple d'immigrés turcs. Tes parents roulent pas sur l'or mais ils sont propriétaire d'une boucherie hallal qui marche plutôt bien et sont contents de la vie qu'ils mènent ici. Ils économisent pour t'envoyer à l'université depuis le jour de ta naissance mais n'atteindront jamais la somme demandée (un dégât des eaux à la boutique, une fracture de ta mère, la voiture qui lâche et la nouvelle qu'il faut payer, autant de dépenses quotidiennes imprévues).

2006 •• Au lycée t'es le petit roi de la basse-cour, un de ces sportifs adulés qui font la pluie et le beau temps dans le micro-climat de l'adolescence. Le champion du club de lutte, le petit copain d'une des plus belles filles de l'école, on te promet un avenir radieux et sans nuage. Les parents du petit Isaac portent plainte au directeur à ton propos car tu as cassé le bras de leur fils en le poussant contre un casier, on leur répond que leur gamin est pas en sucre et sans doute pas totalement innocent non plus.

Janvier 2008 •• On t'offre une bourse d'étude pour continuer la lutte à l'université et rien ne pourrait venir gâcher ton futur.

2010 •• T'as 19 ans quand ta nouvelle petite copine, après à peine quelques mois de relation, tombe enceinte. Sous la pression de ses parents et des tiens tu t'empresses de l'épouser, et te retrouves marié et papa à tout juste 20 ans. Tes parents te donnent ce qu'ils avaient économisé pour toi depuis toutes ces années, mais le bébé coûte cher et la santé de la maman n'est pas florissante. Tu abandonnes tes études et vas travailler à la boucherie familiale.

2012 •• Ta femme reprend ses études afin de t'aider à gagner de l'argent pour votre ménage, malgré ton insistance pour qu'elle s'occupe de votre enfant plutôt. T'es pas heureux mais tu te dis que ça va s'arranger. Elle obtient son diplôme d'agent immobilière à la fin de l'année.

2013 •• Vous achetez une petite maison, pas vraiment luxueuse mais pas vraiment miteuse non plus. On diagnostique un cancer à ton père, mais grâce aux progrès de la science on lui dit de ne pas s'en faire.

Mai 2018 •• Tu apprends les rudiments de la boxe à ton fils dans votre petite cour arrière, tu le houspilles parce qu'il ne lève jamais assez sa garde. Tu l'aimes, car il est ton sang et ta chair. Votre situation financière est stable, votre enfant heureux, ta femme te propose d'en faire un deuxième. Tu acceptes, espérant que ce bonheur entraînera le tien.

Janvier 2019 •• Naissance du plus jeune de tes fils. Vous déménagez dans une maison plus grande.

Décembre 2020 •• Décès de ton père, la science est allée trop lentement pour lui, à moins que ce soit le cancer qui soit allé trop vite. Tu hérites de la boucherie et découvres son chiffre d'affaire en baisse. Tu commences à passer plus de temps au travail afin de continuer d'apporter à ta famille l'argent nécessaire au niveau de vie qui est désormais le sien.

Septembre 2023 •• Ta boucherie fait faillite, t'es obligé de mettre la clef sous la porte et de revendre les locaux. Tu n'oses rien dire à ta femme et fais jurer à ta mère de se taire, honteux de ne plus pouvoir subvenir aux besoins des tiens. Tu cherches des solutions alternatives pour continuer d'apporter de l'argent à la maison.

Mars 2024 •• Après pas mal de recherches t'as fini par intégrer un réseau de lutte amateur où tu es payé pour le spectacle que tu offres aux spectateurs assoiffés de violence. Tu t'es fabriqué un masque, pour t'assurer qu'aucun voisin ne te reconnaisse et que ta situation ne s'ébruite pas. Tu t'en tires bien mais ta mère s'inquiète de te voir toujours revenir couvert de blessures.

Octobre 2024 •• Ta femme demande le divorce parce que tu la trompes. C'est un mensonge. Pas que tu la trompes, ça ça fait bien dix ans que ça dure, mais que c'est pour ça qu'elle divorce. Vous ne vous aimez plus depuis longtemps, peut être même que vous ne vous êtes jamais aimés. Elle remporte facilement le procès, la maison et la garde des enfants. L'aîné de tes fils te considère comme la pire des pourritures quand il apprend tes escapades quotidiennes aux putes et autres affaires, et tu n'essayes même pas de le raisonner.

2025 •• T'essayes de prendre du côté positif ton nouveau célibat, mais ta situation est trop précaire pour que tu puisses en profiter pleinement. Tu gagnes de moins en moins tes combats, tes blessures précédentes t'affaiblissant par rapport à tes adversaires reposés qui ne font ça que pour le plaisir. Tu finis par te faire virer quand tu pètes le genou d'un opposant dans un accès de rage. T'as la haine contre le monde entier. Contre les pilules qui t'ont pris ta boucherie mais dont t'es obligé de te nourrir désormais. Contre ta salope de femme qui t'a pris ce qui te restait. Contre la vie qui t'a pris tes rêves, ton avenir radieux, ton labeur, tout ce que t'as réussi à bâtir de bien.

2026 •• T'as fini par atterrir dans le milieu des combats illégaux, ton pastiche toujours ridiculement collé à ton nez malgré que plus personne en a rien à faire de toi. Tu donnes plus de nouvelles à ta mère, à ton ex-femme, à tes amis. T'as trop honte et t'as trop de fierté pour que quiconque sache ce que tu es devenu. Tu gagnes plus assez pour te payer un vrai appartement alors tu occupes une chambre étroite dans une résidence malfamée. Tes combats sont de plus en plus mauvais, de plus en plus courts. En face de toi les mecs sont bien nourris, entraînés, sans pitié. T'as la force de ton côté, ils ont tout le reste. Quand tu commences à te doper pour gagner et que ça marche, tu te dis que t'as peut-être trouvé la solution miracle et que tout va s'arranger.

2027 •• C'était pas une bonne idée. Tu dors pour la première fois dans un foyer et tu pleures ta dignité perdue.

Avril 2028 •• Tu fais la manche dans la rue. Tu t'es piqué plus tôt dans la journée mais tu sais que tu n'auras pas assez de pognon pour t'acheter ta dose du soir. Les passants t'ignorent et tu les insultes parfois, tout en descendant une bouteille par chère pour masquer les effets de ta redescente qui ne saurait tarder. Tu te mets à crier quand, dans le brouillard de tes sens, tu reconnais une silhouette. Si t'avais été moins déchiré t'aurais su que c'était une idée de merde, mais t'avais sombré trop loin et t'avais trop peur du manque pour aligner deux pensées cohérentes. Ton fils te regarde avec toute l'horreur dont il est capable quand il fini par te reconnaître. Ses amis rient (tu as dû te pisser dessus dans la nuit car ils se bouchent le nez et font de grands gestes comme pour brasser l'air) et tu vois son horreur se changer en dégoût, en honte et enfin en colère. Tu comprends pas tout ça et tu continues à lui demander de l'argent. Il te repousse sans ménagement et s'éloigne comme si t'avais jamais existé.

Juin 2028 •• Des gamins s'amusent à tabasser des clodos dans le campement où tu dors. C'est pas nouveau. La nouveauté c'est que tu reconnais le tien dans le groupe. Ils sont que trois, dont un est occupé à tenir la caméra, et c'est ton fils qui tient la batte de baseball. Quand il s'élance vers toi, tu comprends que son aversion pour toi s'est depuis longtemps transformée en haine. Tu réfléchis pas, t'esquives le coup et tu lui envoies ton coude dans la figure. Ton poing trouve son visage, ses côtes. Quand il tombe au sol ton pied vient se ficher dans son ventre. Il a jamais su tenir sa garde. Quand tu ramasses la batte qui a roulé plus loin, ses copains se sont déjà enfuis avec lui.

10 février 2030 •• Chloé la Pouilleuse essaye de te voler tes affaires pendant que tu dors. Tu te réveilles et lui flanques une correction.

19 février 2030 •• Chloé la Pouilleuse revient avec son mec et deux de ses copains. Tu te défends mais le couteau trouve quand même ton flanc. Un passant qui te découvre appelle les secours pour toi et tu te retrouves dans un lit propre pour la première fois depuis des années. Quand tu ouvres les yeux ton ex-femme est là. Ils ont retrouvé ton identité grâce aux papiers qu'on t'a pas volé, cousus dans ta doublure, et l'ont appelée pour payer tes factures. Elle s'est remariée. Ta mère a été placée en maison de retraite, à ses frais, ravagée par ta disparition. Tes enfants vont bien. Elle ne dira à aucun d'entre eux qu'elle t'a revu. Tu sais pas si t'es soulagé ou non quand tu comprends que ton aîné a jamais parlé de vos retrouvailles.

Mars 2031 •• Le dealer te file la pilule qui change ta vie. Tu commences à remonter la pente, reprenant par la force ce que la vie t'a arraché.

Novembre 2031 •• Après des braquages de plus en plus osés, tu termines par voler une bijouterie et fais deux victimes au passage (un vigile et un policier). La presse te surnomme Zigomar. Tu rachètes ta boucherie avec l'argent du casse, te payes un appartement pas trop mal à Chapel Street et t'offres des pilules rajeunissantes, comme pour récupérer tes années perdues. Tu rends visite à ta mère et ton ex-femme.

Janvier 2032 •• Ton ex-femme t'autorise à revoir le plus jeune de tes fils l'autre, désormais majeur, ne voulant plus entendre parler de toi. T'essayes d'apprendre à redevenir père.

Avril 2032 •• Personne ne se demande comment tu fais pour vivre aussi bien en ayant pour tout revenu une boucherie hallal à une époque où les gens mangent des pilules. T'as retrouvé ta stabilité que tu avais avant ta descente aux enfers. Maintenant, t'es bien décidé à demander également les intérêts. Après tout, qui pourrait t'en empêcher ?


jeliel
je suis de retour, pour vous jouer un (très) mauvais tour
(mdr devrim est un vrai fdp mais aimez le quand même svp)
23y.o
f
redpill
Messages : 85
Date d'inscription : 09/03/2017
Katherine Cavalcante
bleu
avatar
Bienvenueee ! haha
Bon, déjà, ce genre de personnage, écorché par la vie, je sais pas pourquoi, mais j'adore ça ! Et ton petit Devrim, on peut dire qu'il a pas été gaté, pour sûre !

Puis, les perso' divorcés, je les repère direct (cc roger lazer ). T'sais, j'me dis qu'on pourrait carrément faire un club des divorcés anonymes et se plaindre de nos ex-femmes/ex-maris mdrr (C'était la petite parenthèse voilà voilà)

En vrai, j'me dis que Kath et Devrim (Dede ? Vrimou ? On lui trouvera un surnom bien beauf plus tard) pourraient vachement bien s'entendre, à méditer.

P.S : Turkey is bae love
Messages : 182
Date d'inscription : 12/03/2017
Adelbert Zimmermann
rouge
avatar
Wow. Je suis tellement impressionnée par la variété de personnage que tu peux faire. Celui-ci est la preuve que tu peux vraiment TOUT faire en rp. Et quelle histoire complète, quel maîtrise du "tu" de narration, quelle originalité. Tu l'as rendu tellement... vivant à travers tes mots ? On suit tous les aléas de sa vie, de sa descente aux enfers et les dramas que ça engendre à sa "remontée" post-pilule. Le choix de métier est hyper original, et il en va de même pour toute sa vie. C'est rare de voir des personnages si complexes et pourtant si humains en rp.

Tout a une suite logique que j'aime bien. ♥ Bref, je vais cesser de te noyer sous les compliments et fuir dans un nuage de paillettes.
Messages : 8
Date d'inscription : 16/04/2017
John Arteaga
rouge
avatar
Dim 7 Mai - 0:27John Arteaga
rouge
BIENVENUE sale raclure
Affectueusement xoxoxo
Bon ok. Devrim n'est pas si crade, mais c'est une petite raclure, une vraie. Un type qui en a vu de toutes les couleurs dans sa vie. Et puis il s'est rangé trop rapidement. Il a pas vraiment eu le temps de se trouver un bonheur ou de le penser autrement qu'avec une bonne dose d'hédonisme. C'est l'histoire du mec lambda qui a touché le fond et qui est revenu des enfers pas mal bousillé. Et en même temps quand son fils se met à tabasser les clodos et qu'il s'attaque à son père y'a de quoi se dire qu'elle est triste sa vie. Sauf qu'il les cherche les emmerdes et qu'il a pas su comment s'en tirer. Et se débattre avec une corde autour du cou c'est dangereux. Alors voilà la remontée elle fait du bien. Mais elle fait du mal aussi à la société qui l'a bafoué, aux honnêtes gens et ceux un peu trop propret. J'ai hâte de le voir tout foutre en l'air. Parce que Devrim est génial et que tu l'es aussi hug

Toutes mes félicitations tu Rejoins le hall des plus bgs. Tu peux donc aller recenser ton avatar ICI, ton irl ICI, ton don par là et pourquoi pas créer ta fiche de lien par là. Et le plus important tu peux désormais crâner devant tous les roses non-validés du coin (& leur donner envie de faire leur fiche) et aller RP et faire une demande ici Suffit de commencer un nouveau sujet et de remplir le formulaire.
DES BISOUS ♥️
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
 
c'est pas la photo qui déconne c'est moi qui suis flou // Dev
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» photo de gérouville
» une photo de faiblesse!!!
» Reportage photo sur les makis de madagascar
» PHOTO HONVILLE
» reportage photo : Apocalypse chez les Dark Angels
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Happy Pills :: Avant de commencer :: Registre :: Hall of fame-
Sauter vers: