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“Cuteness overload ∅ Alban”

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Messages : 171
Date d'inscription : 26/02/2017
Indiana A. Jones
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Cuteness overload ft. Alban Ioslov

C'était pas prévu dans son emploi du temps, de s'arrêter là aujourd'hui. Il avait eu des cours toute la journée et il avait reçu le résultat d'un test d'algèbre qui avait plombé son moral ; c'était pas une matière dans laquelle il pouvait briller avec son pouvoir de super-tricheur alors il allait devoir bosser. Beaucoup. C'était une chose de rater son année parce qu'on était pas doué, c'en était une autre de le faire alors qu'on avait des capacités sur-développées. Son ego était en berne mais Indiana refusait de se laisser bouffer par le doute. Il allait se rattraper. Il allait rentrer, sortir ses chiens, nourrir ses chats et s'enfermer dans sa chambre pour réviser même si c'était vendredi soir, et même s'il devait y passer la nuit. En sortant de l'université, il croisa deux camarades de classe qui lui proposèrent de venir à leur soirée. Faisant preuve d'abnégation et d'une force mentale insoupçonnée, Indy refusa. Il grommela quand même tout au long du trajet qui le menait chez lui, à la fois surpris et frustré par sa détermination. Et puis il manqua de se faire renverser par un bus et se dit qu'il aurait peut-être dû accepter de boire un verre, parce qu'il ne voulait pas mourir avec ses devoirs d'algèbre comme dernière volonté.

Il se mit à pleuvoir quand il ressortit avec ses trois chiens et Indy pesta intérieurement parce qu'il était en t-shirt. Heureusement ses trois comparses n'aimaient pas spécialement rester sous une pluie battante et ils firent rapidement leur affaire. Indy remonta chez lui avec la ferme intention de se faire un thé pour se réchauffer et de commencer à réviser. La bouilloire rendit l'âme sous son nez.
"Ok c'est bon, j'ai compris."
Quand l'univers essaye de te transmettre un message, il faut savoir l'écouter. Indiana prit un sweat à capuche et descendit dans la rue. Il marcha, longtemps, et dépassa des tas de cafés où il aurait pu s'arrêter pour avoir son thé. C'était son idée de départ mais plus il y pensait et moins il avait envie de rentrer – ici ou chez lui, avec ses devoirs qui l'attendaient sagement dans sa chambre. Il se retrouva presque sans s'en rendre compte en plein centre-ville et passa devant l'animalerie.

Il entra sur un coup de tête, parce que vraiment ce n'était pas prévu dans son emploi du temps. Ou peut-être que si. Peut-être que les imprévus étaient toujours prévus dans sa vie. De toute manière, si Indiana avait un agenda ça se saurait.
"B'jour", salua-t-il vaguement en reconnaissant le vendeur.
C'était un jeune de son âge qui avait les cheveux blancs, l'air bizarre et qu'Indy estampillait mentalement "ninja asocial". Parce qu'il était super discret et qu'il parlait pas des masses. Depuis le temps qu'Indiana squattait allègrement l'animalerie, ils se connaissaient, sans avoir échangé plus de quelques mots. Il lui semblait que le ninja asocial ne l'aimait pas trop.

Il se dirigea comme à son habitude aux rayons des animaux, à commencer par les chiots, parce qu'il avait vraiment besoin d'une dose de fluff et d'amour désintéressé après la journée qu'il venait de passer. Il s'approcha d'une cage qui renfermait deux yorkshires, pas du tout le genre de chiens qui collait à son look de punk du dimanche, si vous vouliez son avis, mais il s'en foutait parce que 1) ils n'étaient pas à lui, 2) ils avaient besoin d'amour aussi, 3) IL avait besoin d'amour et 4) ils étaient vraiment trop mignons. Les chiots aboyèrent joyeusement à son approche et Indy se colla contre la cage pour les caresser à travers les barreaux de la cage. L'un d'eux s'approcha immédiatement pour le renifler et il attendit qu'il s'habitue à lui pour le papouiller.
"Ooooh c'est qui le bébé chien trop mignon ? C'est toi, oui c'est toi qui est trop trop mignon..."
Il radotait comme une maman devant son bébé et son expression colérique s'était envolée. C'était carrément plus le même homme, et c'était aussi clairement pas le genre d'attitude qu'il assumait en temps normal. Heureusement, le vendeur étant ce type renfermé et un peu effacé, Indy ne craignait pas de se faire afficher en public.
Valait mieux pour le ninja asocial, en tout cas.

Le chien en question love
Messages : 29
Date d'inscription : 07/04/2017
Alban Ioslov
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Mer 12 Avr - 19:03Alban Ioslov
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Cuteness overload ▬ Indy




Une journée comme toutes les autres.
A l'exception qu'il travaille toute la journée.

Une journée comme les autres, voilà qui n'a rien de réjouissant. Il se lève, se lave, s'habille, dans ses mouvements si lents et si dénués d'intérêt dont il a l'habitude. Le miroir, si fade, reflète toujours la même image. Celle d'un jeune homme morose à la peau pâle, froide et sans émotion. Il se regarde, de ses yeux vides, qui se sont habitués à ne rien voir, à part la morosité de sa vie ennuyeuse. Il jette un coup d'oeil à ce corps se mince, si faible, qui n'est capable de rien. Il n'a rien pour lui. Ses cheveux clairs, vestiges d'un homme ancien, lui rappelle de douloureux souvenirs, enfouis profondément dans son coeur. Un homme ancien. Pas si lointain, lui rappelle le temps qui passe, de sa frimousse moqueuse.

Il maquille ses lippes d'une fine couche de baume, contre la sécheresse. Un autre geste si ennuyeux dans son train-train ennuyant. Il sort de la salle de bain, attrapant au passage les affaires traînant sur l'armoire de sa chambre. Enfile un t-shirt gris pensées, rentre dans son jean noir de désespoir et lace ses chaussures, aussi simple que sa vie. Le même geste. Manger, fermer la porte à clef, aller au travail à pied. Les rues, vides et calmes, ne tarderont pas à se remplir d'une foule bruyante et ennuyeuse elle aussi. L'ex-albinos presse le pas, rabattant sur sa tête la capuche du manteau enfilé plus tôt. L'animalerie est là. Allumée, déjà remplie de quelques ennuyeux clients. Passant dans la boutique tel un fantôme, il marche d'un pas vif vers l'arrière boutique, enfilant sa tenue de travail.
Un air dégoûté jeté à ce polo vert, il ressort quelques secondes plus tard.

▬ Alban ! Les cages des rongeurs ont besoin d'être nettoyées !

Si bruyant. La voix du patron résonne dans ses oreilles tel un orgue mal accordé. Il n'y avait pas moyen que sa voix soit un jour mélodieuse. Il la comparait souvent à un camion de porc écorché, sale et torturée. Bien sûr, il ne peut rien dire à voix haute, sinon le job sauterait à coup sûr. Alors il sourit d'un air forcé l'albinos, en attendant un jour de pouvoir lui dire ce qu'il en pense.

▬ Bien Monsieur.

Pourquoi sa vie est-elle si insignifiante ? Tout n'est que faux sourires, faux semblants, mensonges et hypocrisie. Il n'a pourtant pas été élevé de la sorte. Morosité oblige. Désespoir oblige. Lâcheté. Les secondes, les minutes, les heures se ressemblent, passant interminablement. Et pourtant, plus la journée avançait, plus il se sentait revivre. L'idée de partir, lui venait souvent à l'esprit. Mais il restait là, à regarder Mickey la souris tourner dans sa roue.

Un "B'jour" adressé lui fit lever les yeux de Mickey. Encore cet insupportable énergumène. Il plisses ses lippes dans une grimace imperceptible, marmonnant un "Bonsoir" poli, toujours aussi inexpressif. Ce jeune homme, à peu près de son âge, vient très souvent dans l'animalerie, surtout pour décompresser, et acheter des choses pour les animaux qu'il possède en grand nombre. Mais, étrangement, il semblait tout à fait différent lorsqu'il entrait ici par rapport à son habitude. En voilà un exemple qui tombe à pic. Le client grincheux vient à peine d'entrer qu'il gâtouille déjà face aux chiens qui trônent dans la boutique. Il ressemble à un gros caramel mielleux, il le ferait presque vomir. Alors qu'il est habituellement aussi aimable qu'une porte de prison, et poli qu'un muet. Quand on pense que certains animaux reçoivent plus d'amour que certains humains, Alban aimerait juste les envoyer paître ailleurs. Mais il reste là, avec son air neutre d'homme vide, à regarder le jeune homme au crâne rasé papouiller les canidés comme un handicapé. Il lui fait bien pitié. Il comprend que l'on peut aimer les animaux, mais être aussi mignon à en vomir est-il nécessaire. Il hausse les épaules, grattant la tête ailleurs PanPan le lapin roux angora. Tant que ce casse-pied ne vient pas lui prendre la tête, il n'a aucune raison de se préoccuper de lui. Pensée ennuyeuse, habituelle. Tout semble se répéter.
© GASMASK
Messages : 171
Date d'inscription : 26/02/2017
Indiana A. Jones
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Cuteness overload ft. Alban Ioslov

Indiana n'ignorait pas les ondes maussades qui flottaient naturellement autour du vendeur ninja asocial, mais il avait l'habitude alors ça lui semblait normal. Le type ne devait pas caresser souvent des petits chiens, ou alors il le cachait bien. À sa place, Indiana serait tout le temps en train de papouiller les animaux, ce qui expliquait peut-être pourquoi il ne travaillait pas là. Il ne tiendrait pas une journée. Il se ferait probablement virer parce qu'il passait plus de temps avec les animaux qu'avec les clients.
De toute manière Indy n'avait pas la patience d'interagir avec des clients, il savait pas s'écraser même si "le client est roi". Ça peut aussi être le roi des cons, hein. Lui par contre il ne se considérait pas comme un client chiant, en plus il achetait toujours trois tonnes de bouffe pour ses animaux, il devait faire 50% de leur chiffre d'affaires quotidien à chaque fois qu'il visitait. Caresser les animaux c'était un bonus auquel tout le monde pouvait et devrait accéder. Si vous vouliez son humble avis, les gens étaient comme le vendeur ninja ; ils ne papouillaient pas assez de chatons dans leur vie.
"Hey, euh... machin", fit Indy en posant nonchalamment un coude sur le comptoir.
Son expression niaise s'était envolée. Il avait terminé de papouiller les yorkshires mais il n'en avait pas fini pour autant avec sa séance de détente perso. Ne voyant pas d'autre employé à l'horizon, il s'était approché du ninja, sans se soucier de la politesse parce que bon il le connaissait un peu maintenant, même si... même si Indiana ne savait toujours pas son nom. Et vice-versa. C'était peut-être le moment de faire les présentations, depuis le temps ? Indy prit en compte l'air naturellement coincé du vendeur. Naaaaaan.
"Est-ce que je peux prendre un des chatons dans les bras ?" demanda-t-il sans ambages et sur un ton très sérieux.
Y'avait encore une cage entre eux et lui et ça n'allait PAS DU TOUT. Bien sûr il avait ses propres chats à la maison, mais c'était pas comme s'ils étaient spécialement affectueux. Sauf Lucky, le plus jeune. Indiana avait bien envie de papouiller Lucky, mais il n'avait pas encore la force de retourner chez lui.
"T'as le droit d'ouvrir les cages ou il te faut l'autorisation du patron ?"
Il posait la question innocemment, pour faire la conversation. Mais ce qu'Indiana et ses skills de sociabilisation douteux oubliaient, c'est que 1) il tutoyait naturellement le vendeur parce qu'ils avaient le même âge, sans réaliser que c'était impoli et 2) il avait lâché ça sur un ton un presque moqueur, qui pouvait facilement passer pour une provocation.
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Cuteness overload ∅ Alban
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