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“MISSION • ZOMBIE WALK [ILLIMITÉS]”

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Date d'inscription : 04/02/2017
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Lun 10 Avr - 5:27Patient 0
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ZOMBIE WALK
Il y avait moi et il y avait, eux. Je croyais qu’ils me verraient – qu’ils me remarqueraient. Chaque parcelle de mon être s’effritait sous les centimètres que je franchissais. Une dégradation qui s’emparait de mes sens, d’apparence et bientôt de ma conscience. Je me sentais faible - si faible. J’étais faible – si faible. Peu à peu, je compris que la foule qui m’entourait avait adopté des tenues peu conventionnelles. Il y avait ici des chandails troués et là-bas un jeans complètement usé. Ma vision s’éclipsa, mais elle arriva tout de même à percevoir ce sang qui découlait de leurs lèvres, ces cernes qui se traçaient autour de leurs yeux. Mon système n’avait même plus la force de réagir et mon cerveau n’avait plus la force de se questionner. J’en déduisais une sorte de marche de zombies. J’en déduisais que c’était la raison pourquoi personne ne m’avait aperçu – que personne n’avait aperçu la souffrance qui se gravait sur moi.

Je continuai de marcher péniblement, jusqu’attend que je frôle le trébuchage. Une personne attachait son soulier et je n’avais plus l’énergie pour la contourner. Je m’étais arrêté. Involontairement, je la fixais et elle l’avait surement sentie. Elle se retourna et son visage définit la surprise, puis la peur. Un cri. Strident et puissant, assez pour interpeller l’attention de certains dans la foule. Un zombie disait-elle. Elle s’enfuit et propagea aussi vite que le téléjournal cette nouvelle. Moi, j’ai décidé de tout simplement continuer de marcher – continuer de souffrir sous le silence de mes pas et l’horrible son de ma respiration.

Situation ••• Votre personnage participe à la Zombie Walk à New Haven. Une foule énorme se présente pour cette édition. Or, soudainement, une personne hurle à travers la marche et dit avoir aperçu un vrai zombie. Que décidez-vous de faire ?

1) Trouver ce fameux zombie
2) Ignorer la rumeur
3) Attendre & voir

Vous devez choisir une seule action aussi bien que celle-ci peut vous être favorable, elle peut également vous menez à la fin directe de cette mission.
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Nikoline C. Walsh
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zombie walk
C’est l’obsession viscérale pour les clafoutis à la cerise qui ronge le ventre et creuse l’appétit. En ce moment, ça la prend aux tripes, c’est devenu son kink. Elle comprend pas, comment ni pourquoi ; c’est à peine l’interrogation posée qu’elle se retrouve les mains emplies de ces biens. Ça déborde dans ses bras, elle ne comprend vraiment pas. Et elle presse le pas vers la queue interminable, tapotant contre le sol une mesure régulière à quatre temps, impatiente et agacée. Car dans son crâne détonnent accords et notes disparates qui résonnent et bourdonnent inlassablement. Alors elle se décide à entamer lentement une toute autre mélodie pour supprimer l’existence de l’autre qui devient oppressante — elle tente, vraiment. Elle s’efforce de fredonner avec frénésie le début de Nocturne en mi bémol majeur, Op. 9, No. 2 jusqu’à sortir du centre commercial, deux sacs en main. Mais elle se perd en chemin, elle se perd dans cet amas d'individus étrangement vêtus et regroupés en une seule et unique unité. Et les bruits, les grognements, les cris, les discussions, les rires qui découlent de cette foule la désorientent, l'engloutissent.

Accumulation destructrice de sons qui retentissent au sein de l'esprit. Et ça ne part pas, ça ne veut pas. C'est là, c'est persistant, incessant, permanent. Elle voudrait donc se frayer un chemin pour fuir, fuir au loin, fuir très loin. Mais elle bute contre les carcasses qui déambulent, et à peine se murmurent des excuses qu'elle est de nouveau assiégée par un nouveau corps, un nouveau contact. L'un parvient presque à la faire chanceler — presque. Elle fronce les sourcils et se retourne, vivement. Mais c'est Millie, alors la colère s'évapore et disparaît aussi soudainement qu'elle était apparue. C'est Millie avec de la vermeille factice épousant son corps, Millie avec le faciès barbouillé de teintes sombres et qui lui donnent une mine fatiguée, Millie avec des vêtements en lambeaux qui pendouillent contre sa silhouette. « Tu es de celles qui participent à ce genre d'événements ? » C'est rhétorique. Bien sûr que oui. Elle ne saurait dire si elle s'est faite entendre, mais espère que c'est le cas.

Elle tente finalement un sourire maladroit. Pour changer. Elle balaie d’un regard vitreux ses compagnons mais se fait vite interrompre dans sa contemplation. C’est un hurlement qui attire son attention, strident et perçant, articulant des propos dénués de sens. Remarque, elle ne sait plus ce qu’il faut croire aujourd’hui. Avec l’apparition de cette pilule dans sa vie, elle pourrait même remettre en question la plus évidente vérité, la plus absurde croyance. Peut-être même des licornes et de leur existence. Mais dans le doute, elle demande tout de même. En criant haut et fort — du mieux qu'elle peut — car la foule s’excite d’autant plus à l’annonce d’un potentiel vrai zombie. Se le dire comme ça à voix haute sonne vraiment idiot. « Ca fait partie d’un scénario ? »
notes
hm ok c'est très nul j'avance rien ??????
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Mille K. Flemming
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Les systèmes binaires, quels qu’ils soient, ont tôt fait de pourfendre l’imagination et les droits. Alors non, pas d’accord, la vie ce n'est pas tout sauf la mort, et la mort ce n'est pas tout sauf la vie. Et elle, Mille, tandis que le sang coulait et la peau se déliait, elle avait eu envie de dire : “Bon c’est fini oui ?”. Une goutte ultime s’était abattue sur le clavier de l’ordinateur, morbide sentence répandant ses étincelles cramoisies dans toute la pièce, idem à un soleil dégoulinant et irradiant de confiture de groseilles, et ce pour le délice de l’humanité tout entière puisque quand on veut donner un exemple en grammaire c’est toujours la nourriture qui vient à l’esprit en première. Vous l’avez remarqué ça ? Quelle bande d’affamés on fait…

Sensass’ ” avait été son verdict et son dernier mot de vivante, avant de claquer la porte. Les acerbes maugréements de celle-ci avaient rythmé les bonds de la locataire jusqu’en bas des escaliers. En revanche, maintenant qu’elle y songeait, ses pas étaient sans doute un peu trop à l’aise, naturels et décontractés pour être ceux d’un macabé, quand bien même celui-ci était mouvant et dressé sur ses pieds. L’attitude adéquate serait méthodiquement adoptée lorsqu’elle aurait rejoint ses homologues déterrés, l’enjeu étant désormais de mettre un pied devant l’autre et de recommencer, au moins jusqu’au lieu convoité.

La rumeur se faisait entendre dès les orées du centre commercial, c’était une jolie mélodie pour les oreilles: l’amour de la chair y était braillé de la plus douce des manières, saccadé de temps en temps par quelqu’éclat de joie drôlement exotique. Le tout n’était autre qu’un chouette amas de lambeaux et de désolation, et Mille n’eut aucune difficulté à s’y incorporer - en moulinant généreusement des coudes, s’entend. Ça sentait la chimie à plein nez, les sens y étaient assaillis de toute part, de telle sorte qu’il était difficile et illusoire de tenter de démêler les uns des autres. L’air lui-même semblait avoir été affublé de contusions et d’une dentition laissant à désirer; à l’aide de celle-ci il rongeait le peu de moignons qu’il restait aux participants. Un admirable effort, en somme, que ce dernier souffle d’une bribe d’humanité qui traînait ses os là où on la supportait, tel un tranquille parachute sur le point de s’affaisser.

Et puis elle avait vu une tête brune poindre entre les autres, unique en son genre puisqu’exempte de vers ou de sang ou encore de chaire en décomposition et autres agréments, une tête brune qu’elle reconnaissait donc pour être sa première victime. La mort-vivante se fraya mollement un passage entre ses semblables, s’emmêlant par-ci par-là dans son pantalon de toile revisité pour l’occasion.


À l’apostrophe peu convaincante elle joignit une main tremblante sur l’épaule de l’intéressée. La mine effarouchée de cette dernière la fit un peu sourire et, pour donner le change, Mille recula et se campa sur ses deux pieds, pour offrir dûment la vue du zombi qu'elle était, l’air à nouveau sérieux, l’air de dire:

Admire l’artiste, s’il-te-plaît.

Une commotion ébranla brusquement les rangs des morts-vivants; “un vrai zombi” qu’on disait. Mille se retourna en essuyant d’un bout de doigt une goutte de faux sang qui s’était aventurée sur sa paupière. Il fallait reconnaître qu’il y avait un sacré potentiel pour le drame et le théâtre dans la foule; déjà, chez certains, c’était la débandade. Le tout était assez bien pensé, il fallait en convenir.

Sûrement” répondit Mille, avant de se détourner à nouveau. “Si tu veux j’ai amené du maquillage dans mon sac, je peux te faire un truc rapidement" proposa-t-elle ensuite, désignant son sac par un geste. "Parce que c'est pas tout mais tu fais un peu tâche, si je puis me permettre."

Voyant que l’attention de son amie était toujours accaparée par l’incident - dont elle-même ne pensait pas grand chose - elle ajouta:

Et sinon, qu’est-ce que tu as dans tes sacs ? De la chair fraîche ?” 
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Date d'inscription : 22/03/2017
Zeno J. Clark
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Mar 11 Avr - 14:06Zeno J. Clark
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Grand avenue avec un air
de défunt revenu à la
V I E
à chaque coin de rue. Le
sang et la chair qui tombent en
L A M B E A U
s'éparpillent sur le sol avec
entrain. Une atmosphère
M O R B I D E.

Moment intéressant. Action irréfléchie. La chevelure verdâtre est devenue cendre, grise. Le teint bien plus blafard que d'ordinaire. Ici, tu caches bien ce manque de sommeil qui bouffe ta vie, l'air de rien. Les cernes sont accentuées, les vêtements tombent en morceaux. Zeno, tu ne sais pas très bien pourquoi. Pourquoi ce rassemblement a attiré cette attention particulière qui erre au fond de tes yeux clairs. Il y a une sensation de changement d'air, de renouveau peut-être, de paix. Une seconde l'esprit se vide, ne pense à rien d'autre que cette journée. Et ça te fait du bien. Au milieu des gens zombifiés, tu erres, tangue lentement, joue le jeu jusqu'à apercevoir cette chevelure brune. Celle que tu connais si bien, de sa texture à sa senteur. C'est étrange dis comme cela, mais Zeno, les détails se marquent rapidement chez toi. Le moindre détail. Déformation professionnelle comme dirait certains. Dans un sentiment contraire, tu fais un pas vers elle, mais déjà une voix retenti non plus. Un zombie, un vrai qu'elle crie, paniquée. Un instant, une seconde tu songes à une mise en scène bien pensée, mais...

Je sais reconnaître les
voix, le mensonges et la
V E R I T E
parce que cela fait partie
de cette psychologie
H U M A I N E
que les criminologues apprennent
tout au long de leur expérience, de leur
V I E.

Pressé. Rapidement tu rejoins Nikoline jusqu'à attraper son bras. Un regard sérieux. Presque sévère étrangement. Et une voix pourtant inquiète. « Nikoline ! » silence pesant. En réalité, tu ne sais pas quoi dire, tu ne sais pas comment le lui expliquer clairement. Ce n'est peut-être qu'une hallucination de la part de cette femme, mais il y a un mauvais pressentiment. « Cette femme ne ment pas, sa panique est réelle... Je ne sais pas ce qu'elle a vraiment vu, peut-être qu'elle délire, je n'ai pas eu le temps de bien l'observer, mais... sa peur est vraie. » paumé. Zeno, toi-même tu ne sais pas où tu veux en venir, ce que tu veux dire. La situation te mets mal à l'aise.


c'est d'la merde, soz ♥
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Nikoline C. Walsh
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zombie walk
La peur semble si réelle, si palpable. Elle rendait cette foule alerte et fougueuse, sujette à saisir la moindre occasion de paniquer davantage et de se complaire dans l’épouvante et le drame. Et la nouvelle avançait vite dans le cortège ; l’on pouvait entendre les chuchotements effrayés et les soupirs blasés. « Quoi ? Hors de que-- ! » Elle s’accroche alors à l’épaule de son interlocutrice pour ne pas vaciller dû l’émeute émergente, ses deux sacs de clafoutis collés contre sa poitrine. Les clafoutis avant tout, le reste ensuite. « C’est un refus catégorique. Et avec cette panique générale, je pense qu’il vaudrait mieux garder tes affaires dans ton sac. » Elle aimerait vraiment fuir de cet attroupement, la sensation d’étouffer parcourant vertèbres et tendons. Elle se contente cependant de rester là, à côté d’elle, penaude. « Attends quoi ?? Tu as dit quoi ??? Je n’arrive pas à t’ent-- » C’est inopiné, inattendu, désespéré ; la confusion se mêle à la surprise. La gorge se serre, le rythme cardiaque s'accélère. Les mots ne parviennent à franchir ses lèvres, elles ne daignent répliquer, s’excuser, parler, dire quelque chose ; émettre un son. Nikoline se contente donc de le détailler, de parcourir l’épiderme et le faciès d’un regard interdit. La main s’enquiert à rejoindre la chevelure souillée par une couleur si terne et les sourcils se froncent. Elle ébouriffe énergiquement dans l’espoir de voir apparaître l’émeraude qui le sied tant et, c'est une fois la tâche accomplie qu'elle s'accepte enfin à s'énoncer. « Tu veux dire qu'il y a.. réellement un zombie ? Ici ? » Elle voudrait laisser échapper un rire, mais devant la gravité de ses pupilles, elle s'abstient. « Elle a sûrement dû apercevoir une personne qui s'est laissée porter par l'occasion, avec un costume et un maquillage très bien réalisés... Non ? » Elle se tourne vers Millie, incertaine de ses propres paroles.
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nanananabatmaaaan
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Rory Clarke
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Mer 12 Avr - 2:32Rory Clarke
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A défaut de Mille, c'est un odieux zombie à la chevelure blanche souillée de sang qui ouvre grande une bouche à la dentition douteuse. Zombie ayant une paire de lunette, toute pourrie mais avec style.

??? - "Meuuuuuuuuuuuuuah"

Et le tout se termine par un fou rire de la part de Rory qui a volontairement prit la place de Mille pour lui faire cette farce. Est ce que la blague était drôle ? Sans doute pas. Est ce que j'en suis fière ? Plus que tout au monde. Halloween mit à part, ce n'est pas tous les jours qu'on peut faire peur à sa colocataire avec un costume de zombie.

Rory – "Oh je pensais pas que ce serait si drôle de faire peut à quelqu'un déguisait, en zombie. Tu devrais voir ta tête, t'es tellement livide que je peux voir à travers ton corps. Ne t'inquiète pas je ne te mangerais pas, trop fine, à part peut être les fesses, mais ça vaut pas le coup. Par contre... c'est dommage que ce bellâtre soit plus mort que vivant, j'en aurais bien fait mon meuuuuuuuaah quatre heures ah ah."

Et je fais des petits geste de chaton qui essaye de griffer en direction de Zeno avant de me tourner vers Mille pour lui faire un petit signe de main. La pauvre n'a pas du comprendre ce qu'il se passe quand je lui ai fait signe de se décaler. Je prend la peine de lui expliquer, le fait que je sois la colocataire de Nikoline, ami de Zeno, vers qui je me tourne et penche la tête sur le côté. Nikoline mit à part, la tête de Zeno est étrange. Pas étrange il a mangé un drôle de truc, mais étrange inquiet. On est à une zombie walk, il est déguisé en zombie, on fait les cons et il est inquiet. Même si je connais Zeno, ça ne me plait pas.

Rory – "C'est pas la rumeur qui traine qui t'inquiète quand même ? C'est une zombie walk, c'est normal qu'il y ait des zombie c'est juste une personne comme Nikoline qui a du se retrouver mêlée au truc sans savoir ce que c'était. C'est normal, les gens s'affole un peu et... Non mais faites pas cette tête vous allez me mettre le doute. On est dans le monde réel, les zombies, les vampires, les orcs et les licornes ça n'existe pas. Enfin les orcs d'héroic fantasy, pas ceux dans l'eau. Zeno... ça existe pas non ?"

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Mille K. Flemming
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Elle pinça les lèvres, résignée, au moins elle pouvait se targuer d’avoir tenté; elle rapatria donc son sac sur son épaule. Son échec fut néanmoins rapidement essuyé.

En un rien de temps le petit amas bi-cellulaire s’était multiplié, un drôle de croisement entre le pain du seigneur et quatre compères jetés sur un canapé après une chute de 20 mètres, un rien ébouriffés, ledit canapé les gratifiant d’une nuage de poussière en guise d’accueil. Un attroupement à quatre mains, hasardé, elle les voyait un peu effrayés, amusés, nonchalants ou bien impatientés. Curieux aussi. Quelle mouche les avait piqués ? Un rien de décence la fit retourner les salutations aux deux morts-vivants récemment embarqués; avec un peu de chance, à trois ils parviendraient à faire flancher Nikoline. Probablement que la dénommée Rory serait la plus enthousiaste à cette idée. Mais de toute évidence l’heure n’était pas aux barbouillages et déguisements; la rumeur s’intensifiait et se propageait à l’image de ridules aquatiques, pressant ses récepteurs à l’action. Et à mesure qu’elle déblatérait un flot de paroles pour le moins impressionnant, les convictions de Rory semblaient d’elles-mêmes s’étioler, écorchant celles de Mille au passage.

Cette dernière jeta une œillade aux alentours, indécise, puis s’enquit:

Bon alors vous voulez faire quoi ? On va jeter un coup d’œil ?

La perspective ne l’enchantait pas le moins du monde, mais plus tôt les autres seraient-ils assurés de la non-existence du zombi en question, plus tôt ils pourraient tous les quatre reprendre part aux réjouissances.
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Zeno J. Clark
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Ven 14 Avr - 19:58Zeno J. Clark
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Un bref coup d'oeil dans cette
foule d'humains qui lentement
S ' A F F O L E N T
aux dires d'une femme paniquée
parce que l'instinct parle et
G U I D E
même les plus septiques en
général, par son aura est
V R A I E.

Celle de la peur qui s'enlise. Qui voyage entre les entités déguisées, amusées. Ils sont ici pour prendre un peu de bon temps. Tu es ici pour oublier les affiches qui repeignent tes murs toute l'année, Zeno. Pourtant les choses ne semblent guère vouloir se passer aussi calmement que tu l'aurais souhaité. Et les mots s'éparpillent, les filles posent trop de questions à la fois. Un instant, une seconde tu penches ton regard vers celle que tu ne connais pas encore, mais déjà ton attention vagabonde. Jusqu'à Nikoline. Que tu fixes ardemment, une main passant ta crinière verdâtre. Un soupir, un malaise perle tes lippes, tes pores. « Je ne dis pas qu'elle a vu un zombie... je dis juste qu'elle a vraiment peur de quelque chose. » et tu inquiets pour elle. A l'instant ou tu as aperçu ses traits, tu voulais la prévenir, la protéger. Et Rory est là à présent également, mais cette fana de cimetière ne t'écouterais pas. Tu le crois en tout cas. « Je vais rester avec vous... Ce genre de rassemblement c'est ce qu'il y a de mieux pour les gens louches. Elle a peut-être été agressée, on ne sait pas ! » et tu te méfies des autres, Zeno.

Dans cette foule bondée,
on ne sait jamais quelle
M A I N
pourrait nous attraper
pour nous éloigner, nous
I S O L E R
des autres sans un bruit, sans un
mot, sans que personne ne sache
J A M A I S.

Lentement, ton regard parcoure la foule brièvement et les murmures s'intensifient naturellement. Une main passe ta nuque, frotte cette dernière énergiquement. Et tu portes une attention à cette jeune fille que tu ne connais toujours pas, même de nom. « C'est vous qui décidez, restez juste avec moi, c'est tout. » oui, tu aimerais aller vérifier toi-même, de tes yeux clairs tu voudrais voir ce qui se passe, mais tu n'es pas à même de prendre une décision qui pourrait concerner ces trois femmes. Ce n'est pas à toi de mettre possiblement en danger leur vie. On ne sait jamais.  Les pieds piétinent, impatients, survoltés, mais ils ne bougent pas. Instable.


c'est d'la merde, soz ♥
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Nikoline C. Walsh
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zombie walk
L'apparition inopinée de Rory dans le champ visuel surprend son cœur, ancré dans l'incertitude. Un flot de paroles surgit sans plus tarder de sa part, sans grande surprise cette fois-ci et Nikoline ne parvenant à suivre sa cadence mouvementée, regarde autre part. Elle lance un coup d’œil circulaire dans cette foule mouvante pour observer, tenter de déceler un quelque chose. Ses yeux cherchent sans trop savoir quoi. Ils voudraient peut-être apercevoir cette femme dont le cri causa la dissidence ; peut-être discerner parmi l'essaim la guêpe qui fait tâche dans cette ruche bourdonnante. Mais elle ne voit rien, elle ne sent rien ; et d'une voix ténue, elle s'engage alors à une courte présentation en désignant de l'index les différentes silhouettes. « Zeno, Minnie, Rory. » Elle aimerait se fondre dans le goudron brûlant, disparaître de cette vague d'individus ternes et disloqués ; mais elle n'en fait rien. Elle tâte simplement d'une main maladroite l'une de ses poches avant d'y sortir une cigarette et de l'allumer mécaniquement, une œillade insistante sur le visage inquiet de Zeno. Parfois, elle se demande à quoi ressemblerait son visage avec une expression plus sereine ; loin des pensées qui le torturent. Elle inhale et recrache nerveusement les effluves, avant de se lancer : « Je propose qu'on fasse un tour. Juste histoire de voir. » Peut-être parviendrait-il à se calmer si l'illusion disparaissait ? Et sans attendre, elle s'engouffre dans cette masse informe et bruyante, les doigts agrippés sur les lambeaux qui lui servent de vêtements.
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nanananabatmaaaan
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Rory Clarke
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Sam 15 Avr - 6:11Rory Clarke
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Ne craignez pas d'atteindre la perfection, vous n'y arriverez jamais. C'est de Salvator Dali. Elle est accessible et nous l'avons atteinte. Si le fait d'être inaccessible la rend moins effrayante, alors pourquoi tu n'as pas peur ? Parce que tu es un être humain et que tu ne vois que ton nombril. Tu as atteint un niveau de perfection en terme de musique tel qu'il n'existe plus rien ensuite, mais rien ne prouve que tu soit la seule à l'avoir fait. Et si dans ce monde il existait quelqu'un qui aurait pu allez au delà même des limites de la vie.

Rory – "C'est de la folie... je dois le voir"

Le cœur qui s'emballe, les yeux qui s'écarquille, tu as chaud, froid, tu es plus alerte, le moindre bruit, le moindre mouvement. Tu as peur, une peur viscérale qui te prend au tripe. Tu prend conscience que ce qui n'était qu'un film peut... ferme les yeux, ce que tu ne vois pas n'existe pas. Le problème, c'est que renier la possibilité pour un être humain de briser des limites, c'est aussi renier le fait que tu puisse le faire, c'est renier ta propre existence. Tu es là, tu existe, et cette histoire de zombie te paraît si réelle d'un coup. Peut être qu'il n'y a pas de fin, et l'espace d'un instant, peut être que toi aussi ça va t'arriver, que tu vas vivre éternellement avec ce truc au fond de toi. Depuis quand tu penses à ta propre mort comme une solution...

Rory – "Je... je veux savoir, je veux être sûr."

Je presse le pas et je suis Nikoline.

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Date d'inscription : 07/04/2017
Mille K. Flemming
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Un enthousiaste hochement de tête assorti d’un sourire affable et diplomate pour saluer ses nouveaux compagnons d’infortune ; ils étaient tous les quatre pieds et mains dans le margouillis, autant se montrer polie. Ils avaient des têtes bien sympathiques, mais là n’était pas la question. Une fois les présentations dûment et hâtivement faites, les voilà qui partaient en vadrouille. Rory emboîta le pas à Nikoline et Mille emboîta le pas à Rory, déduisant, en grande scientifique qu’elle était, que Zeno lui emboîterait le pas à son tour. Elle se haussait tant bien que mal sur la pointe de ses pieds, à la fois avide d’air et peu apte à dissimuler un engouement qu’elle se refuserait pourtant à avouer: les zombis n’existaient pas, c’était un fait, à l’exception de leur forme figurative, à savoir l’étudiant lambda croulant sous un alarmant manque de sommeil et une montagne d’échéances dont il ne parvient pas à s’extirper, paix à son âme.

Cependant, l’effroi et l’empressement s’étaient faits maîtres de l’instant en deux-temps trois mouvements, et, pour couronner le tout, la troupe improvisée allait à contre-courant. Les nombreux affolés qui fuyaient l’apparent danger n’avaient aucun scrupule à bousculer le premier venu pour sauver leur peau maculée et artificiellement tuméfiée. S’en tirer relèverait de l’exploit: ils n’en voyaient pas le bout.

Un peintre ou un photographe auraient sans doute eu grand plaisir à immortaliser l’évènement et capturer l’angoisse qui saturait les visages. On pourrait alors distinguer, entre les mèches de cheveux égarées et les baffes qui se perdaient, quelque mine épouvantée, bigrement comparable au Cri d’Edvard Munch sur fond d’un désordre un brin picassien. Mille, prise d’une subite et aigüe envolée lyrique, ça lui faisait un peu penser à l’histoire de l’humanité; rien de plus rien de moins qu’un grand conglomérat d’individus ballottés tant par les occurrences que par leur propre existence.

Et soudain, il était là, le Saint Graal, le titan des horreurs, l’apothéose venue mettre fin à leur périple, le fameux “zombi”, titubant sur ses jambes trémulantes, évinçant ses semblables de par son apparence.

Woah.” Murmura Mille, simplement.
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Date d'inscription : 11/03/2017
Isaac S. Othello
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MISSION

z o m b i e w a l k


Je les laisse s'emparer de moi et me pétrir. Ils me bousculent, ils me piétinent. Je souffle. Tout est sous contrôle, tout est cadenassé et renverser dans ce puits sans fond. Ces rugissements, ces intonations rauquent, elles semblent me blesser. Cette quête est vaine, cette marche n'est qu'un affront au temps.
Je ne veux plus les entendre, je préfère me noyer dans des sons dont ils ne sont pas les maîtres. Des chants que je comprends. Ces bruitages me dérangent, ils frappent sur ma tempe. Leurs attitudes aussi, cet engouement, ces sentiments en ébullition, ce jeu de rôle, ces masques qui s'effritent, tout ça m'emmerde. Je ne veux pas les voir.
Et Jason me sauve. Son masque de hockey recouvre mon visage, les minces fentes faites à la vis ne me procurent qu'une œillade biaisée de ce monde qui titube. Ça me va. Au moins, je me concentre sur tout autre chose que cette meute qui rudoie le sol. Je préfère être le tueur du Vendredi que le zombie de la marche des morts.
J'y ai cru, avec toutes mes tripes j'étais convaincu que se baigner dans les intestins d'une communauté fanatique saurait relever mon goût de la foule. Que je comprendrais les masses et leur amour de la fiction. Que j'en tirerai quelques lyrics. Que ce serait une enzyme à mon inspiration, pour une exploitation des plus personnelles. Je ne pense pas m'être trompé, simplement l'avoir abordé avec beaucoup(trop) de mépris.
Les regroupements, ça craint.

J'inhale, du moins, j'essaye. Je n'aime pas me sentir aussi étouffé. Ces cadavres semblent si réelles, si réellement morts. Ça m'arrache un sourire. Des phrases volent sous mes yeux, on dépasse les plus grandes enseignes de New Haven. Je repense à ces paroles. « Tu devrais y aller, ça pourrait être une bonne expérience. » M'abreuver d'une eau qui n'a jamais caressé mes lèvres, quelle bonne expérience. Ce serait comme boire dans les fleuves de l'Inde. Enfin, j'aimerai...
Et je fais corps avec cette cohorte. Je me démarque aisément du reste, après tout, j'ai l'air d'être le seul qui ne fait pas semblant d'être mal en point. Je n'entends plus rien. Ni la musique avec laquelle j'avais couvert leurs vociférations bestiales, ni le cri qui a déchiré l'ambiance sanglante. Mes oreilles sifflent comme alarmées. Sixième sens, sixième merde. Un type me bouscule, je chancelais déjà bien avant. Les effets seconds de la pilule ? Fais chier.
I'm drowning dirty on my mess, like this bitch in a pool of wine. Non. Pas maintenant. C'est pas le moment... J'ai trop l'impression d'être prit au piège alors qu'on est dans aucun putain de film. Je ne veux pas me sentir aussi délicat. Qu'est-ce qu'il m'a prit passer sur ma langue cette foutue drogue ? Mon regard se plante comme un grappin sur le visage du corps palot.
Il a une sale gueule, pire que la mienne. Il s'engouffre dans une ruelle sans fond, comme si la ville prenait fin à l'orée de celle-ci. Elle mène sur une usine sale. Du moins, la crasse que l'on distingue sur ses murs à plusieurs mètres d'ici en donne un léger indice.
Mes écouteurs quittent mes tympans alors que je soulève le masque de Jason pour respirer, une gonzesse au visage griffé par la crainte me harponne. Dégage. Lâche moi, je suffoque, là. J'vais exploser. « Vous l'avez vu ! C'en est un vrai ! Vous l'avez vu ?! Appelez des secours ! »
Je la renverse d'un geste brusque de la main et fouine à tâtons pour un point d'appui alors que mon cœur cogne dans ma poitrine comme les kicks d'une mixtape couverts par un sample. De minuscules sursauts violents, un douleur légère et forte. Je serre ma poitrine alors que la plus réelle des fausses créatures ici s'échappe. Reprends-toi, ce sont justes quelques hallucinations d'un hérisson bleu, des symptômes liés à l'acouphène...
Tout est cool. Je gère... je gère... Je me relève en trombe, range mon téléphone dans la poche intérieur de ma veste et me dépoussière, puis jette un œil dans la ruelle. C'est sa silhouette qui continue de se mouvoir ? Et cette poignée de déviants, qui sont-ils ? Les moutons rebelles qui s'écartent du troupeau ? Deux brunes effarouchées, un grand teint au vert, une paire de lunettes.
Aucun souvenir de les avoir aperçus ou que ce soit.
Je reste silencieux, éponge mon front en les dévisageant. Je ne sais pas quoi dire, alors je ne dis rien. Ils sont là pour la même raison que moi, ce type.
Je le pointe du menton, le dénude du regard. Sa présence ici est loin d'être anodine.
isaac sort de nulle part et subit les symptômes des effets second de la pilule comme un fragile avant de tomber sur vous.
 
MISSION • ZOMBIE WALK [ILLIMITÉS]
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